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Luc Delahaye à la Galerie Nathalie Obadia

Luc Delahaye

Luc Delahaye continue sa réflexion sur la représentation de la condition de l’homme dans le monde contemporain. Avec rigueur et liberté, il poursuit sa quête d’une image qui affirme son autonomie et dépasse sa nature photographique.

Cette quête est d’abord l’errance inquiète de celui qui, par sa présence impersonnelle, tend à une conscience du monde. De la guerre, elle mène le photographe vers une actualité plus ordinaire, plus ouverte: celle d’un village indien, d’une banlieue d’Athènes ou d’une institution financière. Elle le conduit aussi à étendre ses moyens d’intervention. Car si l’approche documentaire reste au centre de la pratique, celle-ci accepte dorénavant certains artifices liés habituellement à la fiction.

Ainsi, des quatre photographies réalisées dans le village indien, deux l’ont été dans les conditions classiques du documentaire, en prise directe sur le réel (Coal Gleaner, The Tree); une autre est la reconstitution d’une scène vue lors d’un précédent séjour (Father and Daughter); la dernière (Boys Fighting) est la création, avec des « acteurs », d’une situation imaginaire. Autre exemple, dans un univers bien différent, Trading Floor est une composition numérique faite à partir de clichés pris, sur le vif, à la bourse des métaux de Londres. Death of a Mercenary et House to House, réalisées en Libye pendant la guerre de 2011, s’apparentent, elles, plus aisément aux travaux antérieurs de l’artiste. Le photographe proposera à cette occasion un ensemble de dix œuvres réalisées depuis 2011.

Photo : Luc Delahaye, Coal Gleaner (detail), 2013, Digital C-Print, 176,7 x 250 cm (69 5/8 x 98 3/8 in.) © Luc Delahaye

Luc Delahaye

Luc Delahaye est connu pour ses photographies de grand format représentant des évènements d’actualité, des conflits ou des faits sociaux. Il commence sa carrière comme photojournaliste.Il a notamment collaboré avec l’agence Sipa Press en 1986, puis a rejoint Magnum Photos et le magazine américain Newsweek. Au cours des années 1980 et 1990, il se distingue notamment dans les guerres du Liban, d’Afghanistan, de Yougoslavie, du Rwanda et de Tchétchénie. Ces préoccupations se retrouvent dans des séries minimalistes publiées sous forme de livres, notamment Portraits/1, une suite de portraits de sans-abris réalisés dans des photomatons, et L’Autre, une série de portraits volés dans le métro parisien. Avec Winterreise, il explore les conséquences sociales de la crise économique en Russie. En 2001, il cesse sa collaboration avec la presse et commence son travail actuel.En 2011 il publie aux éditions Steidl « Luc Delahaye 2006-2010 » (source wikipedia)

Voir aussi sur artsixMic : http://www.artsixmic.fr/le-photographe-francais-luc-delahaye-prix-pictet-2012/

Informations pratiques

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  • Mine de rien il travaille un peu tous les jours. Mine de rien il ne dort pas mais il cause !

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