Sfar – Dalí dans une seconde avant l’éveil

Joann Sfar

l’Espace Dalí  donne carte blanche à Joann Sfar pour qu’il imagine le scénario d’une rencontre artistique avec Salvador Dalí

Auteur de bande dessinée, écrivain et réalisateur français, cela fait plus de vingt ans que Joann Sfar a publié ses premières planches. Il fait partie de cette nouvelle vague d’auteurs de bande dessinée française des années 2000 qui revendique une formelle liberté d’expression, cherchant à tout prix à s’éloigner des formats classiques franco-belges. Plusieurs prix au Festival d’Angoulême assoient sa notoriété et lui confèrent un succès grandissant à la fois populaire et critique. Érudit, avide de culture et d’idées, Joann Sfar suit le libre cours de son inspiration, n’hésitant pas à donner son avis sur de nombreux sujets : la virilité et la féminité, Dieu, l’art, la politique, l’histoire, la philosophie, la littérature, le cinéma, les cultures des pays qu’il visite ou dont il fréquente les ressortissants, la musique, etc.

Son œuvre est abondante et ses activités diverses et multiples. En parallèle de son activité d’auteur, il publie des billets dessinés dans la presse généraliste tel Mon cahier d’éveil dans Charlie Hebdo, illustre des classiques de la philosophie parmi lesquels Candide de Voltaire, et se lance dans l’écriture de romans avec L’homme arbre. Il passe au cinéma en 2010, avec le film Gainsbourg, vie héroïque qui obtient le César du meilleur premier film et sort l’année suivante une adaptation en dessin animé du Chat du Rabbin, couronné du César du meilleur film d’animation.

Dans un autre registre, Joann Sfar est à l’affiche à partir de septembre prochain et pour six mois à l’Espace Dali afin d’imaginer le scénario d’une rencontre artistique avec Salvador Dali, « l’explorateur aussi hardi que lucide de l’irrationnel » comme aimait à le surnommer Brassaï.

En 1939, Dalí publie une « Déclaration d’indépendance de l’imagination des droits de l’homme à sa propre folie », en réponse aux censeurs. Il emploie dès lors cette liberté d’expression en favorisant les associations d’idées et d’images spontanées qui donnent à ses oeuvres une incomparable puissance imaginative.

Joann Sfar nous propose un chemin dessiné dans ce qu’il s’imagine être le cerveau de Dalí. Il encourage la perdition et l’égarement parmi les figures monstrueuses afin de rendre l’exposition aussi saisissante et excitante qu’un conte de fées.

L’exposition est une invitation au « voyage immobile » d’un peintre et de ses modèles évoluant entre rêve et réalité, au fil de l’écriture en dessin de Joann Sfar. Dans un décor enchanté par les sculptures et objets surréalistes de Dalí et les créations Haute Couture de Schiaparelli qui ont inspiré l’artiste, plus de 200 dessins originaux, croquis, esquisses sont à découvrir.

Parallèlement à l’exposition, Joann Sfar publie aux éditions Rue de Sèvres un récit en bande dessinée en hommage à Dalí, Fin de la parenthèse, dont les dessins originaux sont présentés dans l’exposition. En vente en avant-première à l’Espace Dalí dès le 9 septembre.

Attention, certains textes ou dessins peuvent heurter la sensibilité du jeune public

l’Espace Dalí

Au cœur de Montmartre, célèbre village d’artistes, l’Espace Dalí expose la plus grande collection d’œuvres de Salvador Dalí en France. Faire découvrir l’infinie variété des inspirations, techniques, matériaux, qui composent la collection permanente de l’Espace Dalí : telle est l’ambition de la nouvelle scénographie conçue par l’agence Didier Saco Design. Autour de 4 grandes thématiques – la quête d’immortalité, l’explorateur de l’irrationnel, les métamorphoses érotiques, sciences (non) naturelles – sculptures, œuvres graphiques, mobilier, objets surréalistes sont proposés à l’imagination des visiteurs. De grands voiles colorés marquent ces étapes de la déambulation, dans un espace aux murs noirs comme la suite de Dalí au Meurice. Des séries graphiques rarement exposées  comme Les métamorphoses érotiques, Le Toréador HallucinogèneLe Yin et le Yang,  ainsi que de nouvelles sculptures, viennent compléter le parcours. Un espace spécifique est réservé à la technique de la « cire perdue », utilisée pour la création des sculptures en bronze de la collection, montrant chaque étape de cette technique ancestrale mais toujours utilisée au 21e siècle. Sculpture, dessin, aquarelle, gravure, lithographie, l’Espace Dalí nous invite à explorer les grands thèmes de son oeuvre : le rêve, la mythologie, la sensualité…

Informations pratiques

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  • Mine de rien il travaille un peu tous les jours. Mine de rien il ne dort pas mais il cause !

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