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« Les années Ovahimba » Rina Sherman à la BNF

Ovahimba d’Etanga

Une ethnographie multimédia en Namibie et en Angola

Ethnographe, cinéaste et photographe, Rina Sherman a partagé durant sept ans la vie d’une communauté Ovahimba d’Afrique australe installée de part et d’autre de la rivière Kunene qui forme la frontière entre la Namibie et l’Angola, et en a rapporté un riche fonds d’images vidéo, de sons, des milliers de photographies, des notes et des dessins, témoins uniques du quotidien de cette société d’éleveurs de bœufs et de son patrimoine culturel immatériel, et dont elle a fait don à la BnF afin d’en garantir la pérennité au vu de la fragilité des supports.

Ce fonds d’archives « Les Années Ovahimba – The Ovahimba Years » compose un tableau d’une immense richesse des sociétés de langue Otjiherero d’Afrique australe, richesse d’autant plus grande que la société Ovahimba connaît depuis plusieurs années une rapide évolution de sa façon de vivre en raison d’un contact croissant avec d’autres modes de vie.

Dans cette exposition Rina Sherman s’attache à restituer des rituels et des moments du quotidien qu’elle a partagés avec différents membres de la communauté. Les films et les photographies se font écho pour restituer la trame des saisons et des jours : le creusement d’un puits, le sacrifice d’un boeuf au cours d’une cérémonie funéraire, le rituel de désenvoûtement d’une jeune femme, la séance de coiffure d’un jeune homme… De superbes dessins interpellent le visiteur. Réalisés par un membre de la communauté à qui Rina Sherman a confié le soin de documenter la vie et l’environnement, ils sont autant de témoignages touchant des rituels et du quotidien.

Les portraits de femmes, d’hommes et d’enfants Ovahimba réalisés par Rina Sherman sont frappants de beauté, chacun révélant une personnalité au regard s’assimilant à une énigme ouverte.

« Deux choses n’ont jamais cessé de retenir mon attention pendant ces sept années », explique la photographe-ethnographe : « la façon qu’ont les Ovahimba de fixer leur regard sur un étranger
et leur manière d’apparaître et de disparaître sans que personne les ait vu arriver ou partir. A ces échappées furtives répond ce regard statique et immobile, où transparaissent parfois une
lueur interrogative ou bien un sourire suggérant une sympathie possible pour des visiteurs que personne n’a invités ».

Photo : Rina Sherman – From L to R: Kandanda Tjongora, Vuaanderua and Kamboo Mukuru

Informations pratiques

Autour de l'exposition

– Petit auditorium – entrée libre le 9 septembre 2015, de 18h30 à 20h

– Conférence de Rina Sherman le 7 octobre 2015, de 12h30 à 14 h – Cycle cinéma de midi

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  • Mine de rien il travaille un peu tous les jours. Mine de rien il ne dort pas mais il cause !

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