« Tout est parti d’une colonne » carte blanche à l’artiste Lyes Hammadouche

Lyes Hammadouche

Ouvert depuis 2008 au public, le Collège des Bernardins propose une programmation culturelle riche par son originalité et son éclectisme. « Questions d’artistes » initiée par Jean de Loisy, sous la direction d’Hervé de Vaublanc, permet aux jeunes artistes de s’exprimer ; qu’il s’agisse de musiques, d’art plastiques ou d’arts vivants, le Collège des Bernardins favorise les créations et les productions in situ.

« L’humain au défi du numérique », prochaine Chaire des Bernardins pour l’année 2015, est la continuité des thématiques engagées dès l’année dernière entre l’art et la recherche. Gaël Charbau, commissaire pour la saison 2015, met au service des artistes tous les moyens de leurs ambitions. C’est l’ancienne sacristie du Collège qui servira de lieu de création, et c’est le jeune artiste plasticien Lyes Hammadouche qui en investira l’espace afin d’y produire une exposition inédite pensée comme une véritable résidence.

En étroite collaboration avec Gaël Charbau, Lyes Hammadouche a souhaité inscrire sa démarche dans l’espace et dans l’histoire des lieux, en proposant pour l’ancienne sacristie une installation spéculative et poétique. Cette oeuvre est imaginée en « suspension » entre les représentations mentales de la recherche scientifique et la perception physique de notre environnement. Il a ainsi commencé par cartographier et fractionner à l’aide de différents outils numériques l’espace de la sacristie, pour la transporter dans son propre imaginaire. Cela a aboutit au déroulement d’une histoire qui prend vie jour après jour, un paysage qui se forme donnant naissance à des croquis, des recherches mécaniques et métaphysiques qui parlent du temps, du phénomène de l’hypnose ou même de l’exploration spatiale.

Le public pourra ainsi à travers cette installation, partager avec l’artiste cette expérience de pensée esthétique.

Algérien d’origine Lyes Hammadouche vit en France depuis 1993. Il vit et travaille à Paris. Après deux années d’études aux Beaux-arts de Poitiers, il est diplômé de l’école des arts décoratifs puis poursuit ses études dans le doctorat SACRe – PSL entre l’école normale supérieure d’Ulm et les arts décoratifs de Paris. Il rédige sa thèse sous la tutelle de Samuel Bianchini, artiste et enseignant-chercheur à l’Ensad et Jerôme Sackur, chercheur en sciences cognitives à l’ENS. A travers ses sculptures, installations, photographies, films et performance, il tente d’analyser la perception du temps dans sa durée, visant à étirer la conscience ponctuelle et fuyante du temps. Sa recherche artistique porte sur la matérialisation plastique du temps en conjuguant matériaux traditionnels tel le bois, la terre, le sable et l’eau, et les outils numériques contemporains. Les éléments sont vivants, rythment ses œuvres dont les spectateurs sont les témoins indispensables.

Le travail de Lyes Hammadouche a fait l’objet de plusieurs expositions personnelles ou collectives à l’étranger au Zenter Fur Kunst und Media de Karlsrühe en 2011 et en France à la YIA de 2013 ainsi qu’à la foire Variation 2014.

Photo : Clément le Penven

Clément le Penven

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  • Mine de rien il travaille un peu tous les jours. Mine de rien il ne dort pas mais il cause !

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