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Valérie Mréjen

Valérie Mréjen « R comme roots, Roots comme racines, racines imaginaires »

Le langage est au cœur de la recherche artistique de Valérie Mréjen, un langage qu’elle explore en long et en large, multipliant ainsi les moyens d’expression afin de le cerner sous toutes ses formes.Toute à la fois plasticienne, réalisatrice et écrivain, elle nous livre des vidéos où elle conjugue ses souvenirs et ceux des autres avec les détails cruels, drôles et anecdotiques de la vie qu’elle met en scène au gré de son inspiration, faisant de situations banales des images existentielles au sein desquelles les paroles échangées rapprochent des personnages, héros d’une œuvre, qui évoluent dans des situations vides et neutres de notre quotidien dont, au-delà d’une violence perceptible, l’artiste nous donne une version douce, touchante et poétique.Pour sa première exposition personnelle à la galerie Anne-Sarah Bénichou, Valérie Mréjen poursuit son exploration du thème de la famille. Roots comme racines, racines imaginaires, celles d’une famille fictive internationale où les arbres généalogiques reprennent les noms de marques connues du grand public, parmi lesquelles Bonne Maman, Uncle Bens… dont l’artiste use et abuse en jouant et mystifiant l’image et le mot à l’aide de faux-semblants et de clichés.

Valérie Mréjen poursuit ainsi son cheminement artistique à travers une série d’œuvres nouvelles qui révèlent entre autres une série de dessins qui associent des noms de produits pour former des lignées étrangement familières et que l’artiste aspirait à réaliser après s’être consacrée à d’autres médiums et moyens d’expression depuis plusieurs années. Roots évoque ainsi à la fois l’absence de confort, des conditions spartiates ou une installation. Mais si Roots n’exclut pas les défauts et les manques que l’on semble se transmettre de génération en génération, le terme anglo-saxon l’enveloppe d’une douceur quasi romantique qui confère à nos origines un aspect agréable nous faisant aspirer à une certaine fierté.

Parisienne depuis toujours, Valérie Mréjen a été pensionnaire à la Villa Medicis à Rome en 2002-2003 et à la villa Kujoyama à Kyoto en 2010-2011. Ses expositions sont aussi multiples que variées : Notre Histoire en 2006 au Palais de Tokyo, l’année suivante, Illuminations à la Tate Modern de Londres et Air de Paris au Musée National d’art moderne Centre Pompidou, en 2008 La Place de la Concorde au Jeu de Paume, Portraits de famille au Centre Pompidou en 2012, et la Triennale de artes, Sorocaba, à Sao Paulo, en 2014. Dans le cadre de l’exposition, Valérie Mréjen a invité Clara Schulmann, professeure d’histoire et de théorie de l’art à l’école supérieure d’art de Bordeaux et docteure en études cinématographiques, à écrire un texte abordant le thème de la famille, qui sera édité et distribué à la galerie durant l’exposition.

« Mon père prend toujours exemple sur les publicités pour nous proposer une image de la famille heureuse où les gens communiquent, rient et plaisantent en rentrant à la maison. Il voudrait qu’on lui demande ce qu’il a fait aujourd’hui, qu’on prépare un petit dîner, une jolie table et que chacun se serve en riant. » Valérie Mréjen, Mon grand-père, 1999, ed. Allia

Photo : Valérie Mréjen La Baule, ciel d’orage, 2016 Vidéo 2’50 » Edition de 3 ex + 2 AP N° Inv. VM2016009

Valérie Mréjen Voilà c'est tout, 2008 Vidéo 6' Edition de 3 ex + 2 AP N° Inv. VM200801

Informations pratiques

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  • Mine de rien il travaille un peu tous les jours. Mine de rien il ne dort pas mais il cause !

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