la Fondation Cartier au Printemps de Septembre

Cartier - Alessandro Mendini

Du 23 septembre au 23 octobre 2016, la Fondation Cartier présente une sélection d’œuvres de sa collection à Toulouse dans le cadre du Printemps de Septembre.

Depuis 1984, date de sa création, la collection de la Fondation Cartier s’est enrichie au fil des expositions, rassemblant aujourd’hui quelques 1400 œuvres et réunissant environ 300 artistes originaires du monde entier. Faite d’expériences vécues, nourrie du temps passé et des dialogues noués avec les artistes, cette collection présente des géographies hors des sentiers battus, des idées et échanges dans les domaines du savoir les plus divers et les plus actuels, des œuvres uniques nées de commandes. Ces œuvres, qui ont toutes fait l’objet d’exposition à la Fondation Cartier, sont les témoins des liens forts, uniques et durables que la Fondation entretient avec chaque artiste. La collection de la Fondation Cartier raconte une autre histoire de l’art contemporain qui fait de l’ouverture sur le monde dans tous ses aspects, de la dimension humaine et de la relation privilégiée avec les artistes, les éléments essentiels d’une programmation.

L’artiste américain Jorge Pardo, lors de l’édition 2014 du festival, avait donné une version spectaculaire et magistrale de la collection de chapiteaux romans du Musée des Augustins ; c’est dans le même esprit que Christian Bernard puise dans le fonds exceptionnel de la collection de la Fondation Cartier pour créer une rencontre singulière avec les œuvres du Musée.

À la manière des objets introduits entre les cordes des pianos préparés par John Cage, les œuvres invitées de la collection viendront glisser des points de dissonance et des effets d’écho et de réverbération au sein des collections du Musée des Augustins à Toulouse.

Commissaire Associée : Grazia Quaroni, Directrice de la collection de la Fondation Cartier pour l’art contemporain.

 

le Printemps de septembre

 

Le Printemps de septembre est un festival bisannuel gratuit dédié à la création contemporaine. Plus de vingt lieux partenaires accueillent ainsi ses expositions, ses concerts, ses projections, ses performances. Cette constellation de manifestations rassemble plus de cinquante artistes invités par le festival et une douzaine de commissaires associés, pour « affecter la ville » quatre semaines durant. Opéra en archipel, le prochain Printemps de septembre dissémine ses propositions visuelles et musicales selon différentes lignes de réflexion :

– sur le musée aujourd’hui, dans les musées des Augustins, des Abattoirs et Paul-Dupuy où des artistes (Aurélien Froment et Raphaël Zarka) ou des conservateurs (Charles Esche et Grazia Quaroni) mettent en abîme ou en crise l’institution, les collections et leur exposition : trois « jeux de musée » ;

– sur les lieux et leur interprétation par les œuvres conçues pour eux (Hans Op de Beeck au réfectoire du couvent des Jacobins, Claudia Comte à l’Espace EDF Bazacle, Eva Kot’átkovà à l’Hôtel-Dieu ou Dominik Lang au Château d’Eau): quatre saisissements singuliers ;

– sur la musique quand elle opère au cœur des œuvres de Stan Douglas, Ragnar Kjartansson, Vincent Meessen, David Shrigley, etc. : autant d’installations où se jouent les partitions de la bande originale du festival ;

– sur les formes faibles, légères, éphémères ou festives, dans les cours, les bars, les restaurants universitaires, sur la Garonne et partout en ville, des périphéries au centre historique : autant d’expériences de déplacement et de décentrement pour retrouver l’espace urbain, les flâneries nocturnes, les flux conviviaux qui font la marque du festival.

– sur la nouvelle géographie et la nouvelle histoire des mondes de l’art qu’explorent aussi bien le rituel civique imaginé par Claire Tancons que l’exposition conçue par Christine Eyene ou les artistes kirghizes présentés par Karine Tissot. En tout, sept expositions collectives, dix expositions personnelles, une vingtaine de concerts, performances, rencontres et autres propositions participatives conclues par un Grand Bal Dada dédié à Marc Dachy, pour explorer les interactions à l’œuvre dans la pluralité des mondes de l’art et de la culture, dans la multiplicité des mondes de pensée. Christian Bernard Directeur du le Printemps de septembre

Pour tout savoir sur le Printemps de septembre : http://www.printempsdeseptembre.com/

Photo : Alessandro Mendini, Il cavaliere di Dürer, 2011, collection Fondation Cartier pour l’art contemporain, Paris © THOMAS SALVA / LUMENTO

Jorge Pardo au Musée des Augustins

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  • Mine de rien il travaille un peu tous les jours. Mine de rien il ne dort pas mais il cause !

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