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Modes ! A la ville comme à la scène

Modes ! A la ville comme à la scène

Avec Modes ! À la ville comme à la scène, le Centre national du costume de scène présente les relations croisées entre l’histoire de la mode et celle du costume de scène, du XVIIIe siècle à nos jours.

Worth, Poiret, Lanvin, Chanel, Balmain, Balenciaga, Saint Laurent, Lacroix… Les grands couturiers n’ont pas seulement marqué l’histoire de la mode mais ont également laissé leur empreinte dans celle du théâtre.

A travers sa nouvelle exposition intitulée « Modes ! A la ville comme à la scène » qui présentera 130 costumes provenant des collections du CNCS et de grands musées de mode, le Centre national du costume de scène met en valeur les relations croisées entre l’histoire de la mode et celle du costume de scène, du XVIIIe siècle à nos jours, nous permettant de traverser les époques aux côtés des costumes de femmes, artistes, comédiennes et danseuses, devenues de véritables icônes telles Sarah Bernhardt, Cléo de Mérode, Madeleine Renaud, ou Isabelle Huppert.

La scénographie des 13 salles a été conçue de manière chronologique, promenant les visiteurs à travers trois siècles d’histoire ponctués par des costumes, dessins et maquettes qui témoignent des influences réciproques entre mode et théâtre qui, dès l’Ancien Régime, font du costume de scène le laboratoire des innovations de la mode. Si au XVIIIe siècle, le classicisme et l’exotisme règnent en maîtres, 100 ans plus tard, le style Renaissance fait fureur et dès 1900, des couturiers comme Jeanne Lanvin et Paul Poiret sont considérablement influencés par les Ballets russes de Diaghilev. Les costumiers de théâtre doivent créer des costumes en accord avec la mode et avec…les exigences des actrices ! Les vêtements influencent la scène et au final arrivent sur scène ! Mais le rôle des comédiennes, dès la fin des années 1880, est primordial ; elles forment avec le couturier et le journal de mode un trio puissant.

De nos jours, les actrices offrent aux couturiers une visibilité en or : les tapis rouges de Cannes et autres festivals, les défilés des Fashion Week largement relayés par les médias leur permettent de faire admirer leurs créations aux yeux de tous.

Enfin, c’est une histoire inédite de la mode vue par le costume de scène qui est proposée en guise de final. Antiquité, Moyen Âge, Renaissance, Siècle des Lumières, Romantisme, Belle Époque… Tous les grands moments significatifs de la relation mode/théâtre sont représentés jusqu’à la période contemporaine, évoquée notamment par des tenues portées par Isabelle Huppert au Théâtre de l’Odéon ou Marilu Marini au Théâtre de Chaillot.

Comme l’explique la Commissaire d’exposition, Catherine Join-Dieterle : « Costumes de scène et costumes de ville ne servent pas les mêmes buts. Au théâtre, l’approche du costume est triple. Il souligne les caractéristiques, désigne le rôle, s’insère dans l’atmosphère de l’ouvrage, tout en ayant un code chargé de significations. À la ville, il habille avec ou sans ostentation son propriétaire, signifiant son appartenance sociale. Cette exposition ne cherche pas à comparer l’histoire de ces deux modes d’expression pendant trois siècles mais à mettre en valeur les moments où leur articulation fait sens et la naissance de nouveaux processus. »

1. Costume de Georges Wakhévitch pour le rôle d’Emilie dans Les Indes galantes de Rameau, Opéra national de Paris, 1952. 2. Costume de Redfern pour le rôle de Phèdre dans Phèdre de Jean Racine, Comédie-Française, 1917 3. Costume de Rudy Sabounghi pour le rôle de la chanteuse dans Le Danube jaune, Comédie-Française, 1986. © CNCS / Florent Giffard

Informations pratiques :

  • Mine de rien il travaille un peu tous les jours. Mine de rien il ne dort pas mais il cause !

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