Marie Laure Viébel et Barthélémy Toguo s’exposent à Barbizon

GALOPEC

Au coeur de la forêt de Fontainebleau, la mairie du village de Barbizon invite cette année deux artistes : Marie Laure Viébel et Barthélémy Toguo.

 Tous deux inspirés par la nature, fascinés par le dialogue entremêlant l’humain et le végétal, le masculin et le féminin, bref, la dualité de la vie sous toutes ses formes. Leurs univers résonnent de correspondances, leurs regards se croisent : leur rapprochement est immédiat. Ils éprouvent une même fascination pour « Mother Nature », la « Mère Nature » et partagent les mêmes interrogations existentielles.

Marie Laure Viébel et Barthélémy Toguo proposent un parcours initiatique qui encourage le visiteur à s’interroger sur la notion du Bien et du Mal, sorte de voyage intérieur, avec pour toile de fond, l’arbre, la forêt, la nature, le rapport au sacré, les effets pervers de l’homme sur l’environnement.

Galopec le concept

Sur la lointaine « Ile de Praslin » de l’archipel des Seychelles, pousse une forêt peuplée d’un palmier si étonnant qu’on peut le comparer aux autres membres des plus célèbres du Règne végétal, comme le cèdre du Liban ou les séquoias géants de Californie. C’est la « Forêt de Mai », unique au monde, véritable cathédrale végétale atteignant trente mètres de haut, classée par l’UNES CO au « Patrimoine mondial de l’humanité ».

La « lodoicée » plus couramment appelé « le cocotier de mer » donne une énorme noix, la plus grosse et la plus lourde graine du règne végétal. La forme sensuelle de cette graine, sa mystérieuse origine et sa grande rareté frappèrent l’imagination. On lui attribua toutes sortes de vertus : des propriétés aphrodisiaques pour sa pulpe intérieure mais aussi la capacité d’être un antidote souverain. C’est à une des nombreuses légendes autour de cette graine que le « coco de mer » doit son nom : d’après les croyance, il était le fruit d’un grand arbre sous-marin. Le « coco de mer » qui ressemble à des fesses de femme est aussi surnommé « coco fesse ».

Le Mythe du Paradis Terrestre

En 1881, le célèbre général Anglais Charles Gordon déclare qu’il considère les Seychelles comme le Paradis Terrestre. Ainsi, le « cocotier de mer » devient l’arbre biblique de la connaissance du Bien et du Mal et son fruit, le « coco de mer », en forme de coeur, siège des désirs charnels, se substituant à la pomme. Il devient le fruit de la tentation. Il sera l’instrument de la chute d‘Adam.

L’exposition

La salle est transformée en chapiteau. Une tente de coton blanc flotte à la manière d’une moustiquaire géante partant du haut de la pièce puis courant le long des murs. On entre dans un univers de paix, de douceur. Impression d’un monde idyllique, un monde de rêve. Au centre de la pièce, un arbre, mi baobab, mi bouleau, mi banyan s’élève : C’est l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Entre ses branches une graine d’or. La graine est le symbole du cycle de la vie : une fois plantée, elle germe, pousse, donne une fleur et avant de mourir, donne d’autres graines. Recouverte d’or, la graine, à l’instar des icônes, des bouddhas, des reliques, rentre dans le domaine du sacré. Autour de l’arbre, un cercle de sable de la forêt de Fontainebleau. Clin d’oeil au cercle du combat des lutteurs de sumos, celui du duel, où deux hommes, deux forces s’affrontent…

Née en 1962 en France, elle vit aux USA et en Inde aux cotés de son mari diplomate. Pendant 12 ans, elle se forme au métier de la dorure directement dans un atelier parisien.

A partir de 2006, elle travaille sur le concept de «graine de vie», en bois doré, puis en bronze, pour arriver au verre de Murano. Elle s’attache à «raconter une histoire à partir de chaque graine.

Marie Laure Viébel Sculptrice

Né en 1967. Il vit entre Paris et Bandjoun, sa ville d’origine au Cameroun. Le travail de Toguo est au croisement de plusieurs disciplines. Ses oeuvres font appel aussi bien à l’univers du dessin, de la peinture, de la sculpture, que de la photo et de la vidéo.

A partir de 2006, elle travaille sur le concept de «graine de vie», en bois doré, puis en bronze, pour arriver au verre de Murano. Elle s’attache à «raconter une histoire à partir de chaque graine.

Barthélémy Toguo

Il met au coeur de son projet artistique, la performance artistique. Reconnu au niveau international, Toguo expose dans le cadre de la Fiac 2007, «In the Spotlight », dans le Jardin des Tuileries à Paris. Parmi ses récentes expositions, en 2011 : « J’ai deux amours », Cité nationale de l’histoire de l’immigration, Paris ; Museum and Art Gallery at Skidmore College, Etats-Unis ; « The Unhomely », Biennial Of Contemporary Art, Seville ; Musée de la Fédération française de tennis, Paris. En 2013 : « Talking to the moon » Musée d’art moderne de Saint-Etienne Métropole (février/mai).

« GALOPEC »
C’est l’acronyme permettant de mémoriser « les sept péchés capitaux » : Gourmandise – Avarice – Luxure – Orgueil – Paresse – Envie – Colère.

  • Exposition du 25 mai au 22 septembre 2013

Espace Culturel Marc Jacquet

  • Rue Théodore Rousseau – Barbizon (77)
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