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Rétrospective René Guiette : La Grande promenade

René Guiette - Saint-Tropez, 1949, Huile sur toile, 99,5 x 132 cm Cat Rais. 427 (ARC F 186). © René Guiette, ADAGP, Paris, 2017.

L’Ar[T]senal, Centre d’art contemporain départemental de Dreux consacre jusqu’au 2 avril 2017 une grande rétrospective à l’artiste belge René Guiette.

Né dans une famille d’artiste avec un père pastelliste et aquarelliste qui l’initia très tôt à la peinture, René Guiette se fit tout naturellement connaître en tant que peintre, dessinateur ainsi que critique d’art, et expérimenta et initia au gré de son oeuvre les différents courants artistiques du XXe siècle. D’origine belge, il étudia l’ésotérisme et les philosophies orientales et devint, lors de son séjour à Paris au début des années 20, l’ami de Blaise Cendrars et de Max Jacob, multipliant jusqu’en 1970 ses relations au sein des mondes littéraire, philosophique et artistique où il puisa son inspiration.

Grand ami de Le Corbusier, ce dernier lui dressa les plans de sa demeure-atelier, La maison Guiette, bâtie à Anvers en 1926, classée Monument Historique en 1978, qui est le seul édifice de Le Corbusier en Belgique et qui fait l’objet d’une demande de classement au patrimoine mondial de l’Unesco. Considérée comme un « lieu saint» pour l’artiste, il y implanta aussi bien sa vie que son atelier et sa chambre noire.

La galerie du Centaure le prit sous contrat en 1928. A cette époque, René Guiette était expressionniste, illustrant des poètes et défendant l’expressionnisme flamand par des articles dans la revue Sélection. Dans les années qui suivirent, il s’orienta plus vers la photographie, allant même jusqu’à occuper un poste de professeur de photographie à l’École supérieure de la Cambre, à Bruxelles.

1948 marque le début de son orientation esthétique nouvelle ; il se fait membre de la Compagnie de l’art brut créée par son ami Jean Dubuffet. Michel Tapié, célèbre critique d’art parisien, le défend, tandis que les expositions internationales de l’artiste se multiplient. En 1955, René Guiette fait partie de l’équipe des peintres défendus par Paris par la galerie Stadler et rencontre ainsi Tapiès, Tobey, Sam Francis et Mathieu. L’État Belge le gratifiera du Prix Quinquennal de Peinture en 1975, en hommage à sa féconde carrière.

Connu pour sa technique de peinture à l’huile et sable sur papier, René Guiette sera passé, durant sa carrière, de l’expressionnisme au cubisme, puis vers une figuration proche du post-cubisme de Picasso, pour ensuite intégrer l’Art brut et enfin à partir de 1955, influencé par la philosophie Zen, sa peinture évoluera vers une calligraphie transcendante. Ses œuvres sont chargées de graffitis, soit comportent des signes épurés qui invitent à la contemplation.

L’Ar[T]senal, Centre d’art contemporain départemental de Dreux, lui consacre jusqu’au 2 avril prochain une grande rétrospective. Intitulée «La Grande promenade», l’exposition retrace l’évolution de l’œuvre de l’artiste au travers des 170 oeuvres exposées. La scénographie est pensée comme un parcours chronologique permettant de comprendre comment l’artiste pour qui « la peinture est une méditation », va évoluer dans son œuvre, s’affranchissant petit à petit de l’expressionisme flamand pour partir à la rencontre d’autres mouvements artistiques. Une très belle occasion de saluer le talent de l’artiste au 40e anniversaire de sa disparition.

Commissaire de l’exposition : Lucile Hitier

Photo : René Guiette Saint-Tropez, 1949, Huile sur toile, 99,5 x 132 cm Cat Rais. 427 (ARC F 186). © René Guiette, ADAGP, Paris, 2017.

Informations pratiques :

  • Mine de rien il travaille un peu tous les jours. Mine de rien il ne dort pas mais il cause !

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