Maria Tomé « La Main de Dieu » – Hand of GOD

"Switch Houses", Maria Tomé
« Switch Houses », Maria Tomé

Artiste de l’image, Maria Tomé improvise des histoires pour en extraire la mise en scène. Moins attentive à la narration qu’à l’acte de guider l’œil, son travail met en lumière l’inconscient de l’objet. Plutôt que de créer, elle choisie de « révéler », nous entraînant ainsi dans sa vision parallèle du quotidien. Laissant toujours une place au hasard, à l’accident, son travail aime se soumettre au fortuit et tente sa mise en relief afin de mieux l’apprivoiser.

Née au sud du Portugal au début de l’Afrique, ses racines auprès d’une mère couturière et d’un père tailleur lui apprennent le découpage.

À 20 ans, attirée par la couleur et la lumière, Maria Tomé travaille la photo et devient assistante de James Lignier, photographe de nature morte, qui lui offre son premier argentique : un F3 Nikon. Ce nouvel outil en main, pendant cinq ans, elle fait le tour du monde, suit l’apprentissage de l’école Louis lumière puis repart.

Le hasard, les rencontres, les différents métiers qu’elle occupe dans le cinéma, la mode sont autant d’expériences qui misent bout à bout racontent un peu de l’histoire qu’elle met en scène aujourd’hui. Mais, au-delà du regard, c’est par l’ouïe qu’elle se laisse guider, jamais très loin des concerts, où elle prend des photos, la musique baigne son univers, les musiciens deviennent les premiers acteurs de son approche artistique.

Lorsqu’en 1991, elle atterrie à l’hôpital FMR, ses rencontres avec Jean Luc Blanc, Jean Luc Verna, Aurèle et les FFF déclenchent de nouvelles envies. « Mon école d’art » c’est ainsi qu’elle baptise ces lieux.

En 1995, une autre rencontre marque le début d’une collaboration, toujours d’actualité, avec l’un des pères du Funk : George Clinton pour qui elle crée des costumes de scène entre autres pour les Grammy Awards en 1998. De même avec les FFF, qu’elle habille lors de leurs concerts. Réalisés à partir d’images brodées, de collages et d’impressions sur tissus, ses vêtements restent avant tout le support de son imaginaire. L’habit de scène devient l’espace de sa propre mise en scène.

Maria Tomé travaille aujourd’hui le découpage/collage et la photographie dans son atelier de L’île St Denis. Elle continue de poser son regard étrange et familier sur notre monde en appliquant dans des livres, magasines et catalogues d’Art certaine règles de vie de l’homme qu’elle met en en scène : « Rien ne se perd », « Trocs », « Transferts de prisonniers » et « Switch Houses »

Dans la série « Switch Houses« , Maria Tomé travaille sur le choc des contrastes et différences de notre monde et ce par le choix des ouvrages qu’elle a choisis. La règle, est l’échange des éléments d’un livre avec les éléments d’un autre livre, en suivant l’ordre des pages. Ce protocole provoque des rencontres imprévisibles dont certaines images seront présentées en tirage photographique.

C’est le Tome 2 de « Switch Houses » qui comprend trois livres, qu’ADDICT Galerie sera heureuse de vous présenter à l’occasion de la première exposition personnelle de Maria Tomé à Paris.

Exposition du 23 Mai au 27 Juillet 2013

ADDICT Galerie – Laetitia Hecht
14/16 rue de Thorigny 75003 Paris 

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