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L’été 2015 au musée d’art contemporain de Rochechouart

Laure Prouvost

Le château de Rochechouart domine la vallée de la Graine et de la Vayres. Datant du XIIIe et XVe siècle, il fut pillé durant la révolution française puis racheté à la famille des Rochechouart par le Département de la Haute-Vienne qui y installa un musée d’art contemporain en 1985. Pour sa saison estivale, du 26 juin au 26 octobre, le musée départemental d’art contemporain de Rochechouart propose trois expositions aussi diverses que ludiques.

 

« On ira loin », la première exposition monographique dans un musée français de Laure Prouvost.

 

La recherche artistique de cette artiste est teintée d’échappée vers l’inconnu et de rêve. L’exposition rassemble des œuvres déjà emblématiques de l’artiste française (Wantee, 2013 ; Visitor Center, 2014), ainsi qu’une création inédite conçue pour le Château de Rochechouart, The Smoking Image, fruit d’une recherche qu’elle mène actuellement autour de l’adolescence et du voyage, et qui traite de l’histoire de ces adolescents de campagne qui, à l’âge des premiers flirts, rêvent de départ et de leur vie à venir, et dont la liberté passe par l’autonomie de déplacement et le scooter. Le visiteur traversera ce paysage de l’adolescence déployé dans le grenier du château jusqu’à une « tapisserie-mobylette » qui servira de dispositif de projection à un film créé pour l’occasion et tourné à Rochechouart.

Gagnante du Turner Prize il y a deux ans, le travail artistique de Laure Prouvost résonne d’histoires indépendantes qui se recoupent et se répondent, et où la fiction se mélange à la réalité. Ces situations deviennent des installations immersives, dans lesquelles s’entrechoquent des films, des objets, des collages, des fragments de récits, parfois adressés directement au visiteur. Cette exposition est une nouvelle étape pour Laure Prouvost qui propose au public, dans la tour du château, de participer à la réalisation d’un musée en l’honneur de son grand-père artiste. Des matériaux permettent d’imaginer son propre projet d’architecture pour le musée et de le laisser en exposition. À chacun de contribuer par une phrase, un texte, un dessin, une sculpture.

Photo : Laure Prouvost , Since He is Gone, Weaved by Grand Ma, 2014 Courtesy Galerie Nathalie Obadia (Paris, Bruxelles)

 

L’exposition « La vie de château », jusqu’au 20 septembre, présente les oeuvres de la collection

 

La nouvelle présentation des collections contemporaines regroupe des œuvres qui ont pour thème la notion d’habitat et entrent en résonance avec l’architecture du monument. L’exposition rassemblera des acquisitions historiques et récentes du musée qui joueront avec l’idée d’un château habité autrement par l’art. Déployées sur deux étages du château, ces œuvres détournent le motif des salons, de la galerie de peintures, de la salle de musique, de la bibliothèque ou encore de la cage.

Avec des œuvres de : Jules de Balincourt, Eduardo Basualdo, Tony Cragg, Bernard Frize, Folkert De Jong, Arnaud Maguet, Alessandro Mendini, Kent Monkman, Katie Paterson, Sigmar Polke, Gerhard Richter, Tobias Rehberger, Thomas Schütte, Jana Sterbak, Patrick Tosani etc. Comme en 2014, deux jeunes artistes sont invités à intervenir dans les collections, ce sont cette année Christian Falsnaes et Elodie Lesourd.

Dans ses performances, l’artiste danois Christian Falsnaes (né en 1980) interfère avec le public pour démonter les stéréotypes. Au musée, il rejouera sa performance participative et féministe Opening. La vidéo et l’œuvre résultante seront présentées dans les salles du musée. L’artiste française Elodie Lesourd (née en 1978) tente de fixer l’éphémère des installations et de la musique dans ses peintures, ce qu’elle appelle l’hyperrockalisme. Elle présentera plusieurs de ses tableaux hyperréalistes dans lesquels elle transpose grandeur nature des photographies d’installations qui sont par nature temporaires.

 

Raoul Hausmann

 

Du 28 février au 14 décembre 2015 la nouvelle présentation du fonds met en avant comment l’artiste Dada a puisé dans la représentation de l’objet le renouvellement de son art et de son regard au monde, du collage à la photographie, en passant par la publicité.

Avec un ensemble de plus de 700 œuvres, le musée départemental d’art contemporain de Rochechouart conserve un fonds conséquent de travaux de Raoul Hausmann (1886-1971) l’un des principaux fondateurs du mouvement Dada à Berlin qui, à la fin de la 1ère Guerre mondiale, a profondément redéfini la forme et les buts de l’art. Il est un des inventeurs du photomontage et un des initiateurs de la poésie sonore. En 1933, l’artiste autrichien doit fuir l’Allemagne nazie. Après un périple européen, notamment à Ibiza en Espagne, il trouve refuge en Haute-Vienne.

Informations pratiques

Patrick Tosani

Patrick Tosani, Le château, 1983. Photographie cibachrome – 120 x170 cm. Collection MDAC Rochechouart

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  • Mine de rien il travaille un peu tous les jours. Mine de rien il ne dort pas mais il cause !

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