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Réflexion sur le mois de la Photo 2012

Paris Photo 2012
Photo by Piero Biasion

Un bilan est toujours une somme d’éléments négatifs comme d’éléments positifs, mais le plus important, c’est l’élaboration de données qui, dans le cadre de la photographie, est l’évaluation des images dans le futur, celles qui marqueront le chemin de l’évolution et celles qui resteront dans l’histoire de l’image.

On ne parlera pas ici des « valeurs sures » que proposent certaines galeries et où l’on voit en permanence des :  Adams, Atget, Cartier Bresson, Ghirri, Migliori, Weston, etc …

On ne parlera pas ici de toutes les photos et de tous les genres récréatifs que chaque « auteur/amateur » nous a imposé avec la  prétention du droit du  » créateur  » à considérer son nombril comme le miroir du monde, mais tout cela sans la grandeur d’Esprit et de Recherche que cela nécessiterait, ni de valeurs intellectuelles ajoutées.

La première décennie du troisième millénaire est déjà passée, Kodak a fermé depuis longtemps sa production des pellicules argentiques (mêmes les radiographies sont aujourd’hui numériques), mais les images continuent d’être produites comme des clichés répétés avec toutes les variantes possibles, comme si rien ne s’était passé.

Le numérique et Internet ont apporté d’énormes changements mais la facilité de produire des images a multiplié les artistes sans pour autant en multiplier la qualité des résultats.

Résultats, où la seule chose , est de savoir, que l’on a utilisé des  » filtres créatifs  » ou que l’on a fait des photomontages, et qui, malgré une bonne qualité technique et esthétique, continue de nous importuner par le biais de la seule production de sujets, sur les banlieues, sur des usines désaffectées, sur des environnements industriels abandonnés etc …

La réaction à l’un des éléments fondamentaux du numérique, c’est-à-dire la possibilité de pouvoir créer des originaux à l’infini, a favorisé le retour massif de vieilles et désuètes techniques de production de l’image : cianotype, gomme bichromatée, utilisation de la chambre noire (par exemple Vera Lutter , Rheinbraun, XVIII; september 5 , 2006 – exemplaire unique de la galerie Xippas à Paris)

A Paris Photo, Vik Muniz, avec la galerie Xippas, continue son travail sur l’image et sa référence à une autre image,  sur l’utilisation du chocolat comme matière première « sensibles » , l’image ainsi remplacé par un nouveau matériau : une photo au bord abimé, que vous rapprochez les unes aux autres,en reconstruisant ainsi la photo/l’image de référence (Les joueurs de cartes de Cézanne par exemple)

Nous avons vu les ouvrages dans lesquels les techniques et le langage de vidéo et de la photo coexistaient ensemble créant ainsi une nouvelle synthèse. Grâce à l’utilisation de médias numériques, de plan fixe, la relation entre les éléments internes de la composition dans le cadre, le son, le mouvement des détails, Jim Campbell (Bryce Wolkowitz Gallery à New York) dans son travail se concentre sur la traduction de l’image faite par l’utilisation de LED géants, laissant une nouvelle esthétique (Reconstruction #13)

Dans  la même galerie,  Peter Campus présente (Catamaran, 2012), une création, toujours sur le mouvement et le point de contact entre la photo et la vidéo,  un catamaran en image fixe dans un port où seule l’eau bouge.

Lors du Photo Off organisé à La Belleviloise, j’ai été très impressionné par l’oeuvre  « Sans titre » d’Emeric Lhuisset, qui avait une manière similaire de traiter l’esthétique et le langage, dans sa série « Théâtre de guerre ». Un écran vidéo où apparaît un combattant de l’Armée Syrienne Libre  jouant  à Counter Strike sur son ordinateur, son fusil chargé à côté de lui et dans le coin supérieur gauche une personne étendue sur un canapé (on ne voit pas le visage, mais il y a une bouteille en plastique vide qui dépasse)

Dans la foule, j’ai aussi remarqué une jolie fille qui portait autour de son cou une cravate composée d’une série d’images sur le même sujet (un modèle dans ses transformations)

Piero Biaison pour artsixmic -Traduction Marion Philippe

riflessione sul Mois de la Photo 2012

Un bilancio é pur sempre una somma di numeri negativi e positivi, ma la cosa più importante é l’elaborazione dei dati che nel caso della fotografia é la valutazione sulle immagini del futuro, quelle che segnano la strada dell’evoluzione e quelle che restano nella storia dell’immagine.

Non parleremo qui dei « valori sicuri » che le gallerie propongono sempre vedi Adams, Atget, Cartier Bresson, Ghirri, Migliori, Weston ecc ecc.

Non parleremo qui di tutte le foto e di tutti i generi ricreativi che alcuni « autori » ci hanno afflitto con la presunzione del diritto del « creatore » di considerare il loro ombelico come specchio dell’universo, senza quella grandezza di Spirito e di Ricerca che la cosa richiederebbe nonché senza valore intellettuale aggiunto.

Abbiamo già passato il primo decennio del terzo millennio, da lungo tempo Kodak ha chiuso la produzione delle pellicole a base di sali d’argento (perfino le radiografie sono digitali oggi) ma le immagini continuano ad essere prodotte come cliché ripetuti in tutte le varianti come se niente fosse successo.

Il digitale ed internet hanno apportato degli enormi cambiamenti ma la facilità di produrre immagini ha moltiplicato gli artisti senza moltiplicare la qualità dei risultati.

Risultati dove il pittoresco è il soggetto sia che si usino dei « filtri creativi » o si facciano fotomontaggi, pittoresco che anche se pur di buona qualità tecnica-estetica continua a perseguitarci per via della sola riproduzione delle periferie-spazzatura, ambienti industriali abbandonati ecc. ecc.

La reazione ad uno degli elementi fondanti del digitale e cioé la possibilità di avere originali all’infinito, ha creato il ritorno massiccio a vecchie e desuete tecniche di produzione delle immagini: cianotype, gomma bicromata, utilizzazione della camera obscura (vedi ad esempio Vera Lutter , Rheinbraun, XVIII; september 5 , 2006 – esemplare unico presso la galleria Xippas, Paris).

A Paris Photo Vik Muniz proposto dalla Galleria Xippas continua il suo lavoro sull’immagine ed il suo riferente ad altra immagine, finito l’uso del cioccolato come materia « sensibile » che costituisce l’immagine lo sostituisce con una nuova materia: foto dal bordo slabbrato che accostate le une alle altre ricostruiscono la foto/immagine di riferimento (vedi The Cards players di Cezanne).

Abbiamo visto delle opere dove le tecniche ed i linguaggi della foto e del video coesistevano realizzando una nuova sintesi, grazie alla utilizzazione del mezzo digitale, inquadratura fissa, relazioni tra gli elementi interni della composizione all’interno dell’inquadratura, suono, movimento dei dettagli : alla Galleria Bryce Wolkowitz di New York, Jim Campbell nel suo lavoro pone l’attenzione sulla traduzione dell’immagine fatta attraverso l’uso di leds giganti: ne esce una nuova estetica (Reconstruction #13).

Dalla stessa galleria é presentato Peter Campus (Catamaran, 2012 videograph framed on video screen) , sempre sul movimento é il punto di contatto tra la foto ed il video con l’immagine fissa di un catamarano in un porto dove solo l’acqua si muove.

A Photo Off che si svolgeva a La Bellevilloise sono rimasto molto colpito da « Untitled »di Emeric Lhuisset che aveva un trattamento dei mezzi tecnico-linguistici simili, per la serie « Theatre de guerre » un video screen dove é inquadrato un combattente dell’Armata Siriana Libera mentre gioca col computer a Counter Strike , accanto a se il fucile carico e nell’angolo in alto a sinistra una persona allungata su di un giaciglio (non si vede il viso ed una bottiglia di plastica vuota che spunta sul suolo).

In mezzo alla folla é stata notata una ragazza carina che portava al collo una cravatta composta da una serie di immagini dello stesso soggetto (una modella nelle sue trasformazioni).

Piero Biaison pour artsixmic

Paris Photo 2012

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