SMITH photographe et Antonin Tri Hoang, musicien, lauréats du Prix Swiss Life à 4 mains

Swiss - Prix Swiss Life à 4mains

« Saturnium » par SMITH (Dorothée Smith), photographe, et Antonin Tri Hoang, musicien, lauréats de la deuxième édition du Prix Swiss Life à 4 mains

Pour cette édition, la Fondation Swiss Life s’est associée à deux partenaires de renom, le Palais de Tokyo à Paris et Le Fresnoy, Studio national des arts contemporains, à Tourcoing. Le thème, « Le rêve des formes« , est celui de l’exposition éponyme qui sera présentée à l’été 2017 au Palais de Tokyo pour célébrer les 20 ans du Fresnoy. La création des lauréats y sera installée pendant toute la durée de l’exposition.

SMITH (Dorothée Smith), photographe et Antonin Tri Hoang, musicien, lauréats de la deuxième édition du Prix Swiss Life à 4 mains

Fascinés par les travaux de Marie Curie, le duo a choisir de faire de la radioactivité sa machine à rêves de formes. Ils composent alors un conte qui repose sur la découverte imaginaire par Marie Curie d’un nouvel élément chimique radioactif qu’ils baptisent « Saturnium », en référence au dieu du temps, et de la figure mélancolique. Une substance capable de modifier l’espace-temps, et que la célèbre scientifique aurait choisi de ne jamais révéler… La proposition artistique du duo imagine la rencontre entre notre monde, et celui du Saturnium. La somme de la poésie, de la puissance, de la révolution, de la menace, de la force que contient ce phénomène au cours duquel des noyaux atomiques instables se désintègrent spontanément, émettant un rayonnement capable de transmuter la matière, s’est imposée aux lauréats comme le point d’approche idéal de la thématique proposée pour ce concours. Leur conte permettra de penser, de travailler, d’explorer, en images et en musiques, la possibilité de la catastrophe, l’apocalypse nucléaire, le changement d’époque, l’avènement d’une fin de l’histoire comme structurant le sens, la pensée poétique, onirique, de la forme des prémices d’un nouveau monde auquel il est permis de rêver. « Nous souhaitons créer une oeuvre capable de traverser, de transformer le spectateur à travers des mutations rêvées de la matière, du temps, de l’espace, des images et des sons. En interrogeant tacitement l’héritage de catastrophes telles que Tchernobyl ou Fukushima dans la philosophie et la création contemporaine, notre anthropocène et notre rapport à notre présent, notre passé et notre futur, nous espérons, à travers ce Saturnium fait de rêves de nouvelles formes, faire naître chez nos spectateurs un étonnement, sinon un émerveillement, un éveil, afin que ce projet fasse oeuvre et sens face à ce qui nous dépasse », commentent les lauréats. Ainsi, un nouveau monde possible est en train de naître sous nos pieds, et le projet proposera au spectateur d’entrer en contact avec lui.

Le principe du Prix Swiss Life à 4 mains
Le Prix Swiss Life à 4 mains est une initiative artistique développée par la Fondation Swiss Life depuis 2014. Destiné à révéler des artistes encore peu connus, le Prix invite, tous les deux ans, un compositeur et un photographe à imaginer une création croisée pour un projet original commun. Anne-Marie Lasry-Weiller, directrice de la Fondation Swiss Life, explique : « Depuis sa création il y a sept ans, la Fondation Swiss Life soutient activement la création artistique en encourageant de jeunes artistes, et favorise la rencontre entre des univers. Pour le Prix Swiss Life à 4 mains, nous avons voulu créer un dialogue inédit entre musique et photographie, deux engagements de la Fondation Swiss Life. »

La première édition, révélée en 2015, a permis au duo constitué du photographe Julien Taylor et du compositeur Arthur Lavandier de créer Bobba, un opéra de chambre inspiré de l’exposition Chagall et la musique, présentée à la Cité de la musique et au musée La Piscine.

SMITH (Dorothée Smith)
Née en 1985 à Paris, son parcours la conduit d’un master de philosophie à la Sorbonne, à l’École nationale supérieure de la photographie d’Arles, à la TAIK d’Helsinki, puis au Fresnoy – Studio national des arts contemporains. Son travail transdisciplinaire, plastique et théorique, s’appréhende comme une observation des constructions, déconstructions, délocalisations et mues de l’identité. La photographie y côtoie le cinéma, la vidéo, l’art hybride et l’utilisation des nouvelles technologies, donnant lieu à des collaborations avec des scientifiques et philosophes. Ses travaux furent présentés sous la forme d’expositions personnelles aux Rencontres internationales de la photographie d’Arles, à la Galerie les Filles du Calvaire à Paris, au musée de la Photographie d’Helsinki, mais aussi dans de nombreux pays d’Europe (Suède, Luxembourg, Allemagne, Espagne, Italie…) et d’Asie (Chine, Cambodge, Corée du Sud). Sa première monographie, Löyly, est parue aux éditions Filigranes. Son dernier film, un moyen-métrage intitulé Spectrographies, fut diffusé dans de nombreux festivals en Europe, ainsi qu’au Centre Pompidou et à la Gaîté lyrique à Paris ; le prochain, TRAUM, sortira à l’automne 2016. Elle poursuit actuellement ses recherches dans le cadre d’une thèse de doctorat à l’UQAM et au Fresnoy. http://smith.pictures

Antonin Tri Hoang
Né en 1989 à Paris, Antonin Tri Hoang commence la clarinette classique à 9 ans, et se dirige très vite vers le jazz en découvrant le swing des années trente. Dès ses débuts, il se produit très souvent sur scène dans des contextes variés au saxophone, à la clarinette ou au piano, mais aussi au théâtre dans la pièce Une bête sur la lune de Richard Kalinoski en 2001. Il étudie au Conservatoire de Paris de 2005 à 2010. En 2007, il écrit une pièce hommage pour et avec Michel Legrand au piano, à l’IAJE de New York. En 2009, Il arrange et compose pour le film de l’artiste Pierre Huyghe, The Host and The Cloud. De 2009 à 2013, il fait partie de l’Orchestre national de Jazz (ONJ), dirigé par Daniel Yvinec (quatre albums) et a publié, en juin 2011, son premier album, en duo avec Benoît Delbecq (Aéroplanes, Bee Jazz). Il nourrit des collaborations multiples avec, entre autres, Eve Risser (duo Désordre, White Desert Orchestra), Julien Pontvianne (le quatuor de clarinettes Watt et le Aum Grand Ensemble), ou encore Jozef Dumoulin (création à venir en 2016). Depuis 2011, il écrit très activement pour le quartet polymorphe Novembre qui a fait naître à ce jour l’album Calques en 2014, la commande de France Musique 5 synchronies en 2015, et le spectacle Apparitions en avril 2016.

Photo : © SMITH – Spectrographies, 2015, Courtesy Galerie les Filles du Calvaire.

Informations pratiques

2ème édition du Prix Swiss Life à 4 mains.

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  • Mine de rien il travaille un peu tous les jours. Mine de rien il ne dort pas mais il cause !

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