rétrospective Bill Viola au Grand Palais

Avec vingt œuvres magistrales, soit cinquante écrans et des heures d’images, Bill Viola au Grand Palais constitue l’une des plus larges rétrospectives consacrées à l’artiste. L’œuvre de Bill Viola a été présentée et célébrée dans les plus grands musées : première rétrospective au Whitney Museum de New York en 1997, MOMA à New York, National Gallery de Londres, Mori Art Museum de Tokyo, J. Paul Getty Museum à Los Angeles, Guggenheim Museum (Bilbao, Berlin, New York)… Il manquait une rétrospective en France, où si Bill Viola est peu présent dans les collections nationales, il a été cependant très tôt identifié comme un grand artiste (présentations au Musée d’art moderne de la ville de Paris en 1983, à la Fondation Cartier en 1990, au Musée de Nantes en 1992, au Festival d’automne en 1996).

L’usage de la technologie vidéo par Bill Viola convoque un univers d’images digitales s’inscrivant dans l’histoire de l’art. On trouve dans l’exposition des références aux grands maîtres tels que Goya (The Sleep of Reason, 1988) et Jérôme Bosch (The Quintet of the Astonished, 2000). Le spectaculaire polyptyque Going Forth By Day (2002) forme un vaste ensemble mural de tableaux digitaux dans le même esprit que les fresques de Giotto dans la basilique Saint-François d’Assise – sommet inégalé de l’installation artistique selon Viola et référence ultime de l’artiste.

Les quatre décennies de l’œuvre de Viola sont représentées dans l’exposition du Grand Palais, de The Reflecting Pool (1977-79) à The Dreamers (2013) : films vidéos (Chott El Djerid (A Portrait in Light and Heat), 1979), installations monumentales (The Sleep of Reason, 1988), portraits sur plasma (The Quintet of the Astonished, 2000), pièces sonores (Presence, 1995), sculptures vidéos (Heaven and Earth, 1992), œuvres intimistes (Nine Attempts to Achieve Immortality, 1996) ou superproductions (Going Forth By Day, 2002). Tous les genres de l’œuvre de Bill Viola sont là, et toutes ses grandes séries emblématiques, des Buried Secrets du pavillon américain de Venise en 1995 (The Veiling) aux Angels for the Millennium (Ascension, 2000), des Passions (Catherine’s Room, 2001) à The Tristan Project (Fire Woman et Tristan’s Ascension, 2005), des Transfigurations (Three Women, 2008) aux Mirages (The Encounter, 2012).

Pensée en dialogue avec l’artiste comme un voyage introspectif, cette exposition propose un itinéraire en trois temps, autour des questions métaphysiques majeures : Qui suis-je ? Où suis- je ? Où vais-je ? Dans ses œuvres, Bill Viola interroge la vie, la mort, la transcendance, la renaissance, le temps et l’espace, utilisant souvent la métaphore d’un corps plongé dans l’eau pour représenter la fluidité de la vie. Ses images cherchent à fournir une autre perception de ces questions fondamentales qui caractérisent l’existence humaine. Une dimension qui confère à son travail une puissance d’universalité particulière, au-delà de tout courant ou de toute mode, et qui explique que cet œuvre vidéo fascine depuis quarante ans aux quatre coins du monde.

Bill Viola

With twenty masterly works – hours of video on fifty screens – Bill Viola in the Grand Palais is one of the largest retrospectives of the work of this artist. Bill Viola’s oeuvre has been shown and celebrated in the world’s greatest museums: a first retrospective at the Whitney Museum in New York in 1997, the MOMA in New York, the National Gallery in London, the Mori Art Museum in Tokyo, the J. Paul Getty Museum in Los Angeles, the Guggenheim Museum (Bilbao, Berlin, New York)… All that was missing was a retrospective in France, where, although little of his work is on display in the national museums, Bill Viola was acknowledged early on as a major artist (shows in the Musée d’art moderne de la ville de Paris in 1983, the Fondation Cartier in 1990, the Musée de Nantes in 1992, and the Festival d’automne in 1996).

Bill Viola’s skillful use of video technology conjures up a vast digital world of images, at times inspired by the great works of art history. In this exhibition we see references to such masters as Goya (The Sleep of Reason, 1988) and Hieronymus Bosch (The Quintet of the Astonished, 2000). The spectacular polyptych Going Forth By Day (2002) is an ensemble of huge digital wall panels in the spirit of Giotto’s frescoes in the Assisi basilica, which Viola declares is the unequalled summit of art installation and his ultimate reference.

All four decades of Viola’s career are represented in the Grand Palais exhibition, from The Reflecting Pool (1977-79) to The Dreamers (2013): videos (Chott El Djerid (A Portrait in Light and Heat), 1979), monumental installations (The Sleep of Reason, 1988), portraits on plasma (The Quintet of the Astonished, 2000), sound pieces (Presence, 1995), video sculptures (Heaven and Earth, 1992), intimate works (Nine Attempts to Achieve Immortality, 1996) or super productions (Going Forth By Day, 2002). All the genres in Bill Viola’s oeuvre are there, and all his great emblematic series, from “Buried Secrets” of the US Pavilion, Venice in 1995 (The Veiling), to “Angels for the Millennium” series (Ascension, 2000), to the “Passions” series (Catherine’s Room, 2001) to “The Tristan Project” (Fire Woman and Tristan’s Ascension, 2005), to “Transfigurations” (Three Women, 2008), to the “Mirage” series (The Encounter, 2012).

commissariat : Jérôme Neutres, conseiller du Président de la Réunion des musées nationaux – Grand Palais et Kira Perov, Executive Director du Studio Bill Viola scénographie : Bobby Jablonski, directrice technique du Studio Bill Viola et Gaëlle Seltzer, architecte à Paris

  • Exposition du 5 mars au 21 juillet 2014

Grand Palais
entrée Champs-Elysées

Le site du : www.grandpalais.fr

Bill Viola au Grand Palais, The deluge (teaser)

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  • Mine de rien il travaille un peu tous les jours. Mine de rien il ne dort pas mais il cause !

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