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Much Loved de Nabil Ayouche « Valois d’or » au Festival d’Angoulême

Much Loved

« Much Loved », le film de Nabil Ayouche qui raconte l’histoire de quatre prostituées à Marrakech et qui avait été projeté à Cannes en mai dernier, vient d’être censuré au Maroc alors qu’il est actuellement en compétition au festival d’Angoulême.

Nabil Ayouch est un cinéaste engagé. En 1997, son premier long métrage « Mektoub », avait été inspiré d’un fait divers qui avait défrayé la chronique marocaine puisqu’il relatait en image l’affaire du commissaire principal des renseignements généraux à Casablanca, coupable de multiples violences à caractère sexuel, arrêté puis condamné à la peine capitale et dernier condamné à avoir été executé au Maroc.

Ce thriller avait rencontré un franc succès au Maroc et avait été le premier film marocain jamais sélectionné à l’Académie des Oscars. Dans ses films suivants, Nabil Ayouch n’a jamais hésité à traiter les sujets les plus sensibles comme les enfants abandonnés dans « Ali Zaoua prince de la rue » en 2000 ou le cheminement des djihadistes dans « Les chevaux de Dieu » en 2012.

Mais parler de prostitution demeure un sujet tabou dans un pays musulman, et après avoir été la fierté de son pays, le cinéaste est désormais accusé de le déshonorer avec « Much Loved » dont de nombreux extraits piratés ont été publiés sur YouTube provoquant au Maroc un déferlement de condamnation haineuses et de fatwas appelant au meurtre, au nom des valeurs sacrées du Royaume.

Pourtant, le film avait suscité l’attention et un bel engouement au Festival de Cannes, présenté à la Quinzaine des réalisateurs. Comportant « un outrage grave aux valeurs morales », le film est donc censuré au Maroc ; le Festival d’Angoulême vient de transformer cet outrage en récompense, le film raflant le Valois d’or et celui de la meilleure actrice pour Loubna Abidar.

Much Loved - Bande annonce VOST

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