• Participez au artsixMic Crowfunding !
  • Aidez-nous à bouger les choses !

Niki de Saint – Phalle en septembre au Grand Palais

Niki de Saint - Phalle

Niki de Saint - Phalle au Grand Palais

Niki de Saint Phalle (1930-2002) est l’une des artistes les plus populaires du milieu du XXe siècle, à la fois plasticienne, peintre, sculptrice et réalisatrice de films. Si elle est surtout connue du grand public pour ses célèbres « Nanas », son oeuvre s’impose aussi par son engagement politique et féministe et par sa radicalité. Le Grand Palais propose la plus grande exposition consacrée à l’artiste depuis vingt ans et un nouveau regard porté sur son travail…

Autodidacte, Niki de Saint Phalle s’inspire de Gaudi, Dubuffet et Pollock pour mettre en place dès la fin des années 50 un univers singulier, en dehors de toute tendance et mouvement. Son parcours biographique y est sublimé par la création de grands thèmes et de mythes qui articuleront ensuite toute son œuvre. On en connaît le caractère joyeux et coloré, mais on en a oublié la violence, l’engagement et la radicalité. Qu’il s’agisse de l’audace de ses performances, du contenu politique et féministe de son travail ou de l’ambition de ses réalisations dans l’espace public. Cette rétrospective, première grande exposition consacrée à Niki de Saint Phalle depuis vingt ans, présente toutes les facettes de l’artiste qui fut à la fois peintre, assemblagiste, sculpteure, graveuse, performeuse et cinéaste expérimentale, et renouvelle profondément le regard posé sur son travail. Plus de 200 œuvres et archives dont beaucoup sont inédites émaillent un parcours de 2000 m2 à la fois chronologique et thématique, ponctués d’écrans montrant l’artiste commentant son travail. Des maquettes de projets architecturaux et une sculpture-fontaine (L’Arbre de Vie) devant l’entrée du Grand Palais, permettront d’évoquer l’ampleur et la diversité de son œuvre publique.

Une artiste engagée

Le féminisme n’est qu’un élément de sa lutte précoce et constante contre les conventions et les carcans de la pensée.  Chacune de ses œuvres comporte plusieurs niveaux de lecture et d’interprétation dont on a souvent omis le caractère  politique au profit d’une lecture décorative et superficielle de son œuvre. Aller au-delà, c’est reconnaître par exemple  aux « Tirs » toute leur puissance subversive. Ces performances, où des tableaux étaient détruits à la carabine par  l’artiste ou le public invité, furent à la fois fondatrices dans l’histoire du happening et particulièrement scandaleuses  car orchestrées par une femme. Dirigés contre une vision de l’art, une idée de la religion, une société patriarcale, une  situation politique où guerre froide et guerre d’Algérie s’entremêlent, un pays – les États-Unis – où le port d’arme est  légalisé, les Tirs sont à l’image de son œuvre ultérieure, qui se nourrit presque toujours de questionnements sociétaux.  Niki de Saint Phalle fut l’une des premières artistes à aborder la question raciale et à défendre les droits civiques puis un  multiculturalisme américain ; une des premières aussi à utiliser l’art pour sensibiliser le grand public aux ravages du sida.

Dans le prolongement de l’exposition, la RMN-Grand Palais et le CENTQUATRE-PARIS présentent la Cabeza du 17  septembre 2014 au 1er février 2015.

commissariat : Camille Morineau, conservateur du patrimoine assistée de Lucia Pesapane, historienne d’art

Dolorès

Dolorès, 1968-1995, 550 cm, Résine peinte / grillage, Sprengel Museum, Hanovre,© 2014 Niki Charitable Art Foundation, All rights reserved. Donation Niki de Saint Phalle 

Tags:

  • Mine de rien il travaille un peu tous les jours. Mine de rien il ne dort pas mais il cause !

  • Voir les commentaires : (1)

Publicité

Vous pourriez aussi aimer ?