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Médiapart fête cette année ses 6 ans d’existence

Médiapart fête cette année ses 6 ans d’existence et enregistre pour la troisième année consécutive un chiffre d’affaires de 7 millions d’euros, soit un résultat net de 900.000 euros. Grâce à ses 84 000 abonnés payant individuels et ses 5 000 collectifs, Mediapart a réussi son pari d’être aujourd’hui le seul pure player de presse en ligne à gagner de l’argent et à être rentable. Que l’on aime ou pas Edwy Plenel, il est donc bien difficile de ne pas l’admirer. C’est un peu un Don Quichote des temps modernes à qui tout réussi et surtout qui ne s’en laisse pas compter. Mais en s’appliquant une TVA à 2,1% depuis son lancement, TVA obtenue pour les sites d’information en ligne, notamment par le Spiil et Médiapart, ce dernier fait actuellement l’objet d’un redressement fiscal d’un million d’euros pour la période 2008-2010. « Nous irons jusqu’au bout pour faire valoir notre bonne foi », annonce Edwy Plenel, qui indique par ailleurs avoir provisionné une telle somme. Par ailleurs, la nouvelle aventure dans laquelle se lance Edwy Plenel et Mediapart est la création d’un statut de «société de presse à but non lucratif», qui aurait le contrôle de Mediapart; un nouveau statut qui s’appuierait sur la mission d’intérêt général du site de presse, et dans l’esprit d’un fonds reconnu par l’Etat. Quoiqu’il advienne, on ne peut que souhaiter un bon anniversaire à Médiapart!

A signaler également la sortie du livre nouveau livre de  Edwy Plenel « Dire Non« 

La France ressemble ces temps-ci à un Titanic dont l’équipage irait droit vers l’iceberg, le sachant et le voyant mais ne trouvant rien pour l’empêcher. Économique, sociale, démocratique, européenne, culturelle, écologique: les crises s accumulent dans une confusion du sens et une perte de repères dont aucune force ne semble capable de dénouer les fils, à l’exception des tenants de la régression la plus obscure vers le plaisir de détester ensemble les Roms, les Arabes, les juifs, les étrangers, les femmes, les homosexuels, le monde, les autres, tous les autres. Nous ne sommes pas condamnés à cette fatalité. Urbaine, diverse et mêlée, dynamique et inventive, la France telle qu’elle est et telle qu’elle vit n est pas conforme à cette image de régression, de division et de repli. Mais, entre cette réalité vécue et la politique supposée la représenter, le gouffre ne cesse de se creuser. Aussi la crise française est-elle d’abord une crise politique, de représentation, des institutions, une fin de régime. Celle d une République épuisée, à bout de souffle, impuissante et illisible. Allons-nous subir ou réagir ? Ne nous revient-il pas, sauf à définitivement accepter cette servitude volontaire des peuples qui ne savent plus dire « non », de relever la France, dans la diversité de nos attentes et de nos espoirs, en réinventant sa République, une République enfin à l image de sa promesse de liberté étendue, d’égalité approfondie et de fraternité retrouvée ?  Dire non est un appel au sursaut, un sursaut démocratique et social qui rassemble et conforte afin de trouer l’épais brouillard qui, aujourd hui, voile l espérance.

  • Broché: 168 pages
  • Editeur : DON QUICHOTTE (13 mars 2014)
  • Collection : NON FICTION
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 235949287X
  • ISBN-13: 978-2359492873
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  • Mine de rien il travaille un peu tous les jours. Mine de rien il ne dort pas mais il cause !

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