Rodin : l’exposition du centenaire, aux Galeries nationales du Grand Palais

Rodin dans atelier

« Le 17 novembre 1917 disparaissait Rodin, l’artiste le plus célèbre de France et même d’Europe. En 2017, le centenaire de sa disparition nous donne l’occasion de célébrer la notoriété toujours croissante de l’artiste. » Audrey Azoulay Ministre de la Culture et de la Communication

Le musée Rodin et la Réunion des musées nationaux Grand Palais s’associent pour célébrer le centenaire de la mort d’Auguste Rodin (1840-1917). Plus de deux cents œuvres de l’artiste seront présentées au public, reproduisant son univers créatif et permettant de comprendre l’influence qu’il a eue sur les sculpteurs de son temps qui tous ont connu une période rodinienne ; à cet égard, des dessins et sculptures entre autres de Bourdelle, Brancusi, Picasso, Matisse, Giacometti, Beuys, Baselitz et Gormle seront également exposés.

Considéré comme l’un des pères de la sculpture moderne et sans aucun doute le sculpteur le plus important de la seconde moitié du XIXe siècle par son œuvre hors-norme, Rodin fascine depuis toujours, son art imprégné de romantisme et d’impressionnisme révèle une constante lutte entre la forme et la lumière. Géant de la sculpture à la capacité de travail hors du commun, son expression artistique est empreinte de sensualité, de passion, voire d’un érotisme empli de souffrance.

L’art réaliste et expressionniste de Rodin étant un aboutissement, nombreux furent les artistes s’inspirant de lui. A partir des années 1880, il est salué comme celui qui a rendu vie la sculpture : « de conventionnelle, la sculpture s’est faite expressive ». Les collectionneurs s’emballent dans ce Paris où le marché de l’art explose ; l’artiste se sert d’eux ainsi que de la presse et multiplie les expositions pour asseoir sa carrière ; celle qu’il organise ainsi en 1900 parallèlement à l’Exposition Universelle où il expose principalement des œuvres en plâtre, son matériau de prédilection, fait de lui le sculpteur incontournable de son époque. Rodin donne à la sculpture une nouvelle dimension en la faisant entrer dans une nouvelle ère.

A partir de 1880, Rodin exploite largement la photographie, retouchant ses négatifs qui s’inscrivent dans la continuité de sa démarche créative. Toute une équipe de photographes tels Gaudanzio Marconi, Karl Bodmer, Victor Pannelier et Freuler photographient les modèles, ces photographies servant à la fois d’ébauches et de corrections, Rodin soulignant les parties à retoucher.
A la fin des années 1890, Rodin se consacre davantage au dessin. Le Grand Palais présente ainsi une grande partie de ceux qui ont été exposés en 1902 à Prague.

Les collectionneurs de ont légué de nombreux ensemble aux musées : musée Rodin de Philadelphie, Metropolitan Museum de New York, National Gallery de Washington, Ny Carlsberg Glyptothek de Copenhague, musée d’art occidental de Tokyo… Une salle de l’exposition évoque d’ailleurs l’univers d’un collectionneur d’aujourd’hui, dans laquelle les œuvres de Rodin se mêlent à celles de ses contemporains. Un parcours d’exposition jalonnés d’oeuvres aussi admirables les unes que les autres permettant d’appréhender l’esprit créatif et le mythe de ce génial inventeur et créateur.

Photo : Paul Dornac, Rodin dans son atelier devant le Monument à Sarmiento, 1898, épreuve sur papier albuminé, H 12,5 L 18, ph.185, collection musée Rodin

Informations pratiques :

Testament artistique dicté par Auguste Rodin à Paul Gsell en 1911, pour être publié après sa mort

« Jeunes gens qui voulez être les officiants de la beauté, peut-être vous plaira-t-il de trouver ici le résumé d’une longue expérience. Inclinez-vous devant Phidias et devant Michel- Ange… Respectueux de la tradition, sachez discerner ce qu’elle renferme d’éternellement fécond : l’amour de la Nature et la sincérité. Ce sont les deux fortes passions des génies… Que la Nature soit votre unique déesse. Tout est beau pour l’artiste, car en tout être et en toute chose, son regard pénétrant découvre le caractère, c’est-à-dire la vérité intérieure qui transparaît sous la forme… Travaillez avec acharnement… Exercez-vous sans relâche. Il faut vous rompre au métier… L’art n’est que sentiment. Mais sans la science des volumes, des proportions, des couleurs, sans l’adresse de la main, le sentiment le plus vif est paralysé. […] L’art ne commence qu’avec la vérité intérieure. Que toutes vos formes, toutes vos couleurs traduisent des sentiments… Soyez profondément, farouchement véridiques. N’hésitez jamais à exprimer ce que vous sentez, même quand vous vous trouvez en opposition avec les idées reçues. Peut-être ne serez-vous pas compris tout d’abord. Mais votre isolement sera de courte durée. Des amis viendront bientôt à vous : car ce qui est profondément vrai pour un homme l’est pour tous. Le grand point est d’être ému, d’aimer, d’espérer, de frémir, de vivre. Être homme avant d’être artiste ! Aimez passionnément votre mission. Il n’en est pas de plus belle. Elle est beaucoup plus haute que le vulgaire ne le croit. L’artiste donne un grand exemple. L’art est encore une magnifique leçon de sincérité. Le véritable artiste exprime toujours ce qu’il pense au risque de bousculer tous les préjugés établis ».

  • Mine de rien il travaille un peu tous les jours. Mine de rien il ne dort pas mais il cause !

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