• Soutenez artsixMic
  • Cannes en Direct :

Une exposition intro-rétrospective au coeur de l’univers Moya

Moya : Le cas Moya

Patrick Moya vit dans l’oeuvre qui le fait vivre et fantasmer, le « Moya Land« , un univers peuplés de créatures virtuelles qu’il veut partager avec le plus grand nombre.

Peintre, vidéaste, céramiste, Moya est un performeur, un athlète qui créé dans le réel mais qui préfère vivre dans un monde virtuel qu’il développe un peu plus chaque jour. Moya est un artiste généreux, non seulement dans sa création, mais aussi dans le partage, car il aime se montrer, et en donne toujours un peu plus, ce qui fait de lui quelqu’un de très attachant. Son univers est tout en couleur, carnavalesque, à la fois conceptuel et anarchique, fantasmagorique et sans limite. Il navigue hors du temps, avec sa propre boussole, son propre tempo, au sein duquel tous les personnages qu’il a inventés et qu’il invente, souvent inspirés de lui-même, saluent leur auguste créateur dans chacune de ses oeuvres.

L’artiste, dit-il, pour exister, doit vivre dans son oeuvre. Peut-être n’est-il pas visionnaire, mais en tout cas il en appelle à la proposition et à la discussion.

Son Moya Land, créé en 2007, présente et représente son « Moi » et il invite le monde entier à venir le rejoindre, à le rencontrer et à faire connaissance. Dans sa maison atelier, remplie de multiples créations, il passe ses jours et ses nuits, plongé dans le monde virtuel de « Second Life » afin d’y agrandir ses champs d’actions, pour laisser courir son imagination et pour que son imaginaire ne connaisse pas de limite.

Moya est un cas, mais un beau cas, un cas de force majeure dans son inventivité, dans son exagération, dans son envie d’être de l’autre côté de l’écran. Dans l’absolu il ne vit que pour l’art et que pour être reconnu, il aime amoureusement se mettre en scène. Il est auteur, acteur et, créature et non créateur comme il se plaît à le répéter. Il est le maître de ses vies et il tient à le faire savoir, comme un qui m’aime me suive. Il vit dans notre monde, mais aussi dans son monde idéal, dans un voyage initiatique, qu’il n’a de cesse de vouloir partager avec le plus grand nombre. Le cas Moya est une grande exposition  » intro-rétrospective  » comme l’indique la présentation de l’exposition.

Installé dans l’ancien bagne de Nice devenu la Galerie Lympia, il vous faudra prendre un peu de temps et ouvrir grand vos yeux et votre curiosité, pour entrer dans son univers fantastique ; mais vous ne serez pas déçu du voyage, car celui-ci vaut franchement le détour.

Le site de Moya : http://www.moyapatrick.com/

Photo : Jean Marc Lebeaupin pour artsixMic

Le cas Moya : Interview

Le cas MOYA
Exposition jusqu’au 11 mars 2018

Galerie Lympia
52 boulevard Stalingrad
06300 Nice

https://galerielympia.departement06.fr/

Présence de l’artiste le jeudi toute la journée et tous les samedis et dimanches après-midi.

Moya à la galerie Lympia de Nice

Après une première biographie parue en 2006, la journaliste Florence Canarelli récidive avec cette nouvelle version « Du cas Moya » totalement remaniée, nouvelle maquette, nouvel éditeur, 352 pages couleurs, comprenant plus de 400 photos et 4 contributions extèrieures. Ayant suivi de près, dix ans durant, l’aventure artistique de Moya, elle a pu constater la quantité impressionnante de ses nouvelles activités tous azimuts. Et observer le fonctionnement « moyesque » : un perpétuel mixage et remixage, une perpétuelle déclinaison, reprise et revisite de son oeuvre.

Préfacer un livre qui parle de soi n’est pas simple et encore plus quand il parle de moi et que dire quand il parle de Moya. Ayant toujours rêvé d’être universel, par la pratique de multiples techniques et styles et par la multiplication de mes avatars, il me faut choisir lequel de mes doubles peut parler des autres. Ici, dans ce livre, on parle du Moya réel et même plus que réel puisque c’est celui qui travaille et qui crée. Ce n’est même pas celui qui fait figure d’artiste ou qui donne le spectacle du travail. C’est celui qui aurait dû rester en coulisse, pour laisser à tous les autres le soin de traverser les multiples médiums, aussi divers que la peinture ou le numérique, sans être relié aux ficelles du « métier », qui souvent encombrent l’artiste… –Extrait de la préface de Patrick Moya

  • Broché: 352 pages
  • Editeur : Baie des Anges
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2917790806
  • ISBN-13: 978-2917790809
  • Mine de rien il travaille un peu tous les jours. Mine de rien il ne dort pas mais il cause !

  • Voir les commentaires : (0)

Publicité

Vous pourriez aussi aimer ?

markus lupertz

Markus Lüpertz « Promenade, 1963 – 2014 »

En avant-première de la rétrospective qui lui sera consacrée au Musée d’Art moderne de ...

Matières Noires

« ANKOKU » Matières Noires à la galerie Da-End

Une
 exposition
 des
 œuvres
 de Toshimasa
 KIKUCHI,
 Sachiko
 KODAMA,
 Daïdo
 MORIYAMA,
 Satoki
NAGATA,
 Mihiko
OGAKI,
 Satoshi
SAÏKUSA,
Takeshi
SHIKAMA,
 ...

Persona, ae

Cécile Raynal « Travers/ée » rétrospective à Rouen

Ancrée dans l’atelier en Normandie, la sculpture de Cécile Raynal se déplace aussi sur ...