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Victor Hugo : La pente de la rêverie, un poème, une exposition

Victor Hugo

« Le soleil s’est couché ce soir dans les nuées ; Demain viendra l’orage, et le soir, et la nuit ; Puis l’aube, et ses clartés de vapeurs obstruées ; Puis les nuits, puis les jours, pas du temps qui s’enfuit ! » Victor Hugo, Les Feuilles d’Automne (Extrait)

C’est à un poème visionnaire de Victor Hugo, « La Pente de la rêverie », que sa maison parisienne de la place des Vosges rend hommage à travers une bien belle exposition dédiée tout autant au poète qu’à la poésie. Extrait des Feuilles d’automne et annonciateur des grands testes de l’exil de l’écrivain, (Contemplations, Légendes des Siècles, Dieu, La Fin de Satan…), ce poème est une incitation à la rêverie puisqu’il raconte comment, depuis sa fenêtre, en plein Paris, un rêveur laisse vagabonder son imagination vers de lointaines et reculées contrées jusqu’à être emporté jusqu’au plus « profond de l’abîme ».

A l’origine rédigés en vers qu’ils soient lyriques, dramatiques ou épiques, puis en prose à partir du XVIIème siècle, quelle place les poèmes occupent-ils de nos jours ? La poésie nous touche-t-elle toujours ? Continue-t-elle de nous parler ?

L’exposition, qui se tient jusqu’au printemps prochain dans la maison de Victor Hugo, tente de répondre à ces questions en mettant à la disposition du public l’intégralité du poème, sa contextualisation et un éclairage pas à pas, vers par vers du poème, ses références et son articulation dans le recueil des Feuilles d’automne paru en 1831, grâce à une application numérique en accès libre dans les salles.

Une série d’œuvres de Piranèse, John Martin, François de Nomé et de Victor Hugo lui-même donneront à voir des visions d’architectures différentes et fantastiques auxquelles Hugo a pu se référer pour construire celles du poème.

Neuf classes de seconde et de première de lycées et de lycées professionnels de l’académie de Créteil ayant travaillé et analysé le poème au cours de l’année 2015-2016, nous en offrent ici des visions très personnelles, allant de films, photographies, dessins librement inspirés par tel ou tel vers, réalisation d’un fauteuil, boléros, pour un lycée professionnel du textile, une installation visant à faire éprouver physiquement au spectateur la pente de la rêverie, l’écriture collective d’un poème et chanson, comme un prolongement ou une traduction de l’œuvre de Victor Hugo.

Quant aux artistes contemporains que sont la peintre Anne Slacik et le photographe Jean-Christophe Ballot, ils nous livrent une vision actuelle du poème, réalisant à partir de celui-ci, cinq peintures originales pour l’une et une installation de ses photographies pour l’autre.

Enfin grâce à la Maison des écrivains et de la littérature, dix poètes contemporains proposent également leur vision du poème à travers des textes écrits en résonnance ou en confrontation avec le poème de Victor Hugo, illustrant une dizaine de petits films. L’ensemble de ces réalisations sensibles, riches et inventives, est la preuve que le pouvoir et l’impact de la poésie de Victor Hugo ne subit nullement l’usure du temps, bien au contraire.

Commissaire : Vincent Gille, chargé d’études documentaires à la Maison Victor Hugo

Informations pratiques :

  • Mine de rien il travaille un peu tous les jours. Mine de rien il ne dort pas mais il cause !

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