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Photographe et cinéaste français Eli Lotar en février au Jeu de Paume

Eli Lotar - Madrid 1936

Cette exposition est la première rétrospective constituée d’une centaine de tirages d’époque, consacrée à l’œuvre d’Eli Lotar (1905-1969) . Elle rend compte de la créativité foisonnante des années 1930, au travers de ses portraits, des œuvres issues de ses collaborations avec de nombreux artistes, mais également de sa passion pour le cinéma.

Photographe français d’origine roumaine, Eli Lotar étudie à Bucarest avant de revenir définitivement à Paris en 1924 afin de travailler dans le cinéma. Il y fait la connaissance de la photographe allemande Germaine Krull, qui devient sa compagne et se met à la photographie à ses côtés, ce qui lui permet d’appréhender le langage photographique moderne avec ses plongées, contre-plongées, décadrages ou gros plans.

Le duo se fait remarquer dans les revues, Jazz, Variétés, Bifur, Documents, la revue de Georges Bataille, et participent à de nombreuses expositions, souvent avec le photographe André Kertész.
Lotar, jeune, précoce et surdoué se détache des photographes connus de l’époque ; avant-gardiste, il est jugé proche du surréalisme par l’insolite empreint de pessimisme de ses travaux. Les années 1927-1932, seront consacrées à la photographie, Lotar prenant pour sujet le paysage urbain et industriel de Paris et de ses alentours ainsi que les nouveaux objets de fascination qu’offre la vie moderne : avions, bateaux, trains, rails, signaux de chemin de fer…

Parallèlement à la photographie, il s’intéresse au cinéma et au théâtre, fréquentant Alberto Cavalcanti, René Clair, Luis Buñuel, Antonin Artaud et Roger Vitrac et filme au début des années trente les images du film de Bunuel Terre sans pain. Multipliant les voyages membre du Groupe Octobre de Jacques Prévert, Lotar travaille avec les cinéastes Jacques Brunius, Joris Ivens, Jean Painlevé, Jean Renoir, comme photographe ou cameraman, et avec Marc Allégret, comme assistant réalisateur. Il est notamment photographe de plateau sur Partie de campagne de Jean Renoir et réalise juste après la seconde guerre mondiale un célèbre documentaire Aubervilliers, écrit par Jacques Prévert, musique de Joseph Kosma. Ses différentes collaborations révèlent son goût pour le travail collectif.

Présentant une centaine de tirages d’époque, des images inédites (reproductions de photographies à partir du fonds de négatifs), des documents (reproductions de pages de journaux et de revues illustrées) et des films, l’exposition d’aujourd’hui est la première rétrospective qui est consacrée au photographe et cinéaste. Elle permet de mesurer la créativité et passion de l’artiste tant pour la photographie que pour le cinéma. La scénographie de l’exposition prouve de la diversité des sujets photographiés par Eli Lotar : l’Institut des sourds-muets et l’hôpital des Quinze-Vingt dédié aux mal-voyants, les abattoirs de la Villette, la condition des prostituées parisiennes, le monde du spectacle vivant, les paysages du pourtour méditerranéen ou encore les sites archéologiques en Grèce au début des années 1930… Ses photos sont consacrées aux injustices sociales et à la misère, au progrès industriel et à ses répercussions sur la vie quotidienne.

En s’associant pour présenter une exposition rétrospective constituée à partir des archives et du fonds d’atelier du photographe conservés au Centre Pompidou et de tirages d’époque provenant de collections et d’institutions internationales, le Jeu de Paume et le Centre Pompidou à Paris, nous offrent la possibilité de poser un regard nouveau sur son travail et de restituer toute la singularité de sa trajectoire et de son univers visuel.

Photo : Eli Lotar – Madrid 1936 – Dormeuse, Espagne, quatrième voyage, février 1936 Epreuve gélatino-argentique obtenue d’après le négatif original selon le format d’un tirage d’époque existant, 21,4 x 30 cm, Acquisition, n° inv. : TEX 2011-261 (8), collection Centre Pompidou, Paris, MNAM-CCI © Eli Lotar

Le parcours de l'exposition

Nouvelle vision
Jeunesse et talent précoce permettent à Eli Lotar de se démarquer rapidement des pionniers de la photographie moderne qui émerge à Paris à la fin des années 1920.

Déambulations urbaines
La sensibilité de Lotar va au-delà de l’esthétique moderniste. La ville de Paris en mutation s’offre comme un terrain de jeu idéal pour le jeune photographe.

Engagement documentaire
Entre 1928 et 1929, Lotar effectue une dizaine de reportages pour le magazine VU. Ce travail se poursuit de manière intense jusqu’en 1932 en illustrant des revues comme Variétés, Détective, Jazz ou Bifur.

Photogénie des sites
Dans les années 1920 et 1930, période la plus intense de sa pratique photographique, Eli Lotar effectue plusieurs voyages à travers la France et la Méditerranée, dont il rapporte de nombreuses vues de sites portuaires et maritimes – thème en vogue à l’époque.

Poses et postures
L’exposition se propose de conclure ce panorama en resituant le photographe dans son réseau intellectuel et artistique.

Informations pratiques :

  • Mine de rien il travaille un peu tous les jours. Mine de rien il ne dort pas mais il cause !

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