Shoboshobo, artiste protéiforme à la croisée des arts graphiques, de la performance, de la musique

Shoboshobo

Shoboshobo est unique car sa recherche artistique l’a mené aux confluents des arts graphiques, de la performance et de la musique. Le public, avec cette nouvelle exposition, pourra assister en direct à la création d’une fresque murale pendant la première semaine et participer à une séance de paint ball lors du vernissage.

Shoboshobo est une onomatopée japonaise désignant le bruit d’un ballon qui se dégonfle pour qualifier « un truc naze ». Shoboshobo est sorti de l’imagination de Mehdi Hercberg en 2001, à la même époque que les soirées du même nom qu’il organisait à Paris et où il accueillit durant huit ans les stars de l’electronica nipponne et du weirdo-noise bricolo, des comparses belges d’Ultra Eczema aux américains de Fort Thunder en passant par Lucky Dragons. Shoboshobo, c’est un univers graphique peuplé de monstres informes qui relève à la fois de l’attraction de foire et du performance art, des films d’ horreur et de l’expérimentation low-tech.

C’est aussi une communauté d’artistes underground des quatre coins du globe, tous adeptes du DIY et de l’auto-édition: Fréderic Fleury, e*Rock, Dennis Tyfus, Jacob Ciocci, Misaki Kawai, Mat Brinkman, Andy Bolus, Hendrik Hegray ou Jonas Delaborde.

Mehdi, lui, est imprégné de culture pop japonaise et voue une tendresse toute particulière aux personnages atteints de gigantisme et c’est ainsi qu’il expose au festival Pictoplasma en 2011 des géants sans vie à l’expression désabusée. Il y a aussi tous ces monstres qu’il dessine et qui sortent de son inconscient, incarnant les réminiscences de son adolescence et lui servant de rempart contre l’agressivité du monde.

Mehdi transcende le dessin, cherchant à le renouveler, à lui donner un nouveau souffle, en associant deux graphismes diamétralement opposés : ainsi, des lignes claires et nettes côtoient des amas de traits gribouillés d’où vont jaillir des formes dynamiques.

Feutres, gouache, Rotring, Bic, tablette graphique, polycopié, collage, pochoir, wallpainting… Tous les moyens sont bons, de préférence les moins sophistiqués ; mais c’est en découvrant la propriété plastique de l’aérographe, technique utilisée pour la majeure partie des oeuvres présentées dans l’exposition, que Mehdi atteint son paroxysme.

Organes sans corps ou totems animistes, ces deux nouvelles séries marquent un tournant dans son travail. Ses dessins en noir et blanc se métamorphosent en photographies floutées, et la profondeur de champ est assurée par l’effet de pochoir. Mais malgré la violence et le marasme dans lequel patauge notre monde, les œuvres de Mehdi reflètent amour et générosité, faisant briller une lueur d’espoir.

Informations pratiques

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  • Mine de rien il travaille un peu tous les jours. Mine de rien il ne dort pas mais il cause !

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