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L’Oracle Della Luna en bande dessinée aux éditions Glénat

Dans la lignée des meilleures séries d’aventures histoires comme Les Sept Vies de l’Epervier, ce premier opus, adapté du roman de Frédéric Lenoir, nous emmène sur les pas d’un jeune paysan dont la quête initiatique est profondément inscrite dans les enjeux religieux et philosophiques de l’époque.

Dans la campagne italienne du XVIe siècle, un homme est retrouvé dans la cabane d’une sorcière, sans connaissance et recouvert de mystérieux dessins. Il est emmené au monastère le plus proche, aux bons soins de Dom Salvatore. Muet, amnésique, le jeune homme se révèle d’un talent hors du commun pour peindre des icônes religieuses…

Mais ce n’est pas tout ! Depuis qu’il est hébergé dans le saint lieu, plusieurs moines sont retrouvés morts dans des circonstances étranges… C’est pourquoi lorsque l’inconnu recouvre la parole et la mémoire, Dom Salvatore est plus qu’avide de connaître son histoire. Elle a commencé en l’an de grâce 1533, lorsque son regard croisa celui d’Elena, la petite fille du Doge de Venise dont le navire avait échoué près de son pauvre village. Déterminé à la retrouver, il croisera la route de la fascinante Luna, qui lui révèlera un destin hors du commun, tragique et lumineux. Dans la lignée des meilleures séries d’aventures et d’histoire comme Les Sept Vies de l’Epervier, ce premier opus, adapté du roman de Frédéric Lenoir, nous emmène sur les pas d’un jeune paysan dont la quête initiatique est profondément inscrite dans les enjeux religieux et philosophiques de l’époque. Une histoire épique aux reliefs passionnants, mêlant amour, aventure, spiritualité… pour une série qui plaira à tous les publics !

Les AUTEURS

Frédéric Lenoir a plusieurs casquettes : philosophe, sociologue et historien des religions, il est chercheur associé à l’école des Hautes études en Sciences Sociales (EHESS). Directeur de la rédaction du magazine «Le Monde des religions», il est aussi producteur et animateur sur France Culture de l’émission hebdomadaire «Les Racines du ciel». Il est également l’auteur d’une trentaine d’ouvrages (essais, encyclopédies, romans), traduits dans une vingtaine de langues et vendus à plus de quatre millions d’exemplaires. Il est enfin scénariste de bandes dessinées et auteur d’une pièce de théâtre, Bonté divine (avec Roland Giraud), qui a connu un triomphe dans toute la France. Il partage sa vie entre Paris et la Provence, où il écrit ses livres.

Griffo est né en 1949 en Belgique et il vit actuellement aux Iles Canaries. Il entre à l’Académie des Beaux-Arts d’Anvers à 15 ans. En 1975 il reprend une série pour le «Journal de Tintin» et poursuit dans le Journal de «Spirou». Sa rencontre avec Dufaux, au milieu des années 80, marque un tournant dans sa carrière. Ils lancent ensemble Beatifica Blues, Samba Bugatti, SOS Bonheur et Monsieur Noir. Après avoir dessiné Giacomo C., et Vlad avec Yves Swolfs au scénario, il a travaillé sur L’Ultime Chimère, série à plusieurs mains sur un scénario de LF Bollée, avant de s’attaquer à la série L’Oracle della Luna, adaptée du roman de Frédéric Lenoir. La série Sherman, dont la publication au Lombard a commencé en 2011 avec Stephen Desberg au scénario, a reçu le Prix de la Meilleure Série BD au Festival du Polar de Cognac.

INTERVIEW DE Frédéric Lenoir

– Cette série est une adaptation de votre roman L’Oracle della Luna : Letragique et lumineux destin de Giovanni Tratore. Du roman à la bande dessinée, quelles ont été les gains et les pertes, les facilités et les embûches ?

En fait, j’avais écrit le scénario BD avant d’écrire le roman. Jacques Glénat avait été emballé et eu l’idée de le faire lire à Griffo, dont j’admire le talent, qui a été aussi très enthousiaste et a donné son accord pour faire une série BD. Mais il était pris par d’autres projets dans l’immédiat et de mon côté je me suis dit qu’en écrivant d’abord un roman, cela me permettrait d’enrichir l’intrigue et les dialogues. C’est ainsi que le roman est sorti avant la série BD. Il est clair que le roman est plus riche d’un point de vue philosophique et spirituel. Dans son découpage, Griffo n’a évidemment pas pu conserver les nombreux dialogues philosophiques. Mais du coup l’intrigue, avec ses nombreux rebondissements, ressort très bien. On est dans une grande saga historique d’amour et d’aventure, qui reste très fidèle au roman.

– L’Oracle Della Luna renoue avec l’aventure picaresque, avec le souffle épique digne des plus grands classiques : avez-vous des références en particulier ? à qui avez vous voulu rendre hommage ?

J’ai voulu écrire une sorte de «roman total» qui embrasse de nombreux genres : suspense, amour, aventures, histoire, philosophie, initiation spirituelle… Je n’avais personne en tête en l’écrivant, mais j’ai certainement été très influencé par les grands romanciers français du XIXe siècle que j’adore, notamment Stendhal, Dumas, Hugo et Balzac. J’ai aussi un grand amour pour Dostoïevski et Hesse. Ils ont une dimension mystique qui manque un peu aux Français, à l’exception de Hugo.

– Outre la fiction, vous avez plusieurs cordes à votre arc (comme en atteste votre biographie ci-contre). De quelle façon insufflez-vous vos différentes passions dans vos fictions ?

Mes romans, pièces de théâtres et scénarios sont irrigués par mes études philosophiques, historiques et religieuses. C’est d’ailleurs sans doute ce qui en fait l’originalité dans la production éditoriale actuelle.

– Quelle place a la bande dessinée au sein de votre travail de création ?

Je suis un fan de BD depuis l’enfance. J’étais abonné à « Tintin » et mon meilleur ami à « Spirou ». Je pense que la BD a contribué à éveiller et nourrir mon imagination. Je reste d’ailleurs à certains égards un grand enfant qui a toujours besoin de rêver… et qui a aussi aujourd’hui la chance de faire rêver en écrivant des histoires ! Et quel bonheur quand elles sont dessinées par un homme aussi talentueux que Griffo !

INTERVIEW DE Griffo

– Comment êtes-vous venu à travailler sur cette adaptation ?

C’était d’abord une idée de Jacques Glénat, qui s’était montré intéressé par le scénario que Frédéric lui avait envoyé. Il a pensé à moi car il imaginait quelque chose dans le style de mon dessin sur Giacomo C. Le projet ayant été un peu retardé, j’ai eu du temps pour m’y mettre. Pour la première fois, j’ai réalisé moi-même le découpage du roman pour l’adapter, je ne suis pas scénariste habituellement ! Sur la fin de ce travail, j’ai rencontré Rodolphe qui m’a aidé à terminer. Ça s’est tellement bien passé que pour les 3 prochains tomes, c’est lui qui s’occupera entièrement du découpage.

– Connaissiez-vous le travail de Frédéric Lenoir ?

J‘ai eu un vrai coup de foudre au moment où j’ai découvert le scénario de L’Oracle della Luna. Frédéric m’avait aussi envoyé son premier roman, La Promesse de l’Ange, coécrit avec Violette Cabesos. C’est un roman incroyable, qui m’a également donné envie de travailler avec lui. Nous avons eu de longues discussions téléphoniques pour bien nous entendre sur la façon de réaliser la série. – Cette série revient dans les décors de votre série Giacomo C., l’Italie !

En septembre 2011, pour travailler sur le premier tome de L’Oracle della Luna, j’ai eu la chance d’aller passer de très belles vacances en Toscane et dans les Abruzzes, et j’ai notamment pu visiter le couvent où se déroule une partie de l’histoire. C’est un endroit extraordinaire ! J’y suis allé à une époque où les touristes étaient partis, et l’abbé qui était à l’entrée voulait me refermer la porte au nez ! Mais je lui ai montré le story-board de l’album, et il m’a laissé rentrer une heure ! J’ai pu prendre des photos tout seul dans le couvent, c’était merveilleux… J’ai pu visiter aussi San Gimignano, une petite ville qui apparaît dans notre histoire. C’était une excellente façon de commencer le travail sur cette série…

Pour Venise, j’avais déjà pas mal de documentation grâce à Giacomo C., mais à l’époque je n’avais pas Internet ! J’ai donc pu compléter facilement, d’autant qu’à Venise, si on enlève les bâtiments d’architecture baroque qui sont postérieurs à l’époque qui nous intéresse, il reste énormément d’architecture médiévale du XVIe siècle !

– L’une des caractéristiques de cette série est qu’elle est très riche, et ce sur plusieurs niveaux. Une série qui pourra toucher un large public !

L’élément constant du roman, et qui a été très savamment élaboré par Frédéric Lenoir, est la réflexion philosophique, qui est évidemment compliquée à restituer en bande dessinée. J’ai dû réduire cet aspect au minimum, mais sans pour autant le perdre de vue : il reste de nombreux éléments bien choisis qui laissent les lecteurs entrevoir la trame philosophique sur laquelle repose l’histoire.

Mais c’est aussi une série d’aventure, de voyage, une grande histoire d’amour ! Elle aborde la mystique également, car il s’agit d’un voyage initiatique où le héros traverse une période tumultueuse de sa vie ! Il cherche son chemin entre la vie spirituelle et la vie charnelle, le chemin vers la vérité. Il sera obligé de faire des choix, de commettre des meurtres… Mais il ne faut pas trop en dire !

C’est une série à un certain degré assez sentimentale, mais pas dans le sens négatif du mot ! Plutôt dans le sens où elle recèle de grands sentiments. Mais on y trouve aussi des pirates et des batailles, un peu de tout, donc effectivement elle pourra toucher un public large et varié… Mais ça on le verra !

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