Max Zorn : « Tape-art » ou l’art du scotch

Max Zorn – Hotel

Un prodige en la matière, sa particularité : jouer du scalpel et du ruban adhésif (de couleur marron). Quand certains usent du scalpel pour la dissection, Max Zorn le détourne en outil de création.

Sa dextérité à manier le scotch, et sa maîtrise de l’outil, le scalpel, font de ce trentenaire le grand maître des univers allégoriques éphémères. Sur des surfaces vitrées, jouant avec la lumière pour donner du relief à ses créations, Max Zorn colle et découpe à la manière d’un pochoir. Contrastes et reliefs résultent d’une accumulation de différentes couches de scotch.

Regarder ses tableaux c’est plonger dans le mystère de l’âme. Cet ancien universitaire en psychologie fricote avec l’univers des polars noirs des années 1950. Il met en scène ses personnages comme pourrait le faire un James Ellroy dans ses romans. On est scotché ; l’adhésion est immédiate.

Fils spirituel de l ‘Américain Edward Hopper Max Zorn travaille sur les thématiques de la fragilité, de l’amour, ses désillusions et menaces au delà des images glamour ; comme son maître, la quête de la lumière, les clairs obscurs et les fondus.

Inspiré par des artistes tels que Piet Mondrian, et comme Roy Lichtenstein, une figure emblèmatique du pop art, il y a une vraie profondeur dans ses créations qui semblent tirée de l’imagerie populaire.

Les vibrations de ses créations, tirées au cordeau, donnent à ses personnages une âme, au point que l’on serait tenté de chercher la bande-son et le dialogue les accompagnants.

Car il y a une vraie profondeur dans ses créations, et une mise en scène savamment élaborée. Il est bluffant Max Zorn.

Il se manifeste dans les grandes villes européennes, tel un Fantômas déjanté. Il utilise les lampadaires des mégalopoles pour transformer ses oeuvres en photophore urbain.

Le résultat est estomaquant de réalisme, montré en 2012 en galerie laissant continuellement des traces de cette nouvelle forme de « street art » à travers ses actions et auprès de ses fans, les encourageant à poursuivre l’histoire de ces scènes intemporelles. Leila Brunet

  • Exposition du 13 décembre 2012 au 18 janvier 2013
Max Zorn – Hong Kong Red

Visionairs Gallery

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