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Mannequin d’artiste, Mannequin fétiche au musée Bourdelle

musée Bourdelle

Le musée Bourdelle, pour sa réouverture, programme une exposition qui pour la première fois met à nu les relations artiste-mannequin, de la Renaissance à nos jours, à travers 160 œuvres disposées dans une scénographie théâtrale et issues de collections publiques et privées, françaises et étrangères.

Rares mannequins d’artiste du XVIIIe siècle à nos jours, « poupées articulées », mannequins de vitrine de Siegel ou d’Imans, peintures de Gainsborough, Courbet, Burne-Jones, Kokoschka, Beeton, de Chirico, Annigoni, dessins de Salviati, de Millais, planches de l’Encyclopédie, brevets d’invention, photographies de Bellmer, Man Ray, List et Denise Bellon… l’exposition retrace en neuf actes la saga du mannequin dans l’art.

Dès la Renaissance, le mannequin d’artiste a servi à progresser dans l’art de la composition, dans le rendu des drapés et des proportions anatomiques. Très apprécié de par sa disponibilité et docilité, il est un élément incontournable et indispensable du processus créatif, tout comme le burin, la sellette, le pinceau, la palette et le chevalet. Il est robuste, obéissant et ….muet ! Personne ne tient la pose aussi bien que lui.

L’histoire du mannequin d’artiste est tout à la fois étrange, surprenante et paradoxale. Dès la fin du XVIIIe siècle, Paris s’impose comme le centre de fabrication des mannequins reproduisant fidèlement le corps humain et durant les siècles suivants, la figure du mannequin devient le sujet même de l’œuvre et les artistes jouent de cette présence sur un mode tantôt réaliste, tantôt ludique, voire érotique…

Le mannequin grandeur nature s’imposait était le seul moyen de représenter avec vraisemblance les détails d’un costume, le tombé d’un drapé. Michel-Ange, Titien, Poussin, Gainsborough, Degas, Courbet, les préraphaélites, Cézanne… les plus grands maîtres usèrent de cet accessoire, invisible une fois l’œuvre achevée. Mais à compter du XIXe siècle, le mannequin sortit peu à peu de son rôle obscur pour devenir le sujet même de la peinture.

Au fil du temps, les avancées de la science et de la technologie ont multiplié l’immense famille des créatures artificielles : poupées, automates, modèles d’anatomie en cire, mannequins de vitrine… Dans « l’inquiétante étrangeté » de ce compagnon, l’art subversif et iconoclaste du XXe siècle allait découvrir la figure envoûtante de la Beauté moderne.
Le parcours de l’exposition retrace en neuf actes la saga du mannequin dans l’art, de la Renaissance à nos jours.

Commissaires :
Jane Munro, conservateur des peintures et des dessins au Fitzwilliam Museum de Cambridge, commissaire invitée, Amélie Simier, conservateur en chef du Patrimoine, directrice des musées Bourdelle et Zadkine, Jérôme Godeau, musée Bourdelle.

Photo 1 : Anonyme, Italie, Mannequin néoclassique, vers 1810 Bois et articulations de métal, tête et corps peints à l’huile © Accademia Carrara, Bergame
Photo 2 : Alan Beeton. Sans Titre, Reposing II, vers 1929. Huile sur toile. Collection particulière, Londres © Beeton Family

Informations pratiques

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  • Mine de rien il travaille un peu tous les jours. Mine de rien il ne dort pas mais il cause !

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