• Participez au sixMic Crowfunding !

Pierre Defendini, l’ami des écrivains

Dans une lettre que ma mère m’avait envoyée lorsque j’avais 23 ans, elle regrettait que l’usage des correspondances disparaissent et m’engageait vivement à lire celle de la marquise de Sévigné à sa fille, la comtesse de Grignan. En bas de page, elle ajoutait, à toi maintenant de m’écrire. Ce que je n’ai jamais fait, excepté quelques cartes postales d’îles lointaines où j’allais chercher du soleil en hiver. Est-ce pour cette raison que j’ai appelé mon premier roman Lettres à un Monsieur ?

Je vais peu dans les salons du livre, je préfère faire des signatures dans les librairies. Si je me suis rendue le week-end dernier à Vannes présenter mon nouveau roman J’aime ton mari, c’est parce que Pierre Defendini, l’organisateur, est mon parrain de salon. Je lui ai téléphoné un matin quand il s’occupait de celui de Besançon, je lui ai dit que j’y avais grandi, que je n’y étais pas retournée depuis le décès de mes parents, que ça me plairait d’y aller dans ce cadre, mais que je n’avais pas de nouveauté à présenter, mon recueil de nouvelles Brèves enfances étant sorti l’année précédente. Pas de souci, Sylvie, m-a-t-il répondu avec son accent méridional, je vous invite, j’aime les auteurs, d’ailleurs cet été, j’en promène une cinquantaine sur les bords de la Méditerranée. Vous voulez venir ?

– Oh oui, Pierre, promenez-moi !

C’est ainsi que j’ai découvert le Club nautique Neptune de la Ciotat, le spot le plus top du coin pour le mois d’août. Loin des plages, il n’y a personne, on passe la journée à se baigner, on déjeune en maillot dans un resto où tout est très bon avec une vraie ombre sous les canisses et surtout, chose inestimable, il n’y a pas de musique. En fin d’après-midi, des chauffeurs nous déposent à Cassis, Six Fours, Saint-Tropez où nous signons nos livres sur le port devant les bateaux. À Bormes-les-Mimosas, nous sommes installés dans le vieux village, c’est très joli. Les vacanciers affluent jusqu’à minuit. C’est une super idée. Une idée Defendini.

Lorsqu’il m’a invitée au salon du livre de Vannes, j’ai donc immédiatement dit oui. J’ai retrouvé la même ambiance conviviale qu’il sait créer avec sa troupe d’écrivains devenus pour la plupart ses amis, Yann Queffelec inséparable de sa jolie Servane, Jean-François Kahn content de vendre des livres à 5 ou 10 euros, Serge Joncour toujours prêt à m’accompagner pour manger une crêpe, le talentueux duo Bocquet et Catel qui créent des biographies dessinées ou encore Patrick Mahé, ancien rédacteur en chef de Paris-Match, conseiller municipal de Vannes et président du salon.

Il manquait à l’appel mon cher David Foenkinos, ses admiratrices étaient déçues, heureusement le beau Fabrice Gaignault, rédacteur en chef Culture et Célébrités de Marie-Claire et 3J, comprenez Jean-Joseph Julaud, l’homme qui a vendu plus d’un million d’exemplaires de L’Histoire de France pour les Nuls, se sont dévoués pour les consoler.

Le dimanche soir, au moment de nous séparer, la seule question était de savoir qui allait aux Nocturnes littéraires du Morbihan que Pierre Defendini a initié depuis trois ans sur le même principe que celles de Méditerranée.

– En tous cas, moi, j’y serai ! ai-je dit à Gilles Turlan et Laurence Daveau, les libraires de Vannes et de Sarzeau qui s’occupent de la logistique de cette caravane d’écrivains. Et aussi sur celles de Méditerranée avec Nathalie Sokoloff de la librairie de Cogolin, c’est exactement mon format, baignades le matin et signatures le soir, j’adore ! Sylvie Bourgeois pour artsixMic

De gauche à droite sur la photo : David Foenkinos – Pierre Defendini – Sylvie Bourgeois – Serge Joncour

[vc_list icon= »right » icon_color= »#4285bf »] [/vc_list]

Nocturnes du Morbihan – Cassis – Patrick Mahé et Gilles Laporte – Club Neptune de la Ciotat – Photo de Sylvie Bourgeois

Tags:

  • Mine de rien il travaille un peu tous les jours. Mine de rien il ne dort pas mais il cause !

  • Voir les commentaires : (0)

Publicité