Les lauréats 2015 du Salon de Montrouge au Palais de Tokyo

François Malingrey

Si le Salon de Montrouge demeure un incontournable événement artistique de la scène parisienne depuis un demi- siècle, il est surtout un unique tremplin pour la jeune création contemporaine. Il propose un panorama complet en matière de création artistique, photographies, sculptures, dessins, vidéos, projets numériques et installations se révélant ainsi au grand public dans des modules d’exposition dédiés, ce qui permet de découvrir un ensemble significatif et cohérent du travail de chaque artiste

Sur les 60 artistes sélectionnés en 2015, les 4 lauréats désignés par un jury composé de personnalités de l’art contemporain, présidé cette année par le cinéaste Olivier Assayas, bénéficient comme tous les ans d’une exposition au Palais de TokyoLes Modules – Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent sont un laboratoire de créateurs dont les constructions sont offertes aux connaisseurs comme aux amateurs, créant une atmosphère d’étonnement et de découverte permanente qui permet au public de partager la recherche continuelle des équipes du Palais de Tokyo en quête de nouveaux talents.

Si rien ne les réunit à priori, Willem Boel et Marion Bataillard (Grand Prix du Salon de Montrouge ex-aequo), Arthur Lambert (Prix Spécial du Jury du Salon de Montrouge) et François Malingrëy (Prix du Conseil Général des Hauts-de-Seine) sont ainsi invités par le Palais de Tokyo à participer aux Modules – Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent, l’occasion pour le public de découvrir leur travail et son évolution.

L’exposition étant une véritable mise en perspective « psychique » de leurs travaux, le titre de l’exposition est ainsi extrait de la chanson d’Alain Bashung Au Pavillon des Lauriers, d’après le nom du bâtiment hospitalier psychiatrique où il résidait parfois : « Je veux rester fou », y clame-t-il, et « je veille / Sur un grain de toute beauté ». Willem Boel a orchestré un réel chaos mental dont émergent les schémas métaphysiques d’Arthur Lambert. Dans une perspective démesurée, inspirée des tunnels décrits par les témoins de mort clinique, il aborde les visages familiers scrutés au pinceau par Marion Bataillard et François Malingrëy, puis les corps entiers pris dans les vastes compositions des mêmes. « Référence à la folie ou non, veiller sur un grain de toute beauté m’est apparu comme une définition possible de cette insaisissable activité que demeure « faire de l’art (…) Le grain du titre, ainsi, prend tous ses sens, psychiatrique, météorologique, épidermique comme pictural. » a souligné le commissaire de l’exposition Stéphane Corréard.

Photo : François Malingrey, La regardeuse, huile sur toile 200x170cm, 2015

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  • Mine de rien il travaille un peu tous les jours. Mine de rien il ne dort pas mais il cause !

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