une vision panoramique du travail d’Olivier Gagnère au musée Magnelli de Vallauris

CÉRAMIQUES PARIGI

Passionné d’arts décoratifs, Olivier Gagnère est l’un de nos designers les plus talentueux. Eclectique, il est tout à la fois  verrier, céramiste, ébéniste, architecte d’intérieur, décorateur et designer. La relative simplicité de ses réalisations s’agrémente  d’une légère touche de sophistication, faisant  d’elles des œuvres aussi chics qu’indémodables, alliant tradition et contemporanéité, conçues pour faire face au temps qui passe.

Elégantes et fantaisistes, prouvant de l’étroite complicité qui lie l’artisan d’art au designer, les créations d’Olivier Gagnère se déclinent en formes et en couleurs, conjuguant  céramique, cristal, métal, bois, fourrure,verre ou bien encore terres mêlées  pour atteindre une sublime sobriété.

« Dessin préparatoire, travail du moule, jeu des émaux, densité des matières, interprétation du potier ou du céramiste, travail du feu, intensité de la couleur, équilibre des formes : chaque étape, chaque élément est une stimulation réciproque », explique le desIgner.

Du 4 juillet au 16 novembre 2015, le Musée Magnelli, Musée de la Céramique de Vallauris, lui consacre sa grande exposition estivale, retraçant à travers 200 œuvres et objets, plus de trente ans de recherche et de création, exposition que le designer a conçue lui-même. Cela fait maintenant 30 ans qu’Olivier Gagnère crée pour les plus grandes maisons d’édition mariant tradition et art de vivre. Baccarat, Faïencerie Henriot-Quimper, porcelaines Bernardaud, Cristallerie Saint-Louis, Nontron, Laguiole, Guy Degrenne, Delepine, Veronese, Promemoria… autant de représentants de l’excellence française qui ont sollicité Olivier Gagnère, et qui lu ont valu le titre de « créateur de l’année 1998 » par le salon Maison & Objet.

Parallèlement, Olivier Gagnère, en tant qu’architecte d’intérieur, a signé des décorations dans le monde entier. En 1994, il se voit confier l’aménagement du café Marly au musée du Louvre à Paris, puis réaménage une partie du cabaret Le Lido, signe le décor du restaurant de Pierre Gagnaire à Séoul comme de l’hôtel Marignan Champs-Elysées à Paris

Ses créations figurent aujourd’hui dans d’importantes collections nationales et internationales et ont fait l’objet de présentations dans les plus grands musées du monde entier : à Paris (Musée des Arts Décoratifs, Centre Pompidou, Fond National d’Art Contemporain), à New-York (MOMA, Museum of Arts and Design), Vallauris ou Riom, à Bordeaux (Musée des Arts Décoratifs), Venise (Biennale 2003), Izmir, Tokyo, au Musée d’Art Moderne de San Francisco, à l’Indianapolis Design Museum, jusqu’aux musées d’art moderne de Pékin et de Shanghai. De Murano à Arita, en passant par Quimper et Limoges, Olivier Gagnère a toujours puisé son inspiration dans les savoir-faire et secrets des maîtres-artisans.

Outre l’exposition de Vallauris, son année 2015 est marquée par sa nouvelle collaboration avec la Faïencerie de Gien, le designer revisitant les motifs iconiques de la marque ; il vient également de concevoir pour la ferronnerie éditrice d’art Pouenat un ensemble de tables basses, consoles et guéridons qui, présenté au salon du mobilier de Milan au printemps 2015, sera dévoilé à Paris à l’automne au Salon Maison et Objet. Enfin, à l’occasion de cette rétrospective, Olivier Gagnère signe un foulard, édité par la Galerie Maeght et produit dans le plus grand respect de la tradition lyonnaise dans les ateliers de Brochier Soieries anisi qu’un nouvel objet en céramique.

Photo : CÉRAMIQUES PARIGI, 2014 ®- GALERIE MAEGHT

« Le propos de notre rétrospective est d’offrir une vision panoramique du travail d’Olivier Gagnère. Il est l’un des créateurs français les plus talentueux, reconnu en France comme à l’international. Avec cette exposition, nous faisons cet été du Musée Magnelli, Musée de la Céramique de Vallauris, l’une des vitrines majeures de la création design contemporaine », explique Sandra Benadretti-Pellard, commissaire et conservateur du Musée.

L’exposition de Vallauris sera l’occasion de célébrer les liens étroits qui lient Olivier Gagnère et la ville, les premières pièces en céramique du designer ayant été réalisées dans l’atelier de Robert Picault en 1997 jusqu’au tout dernier modèle spécialement édité pour l’été 2015, avec la complicité du céramiste Claude Aïello.

Une bien belle exposition qui est une occasion unique de retrouver Vallauris, ville dont les premières empreintes de la céramique remontent à l’Antiquité et qui en fera son activité principale au XVIIe avec l’arrivée des familles italiennes. Parallèlement à la production traditionnelle et alimentaire, la céramique d’art apparaît à la fin du XIXe et l’arrivée de Picasso en 1948 contribuera largement au renouveau de cette activité, le peintre y favorisant l’installation de nombreux artistes venus eux aussi s’initier aux « arts du feu ». La céramique de Vallauris connaît son « âge d’or » dans les années 50, période durant laquelle on assiste à l’avènement de grands noms tels que Roger Collet, Gilbert Portanier, Roger Capron, Jean Derval… Aujourd’hui, la tradition artistique se perpétue avec talent et Vallauris continue à faire naître de nouveaux artistes. Le château de Vallauris, ancien prieuré des moines de Lérins, abrite aujourd’hui le Musée Magnelli, Musée de la Céramique, où de nombreuses pièces sont les témoins de l’histoire de la céramique vallaurienne d’hier et d’aujourd’hui.

Olivier Gagnère

Olivier Gagnère
© Despatin & Gobeli

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  • Mine de rien il travaille un peu tous les jours. Mine de rien il ne dort pas mais il cause !

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