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rétrospective Tsai Ming-Liang et exposition « Walker » chez Galeries à Bruxelles

Du 21 mars au 25 mai 2014, GALERIES propose en collaboration avec le Kunstenfestivaldesarts une rétrospective du réalisateur Tsai Ming-Liang ainsi que l’exposition «Walker» inspirée de la vie du moine bouddhiste Xuan Zhang. Douze films du réalisateur taiwanais seront à l’affiche. Une opportunité pour le public de découvrir ou redécouvrir le cinéma de Tsai Ming Liang.

Le réalisateur TSAI MING-LIANG a imposé le cinéma Taïwanais dans le paysage mondial. Ses films ont remporté de nombreux prix parmi lesquels le Lion d’Or à Venise en 1994 pour « Vivre l’amour » et l’Ours d’Argent en 2004 pour « La Saveur de la pastèque ». Ses films « The Hole » (1998), « Et là-bas quelle heure est-il? » (2001) puis « Visage » en 2009 ont été présentés en compétition au Festival de Cannes. Il a récemment commencé à produire une jeune génération de cinéastes asiatiques et continue sans cesse d’interroger sa pratique artistique en se confrontant au théâtre, aux arts plastiques et au court métrage.

 L’oeuvre de l’artiste taïwanais sera présentée sous différents aspects, cinéma et spectacle vivant. Pour cette double production exceptionnelle, c’est la vie du moine bouddhiste Xuan Zang qui sera au centre de l’inspiration du cinéaste. Ce moine voyageur, traducteur, étudiant est une figure méconnue de la Chine traditionnelle. Né en 602, Xuan Zang est entré au monastère à l’âge de treize ans et est devenu moine à l’âge de 20 ans. Il s’est ensuite mis à parcourir la Chine à la recherche de textes sacrés du Bouddhisme.

Insatisfait des mauvaises interprétations et de la nature incomplète des écritures bouddhistes existantes, il a continué son parcours jusqu’en Inde. Ce voyage de 19 ans a été relaté en détail dans le texte, devenu un classique de la littérature et qui l’a rendu célèbre: « Rapport du voyage en occident à l’époque des grands Tang ». Il a aussi inspiré le roman « Le voyage en occident » écrit par Wu Cheng’en durant la dynastie Ming soit plus de neuf siècles après sa mort.

Ce personnage historique a inspiré la série des films « Walker » qui seront exposés à GALERIES Cinéma, dont Tsai lui même indique qu’ils prennent racine dans le théâtre. C’est le sens de cette co-production dans les deux lieux, puisque les deux gestes se nourrissent de la même inspiration. On y retrouve aussi ses acteurs fétiches Lee Kang-sheng, Lu Yi-ching and Yang Kuei-mei.

La rétrospective et l’exposition du projet d’installation vidéo: « WALKER » constitueront le premier versant de ce focus sur l’oeuvre de Tsai Ming-Liang. Composée de 6 films autonomes, dont « No form » , « Walker » , « Diamond Sutra » , « Sleepwalk », et « A journey to the West » , ils seront réunis dans un nouvel ensemble et mis en espace pour la première fois, à GALERIES Cinéma.

« Avec cette série de films « Walker », je désire que le spectateur puisse méditer sur cette question: est-ce que voir un homme qui marche, qui est en mouvement mais sans avoir de but et sans parler, peut être considéré comme une oeuvre cinématographique? (…) Ces films visent à permettre au spectateur de repenser dans leur quotidien leur rapport au temps et à l’espace. Ils sont un moyen de prendre la pulsation de chaque lieu et d’en faire ressortir son rythme propre, d’en prendre la température en quelque sorte. » Tsai MING-LIANG

Par ailleurs, la performance « THE MONK FROM TANG DYNASTY », coproduite par le Kunstenfestivaldesarts sera créée in situ dans un lieu secret qui sera annoncé le 21 mars, date du vernissage de l’exposition. « THE MONK FROM TANG DYNASTY » sera dans la foulée présenté à Vienne dans le cadre des très réputées Wiener Festwochen, également coproductrices du projet. Elle met en scène la vie du moine bouddhiste Xuan Zang.

Informations pratiques pour la performance :

  • Auteur et metteur en scène : Tsai Ming-liang
  • Cast : Lee Kang-sheng, Rebecca Pan
  • Dates : 3, 4, 6, 7/05 – 20:30
  • Langue : Mandarin
  • Durée : 90 min

19.03 | 20H PREMIERE STRAY DOGS (2013, 138’, VO ST BIL)

Hsiao Kang est homme-sandwich dans les rues de Taipei. Ironie cruelle que de faire la publicité de luxueux complexes immobiliers pour cet homme sans toit qui survit avec ses deux enfants dans des ruines de béton. Procédant par blocs qui ne sont qu’en apparence narratifs, Tsai Ming-liang retrouve ses quatre acteurs fétiches pour ce qu’il annonce comme son dernier film. Hanté par une peinture murale trouvée par hasard lors de repérages, Stray Dogs est comme une installation plastique et résume le paradoxe du Taiwan contemporain: les ruines du capitalisme aux abords immédiats de la ville. Hommage avoué à The Night of the Hunter, Stray Dogs livre surtout un émouvant portrait de Lee Kang Sheng, l’acteur que Tsai filme depuis vingt ans et qui, pour la première fois, joue un père.

Ce que l’on en pense : 

Peut être le dernier film, de Tsai Ming-Liang comme l’indique lui même le réalisateur. Les Chiens Errants (STRAY DOGS ), aujourd’hui dans les salles françaises, est un film à la fois passionnant mais aussi éreintant, déroutant, tant chaque scène nous entraîne dans un univers noir de couleur, noir de misère et de mal-être, d’abandon, de dégoût de la vie,  mais aussi chaque scène nous entraînant dans la poésie de l’image scénarisé à outrance par Tsai Ming-Liang. Des acteurs hors du temps réel de la vie, des acteurs percutant tant leurs rôles sont au bord d’un néant inextricable. Des enfants qui paraissent heureux mais qui sont emportés dans une vie à peine inimaginable pour le commun des  mortels, pour le commun de la vie d’un enfant. Des décors qui donnent envie d’appeler le  responsable tant ceux-ci sont trop beau pour être vrai et trop vrai pour être beau. Un dernier plan du longueur incroyable qui vous tient à la fois assis mais qui vous donne aussi l’envie de fuir tant ce spécial suspens, fini par peser sur vous et sur tous les spectateurs. Un film qui quoi qu’il en soit ne vous laissera pas indifférent, un film que vous aurez du mal à oublié.

Les fans de Tsai Ming Liang pourront encore apprécier son travail en regardant sur Arte, le 17 mars, « Le voyage en Occident« , un 56 mn sur un moine bouddhiste traversant Marseille comme au ralenti, dans une ville aux rues animées.

Casting

  • Lee Kang Sheng
  • Yang Kuei Mei
  • Lu Yi Ching
  • Chen Shiang Chyi
  • Lee Yi Cheng
  • Lee Yi Chieh
  • Wu Jin Kai

En présence de Tsai Ming-Liang.

21.03 | 19H VERNISSAGE EXPOSITION + JOURNEY TO THE WEST (2013, 56’, VO ST FR)

Reprenant les marches rituelles bouddhistes vieilles de plusieurs siècles, un moine marche à pas extrêmement lents dans les rues animées de Marseille et le marché de Noailles. GALERIES 

Photo : LU Yi Ching LEE Yi Cheng LEE Yi Chieh

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  • Mine de rien il travaille un peu tous les jours. Mine de rien il ne dort pas mais il cause !

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