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Paul McVeigh « Un bon garçon » aux éditions Philippe Rey

Paul McVeigh

Paul McVeigh nous livre avec « Un bon garçon », un premier roman empli de tendresse et d’émotion. Un regard sur les années troubles de l’Irlande du Nord. 

Après avoir écrit des pièces de théâtre puis des comédies qui ont été jouées au Festival d’Édimbourg et à Londres, l’écrivain irlandais Paul McVeigh, directeur du London Short Story Festival, a rédigé des nouvelles qui ont été publiées dans des revues et des anthologies littéraires, et lues dans différents programmes à la radio. Il signe aujourd’hui son premier roman, « Un bon garçon », qui vient de paraître aux Éditions Philippe Rey.

Un livre sur fond de conflit irlandais, la violence qu’il engendre au quotidien et les blessures tout aussi douloureuses, de l’enfance. « Un bon garçon » nous entraîne dans l’Irlande du Nord de la fin des années 80, à Ardoyne, quartier de Belfast où catholiques et protestants s’affrontent. Notre imagination met en place des décors, l’ambiance et les lumières irlandaises du film « Billy Elliot ». Ici, nous marchons aux côtés de Mickey, un jeune garçon qui s’apprête à entrer au collège et devenir un jeune homme ; c’est l’été ; au sein d’une ambiance familiale semblable au climat social électrique et conflictuel, Mickey va abandonner derrière lui l’innocence de son enfance.

Bon élève, il est heureux d’intégrer à la rentrée prochaine un collège « d’élite » et de quitter les garçons qu’il a fréquenté jusqu’à maintenant. Or, lors d’un rendez-vous chez le directeur, il apprend que son père a dépensé l’argent censé payer sa scolarité et qu’il est affecté à St. Gabriel, le collège où son grand frère et tous ses anciens acolytes vont se rendre à la prochaine rentrée. Pour se faire pardonner, ses parents lui offrent un petit chien, mais l’amertume et la tristesse l’envahissent. Gentil, sensible et doué, il craint son père alcoolique et les autres gamins violents du quartier, préférant la compagnie de sa mère et de sa jeune sœur, ce qui lui vaut une réputation de « petit pédé » qui joue avec les filles… Mickey se met alors à rêver à ce que serait sa vie en Amérique, mais la réalité s’impose à lui, une réalité aux couleurs de l’IRA, des bombes, des émeutes, des affrontements avec l’armée britannique. Quand son chien est tué par une bombe, qu’un soldat meurt devant ses yeux… Mickey prend conscience qu’il va falloir qu’il protège sa mère et sa sœur…

Paul McVeigh nous livre avec « Un bon garçon », un premier roman empli de tendresse et d’émotion ; une fois dedans, impossible de s’en détacher ; nous sommes immergés dans cette Irlande troublée et douloureuse, les doutes et les souffrances de Mickey deviennent les nôtres, nous marchons avec lui, souffrons pour lui, la force de l’écriture fait de chaque lecteur un Mickey.

Roman traduit de l’anglais par Florence Lévy-Paoloni

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  • Mine de rien il travaille un peu tous les jours. Mine de rien il ne dort pas mais il cause !

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