musée de l'homme
musée de l'homme 2015

Après six années de travaux, le musée de l’Homme ouvre à nouveau ses portes au public à partir du samedi 17 octobre. Son président, Bruno David, aurait bien aimé qu’il s’appelle le musée de l’Humanité, mais tout le monde le connaissait sous le nom de musée de l’Homme alors son nom a été conservé.

Les commissaires de l’exposition ont voulu réaliser un parcours, une histoire qui emmène le public en voyage. Un voyage avec pour fil conducteur les trois grandes questions existentielles qui ont à cœur de prouver que l’homme est un être à la fois biologique et culturel : “Qui sommes-nous ?“, “D’où venons-nous ?” puis “Où allons-nous ?“, et qui fait faire un saut de plusieurs millions d’années avant notre ère jusqu’au car des années 1960 de Dakar récupéré au Sénégal.

Le musée est résolument moderne, délaissant la scénographie antérieure qui consistait à aligner l’ensemble de ses richesses composé de 700 000 objets de la préhistoire et de 30 000 ensembles d’anthropologie, pour faire place à des écrans interactifs et des ateliers pédagogiques.

Aujourd’hui, on a un nouveau musée dont l’ambition est de concilier les principes d’origine, qui étaient le musée-laboratoire, avec la science du XXIe siècle et la muséographie d’aujourd’hui. C’est l’option qui a été choisie aujourd’hui et qui s’exprime par le fait qu’il y a beaucoup de chercheurs dans ce bâtiment”, explique Bruno David. Et un balcon des sciences installé à la fin de la galerie de l’Homme “essaie d’amener la science qui se fait dans nos laboratoires au contact du public“.

L’homme est un être qui réfléchi, qui s’interroge sur lui-même et sur les Dieux ; cette pensée qui lui est propre est illustrée ici par des masques et des totems africains, un autel de la fête des morts mexicain plein de couleurs, un cerveau humain au milieu de ceux de plusieurs autres animaux.

L’homme est un être qui parle ; avec ses mots, il raconte voire invente des histoires ; les vitrines sont ici complétées par des écrans interactifs tactiles pour raconter les origines du langage, des langues.

Le musée à conçu un grand mur rouge, une des attractions de son parcours, où on peut tirer une trentaine de langues en résine pour écouter la musique d’autant de langues rares ou plus répandues, du tamoul et du cantonais au quechua, au breton et au yoruba.

L’homme a un passé, des ancêtres. Pour en témoigner, des crânes, des ossements de nos cousins les primates et des premiers hominidés qui ont vécu il y a quelque quatre millions d’années.

Un foyer préhistorique reconstitué côtoie un moulage du site archéologique de Terra Amata (près de Nice) où on a trouvé les premières traces de la maîtrise du feu, avec une évocation olfactive pour raviver la sensation ancestrale qui a marqué notre histoire à tous.

Dans un recoin sombre, “l’abri des ancêtres”, des restes d’homo sapiens et d’homo neanderthalensis sont exposés dans une vitrine, comme la tête originale de la “Dame de Cavillon” trouvée en 1872 et un moulage de son corps, et le fameux crâne du “vieillard” de Cro-Magnon, trouvé en 1868 en Dordogne et datant de 28.000 ans. L’homme influe sur son environnement. Le nouveau Musée de l’Homme a replacé l’homme dans la nature, à cette date charnière du Néolithique il y a 10 000ans, époque où ils ont, tout en commençant à se sédentariser, domestiqué les animaux et les végétaux, et développé de nouvelles techniques comme la métallurgie et la céramique.

L’homme tend vers la mondialisation. Cette mondialisation uniformise les sociétés, tout en réaffirmant les techniques et les traditions locales. Alors… Si vous vous demandez qui nous sommes, d’où nous venons et où nous allons, le Musée de l’Homme vous aidera à trouver les réponses à partir de samedi 17 octobre, et, se voulant être “un musée citoyen qui renoue avec ses origines”, les trois premières journées d’ouverture sont gratuites, ajoute le président du Musée.

Musée de l’Homme
17 place du Trocadéro, 75016 Paris

Tarifs : 10€ / 8€
Ouverture au public à partir du samedi 17 octobre 2015

http://www.museedelhomme.fr/fr