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« LINCOLN » de Steven Spielberg en salle le 30 janvier

LINCOLN

La figure d’Abraham Lincoln se situe depuis longtemps entre le mythe et l’homme de chair et de sang. Pourtant, aujourd’hui plus que jamais, il est présent dans l’imaginaire collectif. Peut-être est-ce parce que tout en lui, jusqu’à sa silhouette, symbolise l’espoir d’un pouvoir au service du bien commun. Peut-être est-ce parce qu’il a été le seul président américain à avoir affronté la possibilité bien réelle d’une disparition définitive du grand projet d’Union Américaine. Ou bien peut-être est-ce parce que son existence même démontre que certains hommes, avec tous leurs défauts, peuvent accomplir l’impossible et incarner l’idée du rassemblement, y compris pour ceux égarés sur les chemins de la guerre et d’un passé funeste.

Le mythe Lincoln, ainsi que le côté humain du personnage, rarement évoqué mais captivant, fascine Steven Spielberg depuis l’enfance. Le cinéaste a lu quantité d’ouvrages sur Lincoln, il l’a étudié en profondeur et est devenu de plus en plus convaincu que sa vie intense et mouvementée était remplie d’histoires non seulement fondamentalement cinématographiques mais également de plus en plus en résonance avec notre époque.

Steven Spielberg déclare : « J’ai toujours voulu raconter une histoire à propos de Lincoln. C’est l’une des figures les plus fascinantes de l’Histoire et il occupe une grande place dans ma vie. Je devais avoir quatre ou cinq ans lorsque j’ai vu le Lincoln Memorial pour la première fois, j’ai d’abord été effrayé par la taille de la statue sur ce fauteuil, mais à mesure que j’approchais, j’étais de plus en plus captivé par son visage. Je n’oublierai jamais cet instant, cela m’a poussé à m’interroger sur cet homme qui me surplombait, assis dans ce fauteuil. »

Plus le cinéaste a appris à connaître Lincoln, plus son émerveillement s’est accru. Il poursuit : « Lincoln a dirigé notre pays à travers ses pires moments, il a permis aux idéaux de la démocratie américaine de survivre et a mis un terme à l’esclavage. Mais je voulais également faire un film montrant combien Lincoln était un homme aux multiples facettes. C’était un homme d’État, un chef militaire, mais également un père, un mari et un homme sans cesse dans l’introspection. Je souhaitais raconter une histoire sur Lincoln qui éviterait tant l’écueil du cynisme que celui du culte du héros, tout en étant fidèle à l’immensité du personnage et à sa vie privée ainsi qu’aux aspects plus tendres de sa personnalité. »

Il aura fallu dix ans à Steven Spielberg et au scénariste Tony Kushner, qui avaient déjà collaboré sur MUNICH, pour mettre au point l’histoire précise qu’ils voulaient raconter et la manière de le faire. Ils ont choisi de se concentrer sur seulement quelques mois déterminants de la vie de Lincoln. Cette courte période est révélatrice de la nature profonde du personnage, à la fois en tant que génie politique, père de famille soucieux et, avant tout, courageux défenseur des États-Unis d’Amérique.

Steven Spielberg commente : « Nous nous sommes concentrés sur les quatre derniers mois de la vie de Lincoln, car ce qu’il a accompli au cours de cette période est véritablement prodigieux. Nous voulions cependant montrer que c’était un homme, et non un mythe. Nous nous sommes dit que notre meilleure chance d’être fidèles à cet homme exceptionnellement complexe était de le décrire en plein coeur de son combat le plus difficile : l’adoption du 13e amendement par la Chambre des Représentants. »

Ce sujet dense et intense a galvanisé Steven Spielberg, en sollicitant son instinct de réalisateur dans un registre différent des autres oeuvres de sa filmographie. Il explique : « Mes films sont plus souvent racontés par des images que par des mots. Mais dans ce cas, les images se sont effacées derrière l’éloquence et la présence d’Abraham Lincoln. Avec  LINCOLN j’étais moins intéressé par un déferlement d’images que par le fait de laisser les moments les plus humains de cette histoire se dérouler devant nous. »

En mettant l’accent, dans les derniers jours de Lincoln, sur les débats palpitants et orageux, les machinations politiques et une vie de famille entre espoirs et inquiétudes, Steven Spielberg et Tony Kushner ont révélé le caractère fascinant et foncièrement humain du plus grand combat d’une démocratie pour sa survie. Le réalisateur remarque : « Le film est plein de suspense. On peut même, par moments, le voir comme une sorte de thriller politique. »

Kathleen Kennedy, partenaire de production de Steven Spielberg de longue date, déclare : « LINCOLN représente une étape intéressante dans l’évolution de la carrière de Steven. Il est passionné d’Histoire depuis toujours et a réalisé de nombreux films ayant un contexte historique – EMPIRE DU SOLEIL, LA LISTE DE SCHINDLER, IL FAUT SAUVER LE SOLDAT RYAN – et je pense qu’il s’est rendu compte que c’est dans l’Histoire que l’on trouve certains des personnages les plus intéressants. Mais Steven savait qu’avec LINCOLN, il ne créerait pas un biopic conventionnel. C’est pourquoi Tony et lui ont tenté de trouver la manière la plus intime de présenter l’ampleur des réalisations de Lincoln en tant que président, à travers l’évocation de l’abolition de l’esclavage et d’autres moments clé de sa présidence. »

INCARNER LINCOLN
L’homme que les spectateurs vont apprendre à connaître dans LINCOLN est un héros, mais un héros au sens moderne du terme : complexe, contradictoire, voire même imparfait. Le combat de Lincoln pour faire adopter le 13e amendement a marqué un tournant majeur pour les États-Unis, mais il correspond également à un moment dramatique dans la vie personnelle du président. Tandis qu’il remportait habilement les luttes de pouvoir qui se jouaient au Congrès, dans son foyer, Lincoln était confronté à la perte d’un fils, à une vie de couple difficile et à la peur de perdre un autre enfant dans un conflit dont le poids pesait constamment sur sa conscience.

Ces deux visages de Lincoln sont incarnés par Daniel Day-Lewis, oscarisé à deux reprises. Steven Spielberg déclare : « Je pense que Daniel, comme Tony Kushner, a développé une compréhension de l’homme qu’était Lincoln à un point tel qu’il est difficile de l’exprimer. Je n’ai jamais interrogé Daniel sur sa manière de travailler, je ne l’ai jamais remise en question. J’ai simplement reçu ce cadeau avec une immense gratitude. Avec Daniel et Tony, j’avais la sensation de me trouver face à deux monuments des arts de la scène et du jeu, et je me répétais sans cesse de ne pas les gêner, de célébrer leurs mots, de saisir leurs prestations, de les filmer de la meilleure manière possible. Et de laisser à ces artistes la liberté d’imprimer leur marque. »

Daniel Day-Lewis commente : « Notre relation était basée sur un respect commun pour Lincoln. Le fait que Steven et Tony m’aient permis d’explorer la vie de cet homme m’a procuré un plaisir incommensurable. Je n’ai jamais aimé un être humain à ce point et je doute qu’il n’y en ait jamais d’autre. »

À propos de sa relation professionnelle avec Steven Spielberg, l’acteur déclare : « Steven est très ouvert. La plus grande qualité que l’on puisse avoir dans un milieu créatif, c’est l’ouverture d’esprit. Ce degré d’ouverture, allié à son sens de la structure, est une puissante combinaison. Il est également très sûr de lui. Mais cette confiance s’accompagne d’une compréhension des besoins et des aspirations de ceux qui l’entourent. »

Steven Spielberg et Daniel Day-Lewis s’étaient mis d’accord sur le fait que le plateau de tournage devait être une sorte de bulle où seul régnerait l’univers de Lincoln. Pour maintenir l’intégrité de cet univers, le réalisateur a demandé à ses acteurs et à son équipe de s’imprégner pleinement du Washington du XIXe siècle. Il explique : « Pour recréer l’atmosphère des États-Unis de l’époque, il fallait que l’on retrouve sur le plateau le plus haut degré d’authenticité possible, de sorte que les seuls témoins de notre temps étaient les caméras et les moniteurs. Tout le reste faisait partie de la réalité de Lincoln. »

LA FAMILLE DE LINCOLN
Derrière l’extraordinaire génie politique et la foi en la démocratie qui ont conduit Abraham Lincoln à faire adopter le 13e amendement, se cachait une facette plus privée, mais tout aussi fascinante. Car tandis qu’il affrontait ses ennemis au Congrès et sur le champ de bataille, il devait également faire face à des problèmes personnels entre une épouse au caractère affirmé mais accablée par la douleur, et un fils déterminé à rejoindre la guerre à laquelle Lincoln souhaitait mettre un terme.

Pour représenter le rôle central que jouait la Première Dame, Mary Todd Lincoln, dans la vie politique et personnelle de son mari, Steven Spielberg a fait appel à Sally Field, lauréate de deux Oscars pour ses rôles inoubliables dans NORMA RAE et LES SAISONS DU COEUR. L’actrice endosse ici le rôle d’une femme dont on dit qu’elle était aussi immensément complexe que son célèbre mari. Née dans une famille riche et influente du Kentucky, Mary avait perçu le potentiel de futur candidat présidentiel de Lincoln dès leur rencontre. Après une cour tumultueuse, elle l’a épousé à l’âge de 23 ans. À propos de son mari, elle a déclaré un jour : « Il sera président des États-Unis un jour.Si je ne le pensais pas, je ne l’aurais jamais épousé, car vous voyez bien qu’il n’est pas beau. »

LA CHAMBRE DES REPRÉSENTANTS
L’issue du vote pour le 13e amendement à la Chambre des Représentants est restée incertaine jusqu’au dernier instant – et cela a provoqué un tourbillon de débats, de pressions politiques et de changements d’opinion parmi les plus fiévreux jamais vus dans les assemblées américaines. Au coeur du Congrès de 1865, LINCOLN dresse un portrait édifiant de la politique américaine dans toute sa grandeur et toute son excentricité, avec son amour de la rhétorique et son intime conviction que des gens de bords différents peuvent travailler ensemble.

Dans le tumulte du débat de la Chambre des Représentants, une voix s’est fait entendre, celle de Thaddeus Stevens. Le représentant de Pennsylvanie, se présentant comme un « républicain radical », a non seulement pris parti pour l’émancipation des esclaves, mais également pour l’abolition complète du système d’esclavage sur lequel l’économie du Sud était bâtie. Célèbre pour son franc-parler et son esprit caustique, il était une figure hors du commun de plus dans l’entourage de Lincoln – il était donc tout naturel que l’équipe du film offre le rôle à Tommy Lee Jones, connu pour avoir incarné une galerie de personnages inoubliables, dont le Marshal Samuel Gerard dans LE FUGITIF, qui lui a valu un Oscar.

L’UNIVERS DE LINCOLN
Pour LINCOLN, Steven Spielberg s’est aventuré au coeur de l’un des moments les plus fascinants de l’Histoire américaine, choisissant une esthétique nouvelle, un style à la fois coloré et réaliste, profond et minimaliste. Pour opérer cette transition, il s’est entouré de l’équipe acclamée avec laquelle il collabore depuis des dizaines d’années, composée notamment du directeur de la photographie Janusz Kaminski, du chef monteur Michael Kahn, du chef décorateur Rick Carter, de la chef costumière Joanna Johnston et du compositeur John Williams. Bien que chacun d’entre eux possède ses propres repères avec le réalisateur, ils étaient également conscients que ce film allait être une expérience très différente.

Avec :

  • Le président Abraham Lincoln …………….DANIEL DAY-LEWIS
  • Mary Todd Lincoln ………………………………………..SALLY FIELD
  • William Seward …………………………………DAVID STRATHAIRN
  • Robert Lincoln ………………………….JOSEPH GORDON-LEVITT
  • W. N. Bilbo ……………………………………………….JAMES SPADER
  • Preston Blair ……………………………………………HAL HOLBROOK
  • Thaddeus Stevens ………………………………..TOMMY LEE JONES
  • Tad …………………………………………………GULLIVER McGRATH
  • Elizabeth Keckley…………………………………….GLORIA REUBEN
  • Robert W. Latham ………………………………………JOHN HAWKES
  • Lydia Hamilton Smith …………………..S. EPATHA MERKERSON
  • Fernando Wood……………………………………………………LEE PACE
  • Clay Hawkins ………………………………………..WALTON GOGGINS

 

  • Réalisateur ………………………………………….STEVEN SPIELBERG
  • Producteurs …..STEVEN SPIELBERG/KATHLEEN KENNEDY
  • Scénariste …………………………………………………TONY KUSHNER
  • Sortie en salle le 30 janvier 2013

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