Tarik Kiswanson, Ongoing Reflection

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Tarik Kiswanson « Ongoing Reflection You, Me, So Many »
au Collège des Bernardins à Paris
du 14 octobre au 18 décembre.

Sous l’œil averti de Gaël Charbau, le commissaire de l’exposition, l’artiste d’origine palestinienne, Tarik Kiswanson, s’installe dans l’ancienne sacristie du Collège des Bernardins en cette fin d’année 2016. Diplômé de la Saint-Martin School de Londres et des Beaux-arts de Paris en 2014, ses créations seront l’un des points de mire parmi les figures émergentes du parcours de la FIAC.

Il y installe en effet d’imposantes structures métalliques qui s’étirent et envahissent l’espace avec lequel elles entrent en symbiose, engageant un dialogue tout autant visuel que conceptuel. A l’écho qu’elles instaurent dans la sacristie, les créations en métal poli de Tarik Kiswanson prennent véritablement vie avec les spectateurs qui, en évoluant au milieu d’elles, provoquent de multiples jeux de reflets, les rendant ainsi actives.

La question de la hauteur de plafond de la sacristie ainsi que ses possibilités acoustiques ont permis à l’artiste de pouvoir révéler à travers ses œuvres un sentiment d’étonnement physique de prolongation corporelle.

La recherche artistique de Tarik Kiswanson s’articule autour du corps, de la matière et de la perception. Grâce au laiton ou à l’acier qu’il polit à l’extrême jusqu’à le faire devenir miroir, ses créations entrent en relation, en interaction avec le public. La sacristie du Collège des Bernardins a représenté pour lui un moment fort de création car, comme il l’explique lui-même :

« Ce qui m’a le plus marqué dans ce lieu, c’est le fait que le plafond semble faire « plier » l’architecture. L’absence de lignes droites ou de coins nets ordonne tout en arcs et en courbes. Je travaille depuis un moment sur des sculptures pour ce type d’architecture, je les appelle « vestibules ». Il s’agit de mobiles en métal qui, sous l’influence de la gravité et grâce à l’élasticité du métal, retombent en des formes spécifiques quand ils sont suspendus. »

Les créations sculpturales de Tarik Kiswanson vous attendent en la sacristie du Collège des Bernardins, pour vous surprendre, échanger des idées, circuler au milieu d’elles et profiter des jeux de reflet qui vous feront apparaître sur les murs de pierres de la sacristie, oblitérés, disjoints ou démultipliés par la centaine de réflexions qu’elles susciteront.

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