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Parmigianino « Les dessins d’un génie du maniérisme »

Francesco Mazzola, dit Parmigianino Le mariage mystique de Ste Catherine © RMN-Grand Palais(musée du Louvre) /René-Gabriel Ojéda

Francesco Mazzola, dit Parmigianino naquit dans la ville italienne de Parme en 1503, ce qui explique son nom qui signifie littéralement « petit natif de Parme » ou « petit Parmesan ». Très vite il fut remarqué pour la dextérité et l’habileté de ses dessins d’une élégance aussi magistrale que charmante. La collection des arts graphiques du Louvre qui possède la plus grande collection d’études de Parmigianino, nous permet en une soixantaine de ses chef-d’oeuvres de suivre pas à pas l’évolution de cet artiste, de Parme à Casalmaggiore en passant par Rome et Bologne.

Considéré comme l’une des plus belles mains du dessin italien ainsi que l’initiateur du maniérisme, Parmigianino est doué du génie de la jeunesse. Fils de peintre, Il n’a que deux ans quand son père meurt à Parme. Sa famille, installée dans cette ville depuis déjà deux siècles, compte plusieurs hommes du métier et ses oncles, peintres également, recueillent l’orphelin et le confient à divers maîtres locaux, dont Corrège pour faire son éducation artistique.

Une éducation s’imposait afin de maîtriser et de cadrer ce talent impromptu qui manifestait très tôt tant d’aisance empreinte d’un relâchement certain !

Au début de la deuxième décennie du XVIe siècle apparait, dans une Italie que bouleversent troubles et déroutes, un nouveau style qui devait devenir bientôt un style européen : le maniérisme. L’on avait rien vu de tel depuis l’art gothique. D’une nation à l’autre, les mêmes formes raffinées et sophistiquées, les mêmes tours de forces se répondaient. L’art de Michel-Ange, de Corrège ou de Raphaël offrait un socle solide à cette nouvelle esthétique fragile, savante et virtuose qui exigeait que l’on ait du style, que l’art assume sans limite la haute idée qu’il se faisait de lui-même et que ce vertige d’idéal reste toujours indépassable.

Parmigianino fut l’un des tout premiers acteurs de cet art des sommets. Porté par le désir fou de l’égaler, il s’aventurera vers une venustà mondaine, fit preuve d’un anticonformisme radical dans la façon de traiter les sujets les plus communs et finit par substituer de vaines recherches alchimiques à sa quête effrénée des subtilités de l’art, jusqu’à sa mort à l’âge de 37 ans.
Ces quelques mots de Giorgio Vasari résume parfaitement le maître :

« Pour explorer les subtilités de l’art, il entreprit un jour de faire son autoportrait, en se regardant dans un de ces miroirs de coiffeur, de ceux en boule convexe. Ce faisant, voyant les effets bizarres que provoque la convexité du miroir… il lui prit l’envie de contrefaire toute chose selon son caprice. Donc, après avoir fait faire au tour une boule de bois, et l’avoir divisée en demi-boule de taille semblable à celle du miroir, il entreprit avec grand art d’y reproduire tout ce qu’il voyait dans le miroir et en particulier lui-même… Et puisque tous les objets qui s’approchent du miroir grossissent et que ceux qui s’en éloignent rapetissent, il y fit une main qui dessinait un peu grande, comme la montrait le miroir, et si belle qu’elle paraissait très vraie ; et comme Francesco avait belle apparence et le visage gracieux, plus celui d’un ange que d’un homme, son effigie sur cette boule avait quelque chose de divin. »

Au-delà de l’exposition et du catalogue qui lui est dédiée, un cycle de conférences à 18h30 est proposé :

Peindre pour dessiner: l’Art et la Manière de Parmigianino
Ces trois conférences présentent chacune une oeuvre embléma-tique des différentes périodes d’activités de l’artiste, de Parme à Parme en passant par Rome. Une anthologie de ses dessins.

Lundi 4 janvier à 18h30
L’histoire d’Actéon à la Rocca Sanvitale de Fontanello, ou les caprices de la métamorphose
Par Dominique Cordellier, musée du Louvre

Vendredi 8 janvier à 18h30
La Madone de saint Jérôme, ou la peinture médusant les barbares
Par Roberta Serra, musée du Louvre

Lundi 25 janvier à 18h30
Les Vierges de la Steccata à Parme, où l’alchimie de la Maniera
Par Laura Angelucci, musée du Louvre

Parmigianino - Les dessins d’un génie du maniérisme
Francesco Mazzola, dit Parmigianino Tête d’une enfant ©
RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Michel Urtado

Informations pratiques

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