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Pleins feux sur la salle Labrouste

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Renaissance de la Salle Labrouste

Après pratiquement vingt ans de fermeture, la bibliothèque de l’Institut National d’Histoire de l’Art vient d’intégrer une toute nouvelle salle Labrouste totalement rénovée, au sein de laquelle plus de 400 lecteurs pourront travailler au milieu de 1,7 millions de documents, ce qui constitue l’une des plus importantes collections du monde dans le domaine de l’histoire de l’art :

« dans ce projet, le livre reste central et les usagers pourront librement accéder à 180 000 ouvrages et déambuler dans une grande partie du magasin »

explique Anne-Elisabeth Buxtorf directrice de la bibliothèque de l’INHA, dont le patrimoine documentaire est composé à 60 % de collections non francophones et dont les acquisitions se font aussi bien en Europe qu’en Asie ou qu’en Amérique latine.

Construite par Henri Labrouste dans la seconde moitié du XIXe siècle et véritable sanctuaire pour les spécialistes en histoire de l’art et en archéologie, ses célèbres coupoles, ses colonnes en fonte, sa structure métallique, ses deux cariatides qui encadrent la porte monumentale menant aux magasins ont été conservées, mais si les usagers découvrent un vestibule flambant neuf, empli de lumière et orné d’un monumental lustre dessiné par Georges Berne, la grande nouveauté réside bien évidemment dans la présence du numérique, chaque place de travail disposant de sa propre prise électrique et de son accès au web.

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Si la capacité d’accueil de la salle a été multipliée par quatre et les heures d’ouverture passées à 63, samedi compris, les lecteurs auront le choix pour s’installer entre la salle de lecture ou une place dans le magasin autrefois réservé aux bibliothécaires. L’architecte Bruno Gaudin a dessiné de très élégantes tables de bois qui sont disposées dans la travée centrale.

Pour fêter la réouverture de la salle Labrouste, l’Institut national d’histoire de l’art présente une exposition intitulée « Une bibliothèque pour l’histoire de l’art » sur la richesse et de la diversité de ses collections.

L’exposition dévoilera en accès libre quelques pièces de sa collection enrichie en 2014 par les fonds des Archives de la critique d’art de Rennes et en 2016 par ceux de la Bibliothèque centrale des musées nationaux. La sélection de documents et d’archives témoigne de la richesse et de la diversité des collections de l’INHA qui, plus qu’une simple bibliothèque, est un unique centre de recherches, conservant des dessins, des photographies et des manuscrits de critiques d’art et de savants. Comme l’a si justement souligné Georges Didi-Huberman, directeur d’étude à l’EHESS :

« Quand s’ouvre une nouvelle bibliothèque d’histoire de l’art, c’est un outil qui se crée : un « ouvroir d’histoires de l’art potentielles », comme auraient dit les poètes de l’Oulipo. On évoquera ici une simple expérience de lecteur : entre ce qu’il cherche et ce qu’il trouve (qu’il n’avait pas fatalement cherché). »

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