Sacha Walckhoff « Minotaures » à la Galerie Gosserez

Sacha Walckhoff
Sacha Walckhoff – Photo by Jean Marc Lebeaupin

Est ce que ce que toutes les premières fois sont bonnes ? Moi je pense que Oui, toutes les premières fois sont bonnes, car elles sont premières et donc Bonnes. J’ai toujours aimé les premières fois, même si parfois elles peuvent faire un peu peur, de part leur nouveauté. Quoi qu’il en soit, si il n’y a pas de première fois, il n’y a pas de deuxième, ni de troisième fois ! Les premières fois sont là, pour apprendre, pour comprendre, pour surprendre, pour aller de l’avant, pour grandir, pour nourrir sa curiosité. Si je vous parle de première fois c’est que dans la vie, il y a plus ou moins, de première fois. Pour un créateur, un créatif, une première fois est souvent l’aboutissement d’autres premières fois, qui ont fait que ce créateur, ce créatif ait osé se projeter dans un autre univers, une autre aventure. Et c’est le cas aujourd’hui, pour Sacha Walckhoff, créateur de mode depuis déjà de nombreuses années et qui est aujourd’hui Directeur de la Création chez Christian Lacroix. S’il perpétue l’âme et le style de ce symbole du luxe français en  dessinant les collections de prêt-à-porter masculin, les lignes de lunettes solaires et optiques, les foulards, la maroquinerie ainsi que les lignes de décoration d’art de la table, Sacha Walckoff a décidé l’année dernière, de franchir son Rubicon en s’attaquant  à la mythologie du Minotaure au travers de la porcelaine.

C’est après une visite à l’usine de Ilhavo et sa rencontre avec le  » Touro Domecq « , une des pièces emblématiques de la manufacture de porcelaine lusitanienne Vista Alegre, que l’envie puis l’idée lui sont venues de conquérir et de sublimer la porcelaine. Et comme dans toutes premières fois, il y a souvent le pari et le risque du pari. « Je voulais cet effet un peu surréaliste, entre réel et imaginaire, clin d’oeil d’aujourd’hui à Cocteau, Magritte et Picasso, mais surtout au magazine  » Minotaure  » publié avant-guerre par André Breton. J’ai toujours été fasciné par la symbolique de cette créature de légende, féroce et poétique, à mi-chemin de l’animalité et de la conscience. C’est de cette dualité qu’est née cette collection  » Minotaures  » « , indique Sacha Walckhoff.

Et bien première réussie pour Sacha Walckhoff, les 12 pièces de la collection sont à la fois racées, fortes et inventives. La dualité est là, bien présente, entre le Taureau qui surgit et la porcelaine qui resplendit, deux pour ne faire qu’un, deux pour atteindre un seul but : faire rêver ! 12 magnifiques pièces à la fois belles et fragiles, je dirais presque grandioses tant leur pouvoir de séduction agit sur vous en un instant. Première et aussi pari réussis pour Marie Bérangère Gosserez, la directrice de la galerie Gosserez, qui a joué le jeu de la porcelaine et de la collaboration avec Sacha Walckhoff et qui d’ordinaire intervient dans le domaine du mobilier design contemporain. Une collection à voir absolument jusqu’au 22 février ! Chaque pièce de la collection  est unique pour un prix allant de 3000 à 5000 €.

Sacha Walckhoff Interview, Rencontre !

Sacha Walckhoff
Sacha Walckhoff « Minotaures »

Galerie Gosserez

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