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Picasso Primitif offre un regard inédit sur le travail du grand maître espagnol

Picasso primitif au musée du Quai Branly - Jacques Chirac

L’exposition Picasso primitif offre un regard totalement inédit sur l’étroite relation qui unit l’artiste et les arts d’Afrique, d’Océanie, des Amériques et d’Asie.

L’exposition Picasso primitif qui se tiendra du 28 mars au 23 juillet 2017 au musée du Quai Branly – Jacques Chirac s’articule sur deux approches complémentaires qui révèlent la relation entre Picasso et les arts d’Afrique, d’Océanie, des Amériques mais aussi d’Asie. Sujet déjà été traitée à de multiples reprises, cette nouvelle proposition n’explore pas de nouvelles sources d’inspiration, mais s’appuie sur l’environnement créatif de l’artiste, en confrontant ses œuvres à celle des créateurs d’arts premiers. L’exposition Picasso primitif offre un autre regard, un regard inédit sur le travail du grand maître espagnol.

Ainsi, de façon immersive, une première mise en contexte retrace à la manière d’une enquête chronologique toutes les étapes par lesquelles Picasso a entretenu des relations avec les arts non­ occidentaux, bien au-delà de la période de création des Demoiselles d’Avignon en 1906 – 1907, mais aussi, comme le montre sa collection, tout au long de sa vie. Documents, lettres, objets, photographies esquissent dans une chronologie rigoureuse ce que l’artiste a pu admirer, les cercles de marchands et de collectionneurs qu’il a côtoyés, les expositions visitées et celles pour lesquelles il a prêté ses propres oeuvres. À l’image d’un corps à corps, l’exposition fait ensuite dialoguer l’extraordinaire richesse des œuvres de Picasso avec celles, non moins riches, des artistes non occidentaux. Cette seconde approche, qui occupe spatialement la plus grande partie de l’exposition, s’appuie davantage sur une anthropologie de l’art que sur le constat de relations esthétiques. Elle présente en 3 parties -Archaïsmes, Métamorphoses et Ça – les universaux auxquels Pablo Picasso a répondu par des réponses plastiques convergentes à celles des artistes d’art premier.

« Mes plus pures émotions, je les ai éprouvées dans une grande forêt d’Espagne, où, à seize ans, je m’étais retiré pour peindre. Mes plus grandes émotions artistiques, je les ai ressenties lorsque m’apparut soudain la sublime beauté des sculptures exécutées par les artistes anonymes de l’Afrique. Ces ouvrages d’un religieux, passionné et rigoureusement logique, sont ce que l’imagination humaine a produit de plus puissant et de plus beau. Je me hâte d’ajouter que cependant, je déteste l’exotisme. » Picasso / Apollinaire, Correspondances, Paris, Gallimard, 1992

1. CHRONOLOGIE de l’Exposition 

Véritable enquête chronologique, l’exposition souligne les étapes clés de sa rencontre avec les arts dits « primitifs n : ce qu’il a admiré, ce qu’il a collectionné, les rapports avec ses propres créations. Elle contient ainsi un très vaste ensemble de documents – catalogues, lettres, photographies… – mais aussi certaines œuvres et certains objets qui lui ont appartenu, ou qui ont attiré son attention lors de visites de musées, d’expositions ou de galeries.

Ces témoignages sont sources d’un grand nombre d’informations. Ils permettent d’appréhender la façon dont Picasso a découvert, s’est entouré, et s’est passionné pour les arts non-occidentaux jusqu’à devenir collectionneur lui­ même. De la découverte des arts « primitifs » grâce aux visites de musées, comme le Trocadéro en 1907, aux premières peintures qui semblent témoigner de l’influence des arts non-occidentaux. Le visiteur de l’exposition découvre ensuite comment Picasso a acquis et a prêté des œuvres à l’occasion de grandes expositions, puis a constitué sa propre collection.

Cette section n’est pas traitée à la façon d’une séquence documentaire ou chronologique classique. L’exposition est conçue pour mettre le visiteur en situation d’enquête et de mémorisation autour de la question des influences et des véritables contacts de Picasso avec les arts« primitifs ». Qu’y a-t-il de commun entre les créateurs d’art primitif et Picasso dans leurs démarches plastiques? L’exposition permet de poser la question de façon inédite et novatrice.

II. CORPS À CORPS

La seconde partie de l’exposition tisse un parallèle entre les œuvres de Picasso et des œuvres d’art non-occidental à partir de trois thématiques: ARCHAÏSMES, MÉTAMORPHOSES et ÇA qui soulignent les universaux auxquels les artistes – Picasso, comme les artistes non-occidentaux- ont répondu par des solutions plastiques analogues. Le  » primitif  » ne s’entend plus alors comme un stade de non-développement mais comme l’accès aux fondamentaux les plus intimes et les plus essentiels de l’humain.

1/ ARCHAÏSMES

Cette section traite de thématiques relatives au primitif et non au primitivisme. Elle met notamment en lumière l’importance de l’art « nègre ,, et celle toute aussi importante de l’art catalan dans l’œuvre de Picasso. ARCHAÏSMES met en avant les sujets du corps, de sa géométrie et de positions corporelles archétypales autour des thèmes suivants : « nudité», « stylisation et verticalité », « le corps-signe ».

2/MÉTAMORPHOSES

Le dialogue se poursuit, dans cette autre section qui aborde l’usage des matériaux, l’imaginaire des trouvailles, leurs assemblages dans le jeu virtuose des MÉTAMORPHOSES. La richesse des variations autour de la figure passe par procédés de transformation, retournement, mutation, mise en abyme, anamorphose, etc. Cette section traite des formes relatives au corps humain ou au corps animal et étend la question à l’objet et à ses transformations.

3/LE ÇA

Si Picasso est généralement assimilé aux thématiques de la forme, en rappelant par exemple son rapport au cubisme, cette section souligne ici l’importance des pulsions et de l’instinct dans sa création et ses influences. La section ÇA développe la défiguration, la destruction, les multiples apparitions du masque, ses figures hybrides et ambivalentes. Elle réouvre la question de l’inspiration traitée précédemment dans l’exposition, mais selon une approche purement esthétique et non documentaire.

*Le Ça est entendu au sens freudien comme l’énergie psychique inconsciente ayant son origine dans la pulsion de vie (libido) et la pulsion de mort.

Commissaire de l’exposition : Yves Le Fur, directeur du département du patrimoine et des collections du musée du quai Branly- Jacques Chirac. Exposition en collaboration avec le Musée national Picasso – Paris.

Informations pratiques :

  • Mine de rien il travaille un peu tous les jours. Mine de rien il ne dort pas mais il cause !

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