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l’ordre des avocats du Barreau du 93 présente les œuvres de jeunes artistes de “Street Art”

Street art

C’est une initiative inédite que propose l’ordre des avocats du Barreau de la Seine-­Saint-­Denis : venir découvrir, dans ses locaux de la Maison de l’Avocat et du Droit, les œuvres de jeunes artistes de “Street Art” du département à l’occasion d’une journée portes ouvertes le samedi 4 juillet 2015, de 14 h à 18 h – 11/13 rue de l’Indépendance à Bobigny, près du Palais de Justice. Les jeunes artistes ont été invités par Monsieur Stéphane Campana, Bâtonnier de l’ordre des avocats du Barreau de la Seine-Saint-­Denis.

Dès la fin du mois de juin, les visiteurs habituels de ce lieu (avocats, magistrats, particuliers reçus en rendez- vous) le découvriront donc transformé en galerie d’art provisoire accueillant le travail d’artistes prometteurs du département. Pour permettre au plus grand nombre d’en profiter, l’Ordre des Avocats organise une journée « portes ouvertes » le samedi 4 juillet de 14h à 18h, ouverte à tous.

DAVID

Après la rue où, au gré de ses voyages, il jette ses premiers pictogrammes sur les murs de différentes villes, David choisit parallèlement, à partir des années 90, l’expression sur toile et l’illustration, utilisant l’aérosol, l’acrylique, la gouache associés à la palette graphique. Diplômé en arts graphiques, il explore les différentes formes de communication commerciale et publicitaire. David élabore des logotypes (Art Angel, Colette&Associés), crée des cahiers de tendances ainsi que plusieurs chartes graphiques pour la mode. Dessin et musique sont les premières traces de l’expression de l’Homme. Ses oeuvres tendent vers cette recherche de sensibilité de l’homme sur son environnement, comme un moyen d’expliquer la complexité du monde et de ses tensions en explorant, particulièrement, la lumière et le graphisme. Animé par le désir de promouvoir le développement artistique et culturel, il participe à la création de décors pour le milieu théâtral, enseigne la guitare et intervient régulièrement dans le cadre d’ateliers artistiques de street art.

YANK

Yank découvre sa passion pour le graffiti en 1983 dans un magazine reproduisant les rames de métro de New York entièrement recouvertes à la bombe (« whole-­‐cars »). Instantanément, il graffera lui aussi sur les rames et les murs de Paris et sa banlieue. Au fil des ans et des rencontres (il intègre successivement les crew TNT,TBK, CAS, DKA, 156, ODC, DT15, C4), il affirme sa griffe, dont le « K » se termine par un coup sec et rapide. Cette rapidité du geste se veut la transcription d’un vécu marginal scandé par l’adrénaline et l’impulsivité. Vandale solitaire, il quitte la scène graffiti pendant plus d’une décennie. A son retour, Yank décide de donner un nouveau souffle à son expérience de graffeur, notamment dans des compositions sur toile, où son nom se répète parfois jusqu’à saturation. Véritables compressions de ses milliers de tags, ses toiles recréent une parcelle accélérée de cet univers urbain « instinctif, primal, rapide » (dixit Yank) qu’il a arpenté durant 25 ans. Si ses toiles se veulent une continuation de son esprit « vandale », elles n’en sont pas moins un subtil travail sur la couleur, sublimé par un geste pictural expressif. Yank revient de loin, et ses toiles laissent entrevoir les galaxies qu’il a traversées !

SWEN

SWEN découvre le tag en 1984 à travers une performance Live de Futura 2000. Il intègre les 93MC, groupe phare du graffiti français qui révolutionnera l’art du vandale dans les années 80 à 90. Ils taggent tout sur leur passage, rue, métro, avion (le Concorde !)… Les 93MC fusionnent avec les NTM, groupe déjà reconnu, pour former le crew 93NTM, réunissant la crème du graffiti parisien ! Leur renommée dépasse les frontières et s’exporte à Londres, Berlin, New York et dans la plupart des grandes villes européennes. Swen et les 93MC s’expriment désormais, aussi, dans un cadre plus convenu, murs et toiles. En 2009 ils organisent l’événement « Le JOUR J » sur la plaine à Saint-­‐Denis et réunissent la crème de la Old School. Aujourd’hui Swen poursuit son travail artistique, qu’il partage avec les jeunes de tous horizons, notamment au travers des ateliers graff… Les nouvelles générations rencontrent les pionniers (le 93MC) de cette dernière forme de peinture contemporaine du XXe siècle : le graffiti.

LIZA

Liza, artiste née en 1983, s’initie dès la fin des années 90 au graffiti dans les rues de la capitale avec son collectif, les OMT. Elle se plaît à utiliser la couleur et à faire danser ses lettres déstructurées pour égayer les murs de la ville. Pour elle le graffiti doit être, à l’instar de la culture hip-­‐hop, un message de paix et de positivité, accessible à tous. Elle rencontre plus tard les membres des TPS, et en tirera les influences qui la guideront lors de son parcours. Parallèlement, elle commence ses études d’arts graphique afin d’explorer de nouvelles techniques. A partir de 2010, elle décide de transposer son travail sur toiles. Son travail se caractérise avant tout par une recherche de la lettre. En effet, dans sa peinture la lettre se fond à la composition, donnant deux niveaux de lectures à ses toiles. Une dimension abstraite, par son jeu de mouvements et de couleurs, et une dimension figurative, la composition étant toujours construite autour de la forme des lettres, que l’on voit apparaître en observant plus intensément, rappelant son attachement au graff et à ce qui constitue cet art : l’alphabet. Son travail et les rencontres l’amènent à participer à divers festivals et expositions lui permettant de continuer à vivre sa passion.

NEL ONE (T.A.P.)

D’origine portugaise, Nel est né en 1971 à Saint-­‐Denis en France. Vers l’adolescence, il découvre le mouvement graffiti et décide en 1987 avec son ami d’enfance AREM de créer le crew « T.A.P (Toujours Au Pouvoir) ». Il commence tout d’abord par oeuvrer avec du graffiti « 100% vandale » sur des supports illicites comme les stations de métro, qui lui vaudra une condamnation en 1993. Après une dizaine d’années, Nel n’a plus rien d’un sauvageon et revient en puissance en 2005 pendant la JAM organisée par Swen des « 93MC ». Lors de cet évènement, les deux amis décident de partager leur passion auprès d’enfants de leurs quartiers (Saint-­‐Denis et Stains) pendant des ateliers découvertes. Suite à l’engouement envers l’art urbain, il s’adonne désormais aux toiles alliant plusieurs matières telles que le bois et le carton. Et bien évidemment, son support favori reste les murs. Pour lui, le graffiti vient de la street et non des écoles d’art.

SOFO

Né en 1986 et originaire de Stains, Sofo commence son entrée dans le monde du graffiti à l’âge de 15 ans avec des amis, en suivant le mouvement que les pionniers de son département ont pratiqué et pratiquent encore. De nombreuses rencontres (156, 93MC, V13, PSK NHR, …) l’aideront à rester connecté à ce monde nocturne et pas si bien connu du grand public, jusqu’à ce qu’il peigne de moins en moins pour se mettre de plus en plus à la photographie.

LADY. K

Jessica Balota Aka LADY K est née en 1978 au Blanc-­‐Mesnil. Si peu de femmes nourrissent encore aujourd’hui les rangs du Graffiti, il en existait encore moins à l’arrivée de LADY K. Milieu d’hommes à la réputation de machistes, elle s’impose à la force de son style. LADY K, a l’instar de son ainée New-­‐Yorkaise Lady Pink (New York années 80), aura su marquer de son style, l’histoire du graffiti. Lady K découvre le graffiti en 1990 et s’exerce au style. En 1993 elle se consacre à la peinture, la sculpture, la photographie et l’écriture. Elle visite les courants artistiques du XXème siècle « tout ce qui pouvait finalement se finir par isme » sourit-­‐elle. L’impressionnisme, le cubisme, le réalisme, le futurisme et le mouvement Dada enrichissent sa réflexion plastique. Elle s’adonne au pochoir, aux phrases surréalistes, au ready made, aux logotypes. En 1998 après avoir eu plusieurs noms elle conserve Lady.K et s’abandonne au tag : « la seule expression à établir un dialogue direct, franc et spontané entre le spectateur et l’auteur. Avec lui il n’est pas besoin de passer par la galerie, l’exposition ou le cadre institutionnel. Le tag c’est une signature. Mais que serait un Picasso sans signature … Qu’est-­‐ce qui est « art» au final : l’oeuvre ou l’auteur ? ». Avec le tag, elle exprime avec ferveur et énergie, en groupe ou solitaire, en extérieur ou chez elle, une critique réfléchie de nos sociétés actuelles. Consumérisme, lois, injustices, conventions sociales et espaces réduits finissent par la révolter. « J’ai probablement refusé toute ces conventions qui sont destinées à nous apprendre comment devenir de parfaits petits objets. Ce système économique et social instauré par des banquiers et autres magnats des affaires qui se cachent derrière des sociétés anonymes. Tagger sur les trains revient à tagger sur des banques en quelque sorte.. ». A force de style et d’audaces elle se fait adouber par ses pairs. Elle intègre V13, CCH, ED, HLM (collectifs/crews), Psyckoze la fait entrer dans 156 (collectif international fondé par jonOne). Autant d’appartenances qui sont autant de preuves de la reconnaissance dont elle bénéficie désormais. En 2000 elle rentre à l’école Nationale des Beaux arts de Paris. Elle sortira diplômée en 2007. Dès 2001 elle participe à des expositions collectives et dès 2003 en exposition personnelle (Toast Gallery, Paris). En 2009 elle participe à l’exposition « T.A.G » au Grand Palais puis à Monaco en 2011. Versée dans les arts, curieuse de toutes les techniques elle l’est tout autant des supports et des expressions. Passant du pur lettrage au bloc letter, du chrome au tag, de la rue à l’atelier, du pinceau à la toile, du feutre à l’acide ; elle s’impose de sa force et de ses convictions. Artiste complète sans cesse aux aguets, tour à tour peintre ou auteure, elle a su transfigurer son geste. Et user des musées pour mieux encore appréhender la rue.

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  • Mine de rien il travaille un peu tous les jours. Mine de rien il ne dort pas mais il cause !

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