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Les Clergue d’Arles au musée Réattu

Certains mots, au fil du temps, au fil d’une vie, deviennent indissociables. Ainsi, évoquer le nom de Lucien Clergue revient à évoquer le soleil d’Arles, et parler d’Arles c’est parler photo c’est donc parler de Lucien Clergue. Son talent et sa sensibilité d’artiste, son interprétation de la lumière et de la vie, ont fait de ses photos des œuvres d’art et ont fait de la photographie un Art à part entière. Premier photographe à être élu membre de l’Académie des beaux-arts de l’Institut de France, Arles rend hommage à Lucien Clergue, lui qui a fait de sa ville natale l’épicentre de l’actualité photographique internationale.

Le destin de Lucien Clergue s’est mis en marche lorsqu’à vingt ans, poussé par sa passion pour la photographie et l’enthousiasme de sa jeunesse, il profite d’une corrida à laquelle assiste Pablo Picasso pour se faufiler jusqu’au peintre et lui mettre ses derniers clichés sous le nez.

Picasso est subjugué, demande au jeune photographe de lui montrer ses autres photos, et celui-ci n’aura de cesse durant l’année suivante de travailler uniquement dans le but d’envoyer au peintre ses nouvelles créations. Ce coup d’élan sera à l’origine des séries « Saltimbanques » et « La grande récréation » parallèlement aux « charognes ». Il sera surtout à l’origine de l’amitié qui unira Clergue et Picasso jusqu’au décès du maître en 1973. Le livre Picasso mon ami (Éditions Plume) retrace les moments importants de leur relation.

En 1968, Lucien Clergue fonde avec ses amis l’écrivain Michel Tournier et l’historien Jean-Maurice Rouquette, Les Rencontres d’Arles, festival de la photographie qui se veut annuel et international. Chaque année au mois de juillet, non seulement les photographes les plus célèbres du monde entier s’y retrouvent, mais de nombreux jeunes talents y sont révélés, les Rencontres d’Arles ayant acquis non seulement une envergure internationale mais également un renom en tant que tremplin pour la photographie et la création contemporaine.

Seul autodidacte à obtenir le titre de Docteur en Photographie avec sa thèse « Langage des sables » préfacée par Roland Barthes , premier photographe français à être exposé au MOMA de New York, Lucien Clergue donne des conférences dans le monde entier et notamment à Harvard. Grâce à lui, la photographie sera inscrite au Ministère de la Culture comme un art à part entière tout comme le sont la peinture et la sculpture, et l’Ecole nationale de la photographie sera créée à Arles en 1982. Ses créations photographiques enrichissent les collections des musées français et étrangers ainsi que celles de nombreux collectionneurs privés ;

Elevé au rang de Chevalier de la Légion d’honneur en 2003, Lucien Clergue a offert, tout au long de sa carrière, au Musée Réattu d’Arles, 360 photographies, héliogravures et documents qui retracent le chemin de sa vie artistique et qui serviront de décor à la rétrospective qui lui est consacrée du 5 juillet au 4 janvier 2015. Lucien Clergue, pour notre plus grand bonheur, a écrit sa vie en images, des images de lumière qui ont ouvert la voie à un nouvel Art. Arles le met à l’honneur pour son quatre-vingtième anniversaire, l’occasion pour tous les passionnés de photo de se joindre à cet hommage et de lui souhaiter un heureux anniversaire.

Lucien-Clergue
Lucien Clergue, Nu de la plage, Camargue, 1970, portfolio Genèse, 1973, coll. musée Réattu, don du photographe en 1975. © Clergue 2014

Musée Réattu

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  • Mine de rien il travaille un peu tous les jours. Mine de rien il ne dort pas mais il cause !

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