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Un bâtiment combien de vies ? Et si l’on arrêtait de démolir systématiquement pour construire ?

CaixaForum

Et si l’on arrêtait de démolir systématiquement pour construire ? Passé la Reconstruction de l’après-guerre guidée par l’urgence, puis la « rénovation-bulldozer » des années 1960-1970 animée par l’idéologie de la table rase, l’heure est à la transformation des bâtiments existants et des territoires urbanisés.

Confrontée à la terrible réalité de l’étalement urbain, grand consommateur d’espaces naturels, la ville du XXIe siècle est à la recherche de nouveaux modèles plus compacts. Dès lors, tout est affaire de reconquête, de réappropriation, de réutilisation, de recyclage. Ce renouvellement urbain nous plonge dans l’ère de la superposition, du palimpseste, il ouvre le champ de la réinterprétation, voire celui de la « réinvention » chère à Viollet-le-Duc.

La mutabilité apparaît comme un sujet majeur de la modernité d’aujourd’hui : Ricardo Bofill avec la Fàbrica à Barcelone, Lina Bo Bardi avec le Sesc Pompeia à São Paulo, Renzo Piano avec le Lingotto à Turin, Herzog & de Meuron avec la Tate modern à Londres en ont successivement apporté la démonstration.

À l’heure de l’obsolescence programmée, la question de la reprogrammation se pose avec d’autant plus de force. De la gare à la prison, de l’église au marché couvert, du château d’eau à la tour de bureaux, du garage au tunnel, du viaduc à la cale sèche… L’architecture comme les infrastructures sont concernées par cette mutation profonde. L’exposition, conçue elle-même dans une optique de régénération, présente, au fil de trois phases successives, 72 projets choisis en Europe.

Photo : CaixaForum, Madrid, Herzog & de Meuron architectes, 2001-2008 © Francis Rambert

TROIS TABLES RONDES, TROIS APPROCHES

1/ Approche théorique, « Transformation versus conservation », 4 février 2015

À l’inverse d’une rénovation à l’identique, la transformation ouvre le champ de la réinterprétation de l’oeuvre existante : requestionner le lieu, reformuler le projet initial comme le programme, c’est tout l’enjeu d’une démarche créative de réutilisation.

2/ Approche technique, « Transformer c’est expérimenter », 16 mars 2015

Au-delà d’une incontournable mise aux normes, stimuler l’usage et l’appropriation : expérimentation technique, spatiale, programmatique, sociale.

3/ Approche économique, « Transformation versus démolition », 2 juin 2015

Équation économique et réflexion sur le programme pour une gestion globale des projets : les atouts de la reconversion.

Trois phases

La médiathèque André-Malraux à Strasbourg,

La médiathèque André-Malraux à Strasbourg,
La médiathèque André-Malraux à Strasbourg, 2003-2008, Jean-Marc Ibos Myrto Vitart architectes © Christine Carboni

Informations pratiques

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