LiLiROZE « DIVINE  » à la Galerie Carole Decombe

Sensuelle, énigmatique, divine! La féminité est au coeur du travail de la photographe LiLiROZE et de la série inédite qu’elle a réalisée en exclusivité pour la Galerie Carole Decombe.

Née en 1972, LiLiROZE travaille à la lumière naturelle et utilise une technique très personnelle où la chambre photographique et les films instantanés côtoient le numérique. Loin de la photo réaliste, à la limite de la peinture, elle retranscrit avec sensibilité et poésie une impression, le souvenir d’une sensation, donnant l’illusion de pénétrer dans l’intimité de ses modèles.

Des contours imprécis, des flous résonnants comme un écho, que l’on reconnaît comme la trace d’un rêve que l’on a déjà fait. Une démarche proche de l’hallucination, aux abords de la révélation inconsciente, l’évidente clarté ou alors son ombre, toujours plus dense et plus fragile. Tout se concentre en une seconde d’abandon où la grâce et l’intime se conjuguent en un geste suspendu au vol du temps.

La féminité vue par LiLiROZE est à la fois idéalisée et déréalisée par la mise en scène sans contexte ni décor et par le cadrage des images. La photographe efface les visages, saisit la courbe d’un dos, la finesse d’une main. Proche de la confidence, elle transcende l’intimité comme un tableau qui revient, ou ressurgit au fil des siècles.

C’est un accrochage en diptyque que propose la galeriste, les images se répondent. Mais ses choix ne sont pas indéfectibles car dans cette série les associations sont multiples. Au travers de treize photos vous plongerez dans cet univers qui n’est que volupté, volupté de la forme, volupté de la couleur…

De l’économétrie à la photographie

« Mon premier contact avec la photo c’est fait à travers mon père, qui la pratiquait en amateur et développait dans sa salle de bains. Cela m’intriguait. En grandissant j’ai eu envie d’apprendre mais c’était trop tard, il avait vendu tout son matériel ! J’ai dû trouver d’autres solutions pour apprendre, mais je ne pensais pas alors que la photographie pouvait devenir un métier. J’ai donc fait des études d’Économétrie qui m’ennuyaient beaucoup : je passais beaucoup plus de temps à faire des photos et à les développer qu’à aller en cours. Ce n’est qu’une fois ma licence en poche que j’ai décidé de me consacrer à la photo. Après l’ENS Louis Lumière, j’ai assisté plusieurs photographes et j’ai travaillé dans des studios, tout en développant mon travail photographique personnel jusqu’à ne plus faire que ça.

On ne photographie pas ce que l’on voit, mais ce que l’on ressent

Je ne suis pas dans une retranscription du réel. Ma photographie est plus liée à la sensation, à l’impression, au sentiment. Ceci explique en partie que tout ce qui tourne autour du corps féminin soit un thème récurrent. Je parle de ce que je connais, de ce qui me touche, de ce qui est proche de moi. C’est pour cela aussi que j’aime travailler avec des films instantanés, qui donnent l’impression que la photo a une histoire, un vécu. Il y a là un ajout de sensations, d’émotions, de sens, sans l’aspect froid du numérique.

A la limite de la peinture Mon travail est à la limite de la peinture aussi bien dans le résultat que dans la manière de travailler. Cette dimension est présente avant même de faire la photo : je travaille énormément les fonds, je les peins en toile, je peins des murs! Elle est présente aussi dans la manière de photographier, de surexposer, de faire disparaître des parties, de faire réapparaître d’autres! J’utilise des techniques mixtes, je bricole, je superpose des images. J’ai l’impression de toucher, de travailler aussi avec mes mains et pas seulement avec la lumière. C’est aussi une façon de peindre.

Une histoire hors du temps

Je conçois souvent mes photos comme une histoire, même si celle-ci n’est pas forcément très claire. J’aime bien l’idée qu’en regardant une image on s’interroge sur ce qui s’est passé avant ou ce qui va se passer après, que ça s’inscrive dans un temps, ce qui n’est pas incompatible avec un aspect intemporel. Je ne m’attarde pas sur la date ou l’époque et cela s’exprime aussi dans le choix des modèles. Que ce soit des personnes de mon entourage ou des mannequins professionnels, j’aime les beautés diaphanes, les peaux très blanches, les visages atypiques, un peu étranges et assez difficiles à dater.

Des contours imprécis

L’usage du flou contribue à préserver une part de mystère et de magie. Il y a souvent dans mes photographies une partie qui peut être dévoilée et pas forcément l’autre, ce qui laisse de la place à l’interprétation personnelle du spectateur et donne l’impression de voir quelque chose qui n’appartient qu’à nous ».

LiLiROZE à été double lauréate en 2011 du Prix de la Meilleure photographie de l’année, dans les catégories Mode et Beauté et Nature morte (APPPF), LiLiROZE expose régulièrement en France, mais aussi au Brésil, en Chine, au Maroc ou encore en Suisse. Elle a publié fin 2012 la monographie Confidences (HC éditions).

la Galerie Carole Decombe

Installée au coeur du Carré Rive Gauche à Paris depuis septembre 2012, la Galerie Carole Decombe propose une sélection de mobilier et d’objets d’art souvent scandinaves mais également des oeuvres d’artistes contemporains.

  • Exposition du 12 SEPTEMBRE AU 31 OCTOBRE 2013

Galerie Carole Decombe

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