Réseaux sociaux : vie de like ou vie de fake ?

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Réseaux sociaux : vie de « like » ou vie de « fake » ? Les réseaux sociaux, un mal ou un bien au 21ème siècle ?

« J’aime », « Je te follow », « Je partage »… Un vocabulaire devenu courant depuis les années 2000. Les réseaux sociaux continuent d’attirer de plus en plus d’internautes. Selon les chiffres officiels, sur 7,357 milliards de personnes dans le monde, on dénombre 3,715 milliards d’internautes ; sur 3,715 milliards d’internautes, 2,206 milliards utilisent les réseaux sociaux chaque mois ; sur 2,206 milliards d’utilisateurs des réseaux sociaux, 1,925 milliards sont actifs sur mobile. Au niveau de leur popularité, Facebook tient la première place avec 1,55 milliard d’inscrits, et Twitter se place en quatrième position avec 307 millions, derrière Qzone (un géant asiatique) et Instagram.

91 millions followers

Plus qu’un simple outil pour dialoguer avec ses amis, les réseaux sociaux sont devenus des acteurs à part entière en stratégie de communication. Les célébrités ont bien compris ce processus et ne manquent pas d’imagination pour se démarquer sur la toile. Résultats : les chiffres explosent tous les records. En se penchant sur le cas Twitter, on voit que Katy Perry a 91 millions de followers, suivie de Justin Bieber avec plus de 85 millions et de Taylor Swift avec 80 millions, qui devance de peu Barack Obama et ses 76,3 millions d’abonnés. Le seul français dans le top 100 est David Guetta : avec plus de 20,3 millions, il se hisse à la 27ème place du classement.

Pourquoi tant de buzz autour des comptes des stars?

Évidemment, la médiatisation joue un rôle important. Le boulanger du coin, aussi digne de respect soit-il, n’obtiendra jamais autant de “like” en vendant des baguettes que Cyril Hanouna en passant à la TV tous les soirs. L’exposition médiatique semble donc être beaucoup plus déterminante que l’activité. Plus les stars sont actives sur la toile, plus les comptes sont suivis…Et plus ils sont suivis, plus les internautes auront l’impression de rater quelque chose s’ils ne font pas partie des followers. Cet effet est la description même du phénomène de mode – pour ceux qui voudront y voir le positif – ou du conformisme – pour les plus critiques.

Stars de la triche

Pour obtenir des followers, lorsque la médiatisation n’est pas suffisante, des solutions existent, aussi originales soient elles. Plusieurs sites proposent par exemple d’acheter des followers sur Twitter, qui sont en fait des faux comptes, gérés par des robots. Le but est uniquement de grossir le chiffre des fans pour rentrer dans un phénomène de mode et en attirer d’autres. Bien que les discussions avec des robots ne soient surement pas des plus passionnantes, plusieurs stars, parmi lesquelles Baptiste Giabiconni, semblent y avoir eu recours. La maison de disque du mannequin-chanteur aurait acheté 200 000 followers en une journée pour crédibiliser son profil et avoir un plus gros impact promotionnel. Ce trafic est devenu un véritable marché sur la toile.

D’autres techniques permettent de ne pas se faire « piquer » des followers par de faux comptes. Twitter a ainsi mis en place un nouveau système permettant de certifier un profil pour vérifier qu’il soit administré par son propriétaire légitime et en garantir les informations. Évidemment, le boulanger sus-cité, a moins de chance de voir se créer des comptes sous son nom que Stromae… encore une question de notoriété.

Jusqu’à présent, Twitter restait clair sur le sujet : “Nous n’acceptons pas les demandes de certification provenant du grand public”. Cependant, depuis quelques temps, le petit oiseau bleu permet à n’importe qui de demander une certification, encore faut-il être éligible ! Il y a plusieurs critères à remplir, des papiers peuvent être requis et un formulaire en anglais doit être envoyé. Un processus complexe qui n’est évidemment pas le même pour les stars.

Une minute sur quatre consacrée aux réseaux sociaux

Entre médiatisation à outrance, mode et trafic de comptes-robots, on ne peut pas dire que le nombre de followers soit très représentatif du talent d’une personne. Cependant, les réseaux sociaux permettent de créer une réelle popularité, une communauté de fans, et deviennent une stratégie promotionnelle très efficace. Si on rajoute à cela le fait que les internautes consacrent une minute sur quatre de leur temps passé sur internet aux réseaux sociaux, et qu’en moyenne on navigue 4,8 heures par jour via un ordinateur, 2,1 heures via un mobile (source : blogdumodérateur.com), on peut dire que les célébrités ont trouvé le bon filon.

Adiction ?

De là à dire que les réseaux sociaux deviennent une réelle adiction, il n’y a qu’un pas. Michel Stora, psychologue et psychanalyste, spécialiste des mondes du numérique, explique que « le concept d’adiction au virtuel n’est reconnu par aucune instance scientifique, que se soit par l’Académie française de médecine ou par le DSM V, l’ouvrage de référence de la Société américaine de psychiatrie ». En effet, les réseaux sociaux n’engendrent pas de perte de vie sociale ou professionnelle. Cependant, les utilisateurs peuvent avoir des réactions compulsives en regardant sans arrêt leurs commentaires, mentions « j’aime », retweet… chez soi comme au travail ou dans le métro. Selon Michel Stora « il est difficile de quantifier un abus de réseau sociaux » et « ils ne sont pas adictifs par eux-mêmes ».

Un peu voyeurs, un peu narcissiques, « les réseaux sociaux viennent colmater ces angoisses de solitude et remplir ce vide psychique tout en adoucissant nos fragilités », comme l’explique le psychologue. Il faut alors faire du cas par cas et rester attentif au comportement de ses proches, des adolescents notamment, et ne pas hésiter à se tourner vers un psychologue spécialiste du numérique.

Rien ne sert de tomber dans le pessimisme face à un phénomène qui prend de plus en plus d’ampleur. Bien évidemment, certains y trouvent du positif. Les informations circulent plus vite, les demandes d’aides sont relayées (les disparitions par exemple), les jeunes talents sont propulsés plus rapidement et plus écoutés, et beaucoup d’internautes témoignent de leurs jolies rencontres. Les réseaux sociaux, un mal ou un bien au 21ème siècle ?

Photo : http://www.jebossedansleweb.com/

L’Audience Internet Mobile en France en mars 2016

Médiamétrie vient de publier ses derniers chiffres de mesure d’audience des principaux sites et réseaux sociaux en France. Ces chiffres s’appuient sur un panel de 5000 mobinautes équipés d’un logiciel qui mesure leur surf mobile que ce soit sur navigateur ou applications. Ce classement est dominé par Google (35M de visiteurs uniques sur mobile mensuels), Facebook (32,7 millions), YouTube (24,4 millions), Twitter (12,8M) et Apple (11,7M). Suivent Leboncoin (11,2M), Snapchat (10,7M), Orange (10,7M) et Instagram (9,9M). Amazon ferme ce top 10 avec 9,8M de visiteurs uniques mensuels. L’enseignement principal de ce classement est l’importance croissante de Snapchat qui a pris 3 millions de visiteurs uniques en seulement 1 mois et s’établit devant Orange ou Instagram. On constate enfin que les sites et apps médias sont bien loin derrière, Le Monde est seulement 23ème avec 6,2M de VU chaque mois. Dorénavant, le surf sécurisé (https) est mesuré, de même que le wifi et l’ensemble des opérateurs, précédemment pris en compte à partir d’un modèle statistique. (Source Médiamétrie)

Focus sur les premiers résultats d’Audience Internet Mobile

En mars 2016, 36,1 millions de Français se sont rendus sur au moins un site ou une application depuis leur smartphone : cela représente 69,9% des Français âgés de 15 ans et plus. Les 15-34 ans sont les individus les plus connectés à leur mobile : ils sont plus de 9 sur 10 (93,2%) à s’être rendus sur Internet en mars 2016, soit 13,9 millions de mobinautes. Les 15-34 ans représentent 28,8% de la population française et composent 38,4% de l’audience mobile. Ce public plébiscite particulièrement les réseaux sociaux et les contenus de divertissement. Jeuxvideo.com et Snapchat arrivent en tête des sites et/ou des applications les plus en affinité avec les 15-34 ans. Sur ces deux sites, 3 mobinautes sur 4 sont des 15-34 ans, soit respectivement 1,4 et 5,9 millions de mobinautes en mars 2016. (Source Médiamétrie)

Top 30 réseaux sociaux et sites

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Top 5 des marques dont la part des 15-34 ans est la plus élevée au sein de leur audience en mars 2016

Top 5 des marques dont la part des 15-34 ans est la plus élevée au sein de leur audience en mars 2016

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  • mlj

    Et vous qu’en pensez-vous ? Une question qui en pause beaucoup d’autres !

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