Plages à Paris selon Daumier – Parisiens en Seine d'hier à aujourd'hui

Daumier

Elément naturel, couloir de nature qui coupe la capitale en deux, la Seine est au cœur de Paris. Chaque été et à l’initiative de Mr Bertrand Delanoë depuis 2002, une grande plage éphémère de près d’un kilomètre de long est aménagée au bord du fleuve pour le plus grand bonheur des parisiens.

Cette année, à l’occasion de la douzième édition de « Paris Plages », la Maison de Balzac propose pour sa saison estivale une exposition sur les loisirs des parisiens en bord de Seine selon Daumier, peintre, caricaturiste et sculpteur français du XIXè siècle. A cette époque, les berges de Seine étaient des lieux de détente où plages, guinguettes et bains étaient pris d’assaut. L’île de la Grande Jatte fut même le lieu de fêtes vénitiennes en 1858 et 1874.

Les baignades étaient autorisées notamment au niveau de l’île de Robinson et de l’île Saint-Germain, à Bercy, Auteuil et Passy, puis des bains flottants aménagés dans des bateaux au bord des berges, jalonnèrent la Seine.De nombreux parisiens pratiquaient la pêche à la ligne, puis, autour de 1860, le canotage connut un essor important.

Grand caricaturiste de cette époque et interdit d’évoquer la politique suite à la censure qui vient d’être instaurée, Honoré Daumier, connu pour sa satire des mœurs, n’a pu s’empêcher de « croquer » ces parisiens, n’hésitant pas parfois à les couvrir de ridicule. Tout est prétexte pour Daumier à se moquer des excès de ses contemporains.

Qu’en est-il de nos jours ? Paris-Plage a-t-il beaucoup changé ?

Pour tenter de répondre à cette question, la Maison de Balzac expose une quarantaine de lithographies publiées dans « Le Charivari » durant la première moitié du XIXè ; elles seront agrémentées de quelques peintures ainsi que de commentaires de grands auteurs ou extraits de vaudeville oubliés. Cet été, la Maison de Balzac joue la carte de l’humour avec Honoré Daumier qui nous invite à Paris-Plages avec……………..150 ans d’avance !

* Mme Greluche : Oh Gustave, qu’elle est bonne ! Une vraie chaleur d’amour ! regarde notre fils Loulou ; la jolie petite figure qu’il fait !.
M. Greluche : Et Pyrame ! Il a une peur… de chien ! Si tu savais ce qu’il fait le petit capon !
Le Charivari 21 juillet 1839 © Maison de Balzac / Roger-Viollet

  • Exposition du 20 juin au 28 septembre 2014
  • Commissariat Yves Gagneux, conservateur général, chargé de la Maison de Balzac

Maison de Balzac

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