Picasso et les oiseaux de nuit

Picasso et sa chouette

D’une chouette l’autre, Picasso et les oiseaux de nuit

L’œuvre de Pablo Picasso (1881-1973) a de tout temps donné aux figures animales une place de choix. Que les représentations en soient naturalistes ou symboliques, et si de nombreux chevaux et taureaux ont rythmé ses créations, les oiseaux nocturnes, chouettes et hiboux, ont eux aussi occupé une place privilégiée. Si la première trace apparaît dès 1899 dans la gravure El Zurdo, elle deviendra omniprésente à partir de 1946 lors de l’installation de l’artiste dans le château Grimaldi d’Antibes et le sera jusqu’à la fin de sa vie.

Il faut dire que la présence d’Ubu, petite chouette recueillie par le photographe Michel Sima lors de l’une de ses visites au peintre et qu’il confia à Picasso, tenait compagnie à l’artiste dans son atelier et fut un modèle de rêve pour de nombreuses œuvres peintes, dessinées, gravées, mais aussi des céramiques et des sculptures.

Ubu fascine Picasso par son regard perçant et son activité nocturne, et le rapproche de l’Antiquité, période pour laquelle l’artiste se passionne et qui conférait à cet animal une symbolique très forte.

Picasso attribue à ce nouveau thème de travail une signification contradictoire, à la fois présent au sein des faunes et des nymphes pour évoquer la déesse de la sagesse Athéna, mais également maléfique par la symbolique médiévale qui se rattache au hibou, oiseau de mauvais augure.

Les nombreux carnets de croquis de la peinture monumentale La Guerre et la Paix de la chapelle de Vallauris, révèlent ainsi que la petite chouette de La Paix, aujourd’hui discrètement perchée sur la tête d’un enfant, se substitue au gigantesque Hibou de la mort initialement dispensateur des maux de l’humanité dans La Guerre

Quinze céramiques et sculptures réalisées à Vallauris dans l’atelier Madoura et l’atelier du Fournas seront ainsi exposées afin d’illustrer ce sujet de prédilection de Picasso, accompagnées d’une exploration documentaire de ses nombreux dessins et tableaux sur le sujet.

Cette exposition bénéficie des prêts exceptionnels de pièces du musée national Picasso-Paris, du musée Magnelli, musée de la céramique de Vallauris, de la Cité de la Céramique – Sèvres, du musée Picasso d’Antibes ainsi que de collectionneurs privés. Elle se déroule en même temps que la Biennale Internationale de la Céramique Contemporaine de Vallauris.

La critique d’art Hélène Parmelin dira de ces pièces : « Les taureaux et les chouettes des plats espagnols sont des architectures de peinture. Chaque renflure, chaque bordure prête le flanc à un décuplement d’invention seul apte à résoudre le problème de la terre et de son éveil à la vie, par l’art et par le feu. »

Informations pratiques :

Tags:

  • Mine de rien il travaille un peu tous les jours. Mine de rien il ne dort pas mais il cause !

  • Voir les commentaires : (0)

Publicité

Vous pourriez aussi aimer ?

Luxury Forward

Céline Lippi et Fred and Farid lancent la 1ère édition de Luxury Forward

Céline Lippi, co-fondatrice et directrice générale de Fashion Capital Partners*, et FRED & FARID ...

Lentorse

Quinzaine de l’Entorse 2014 « Aquatique et Aérien »

Depuis plusieurs années, l’association « L’entorse » explore les croisements entre l’art et le sport, tentant ...

Fete du mimosa

La Fête du Mimosa célèbre les 5 éléments !

Concerts, diners, spectacles… La fête du mimosa c’est tout ça et plus encore. Alors, ...