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Lee Ungno : L’homme des foules au Musée Cernuschi

Lee Ungno - L’homme des foules

Lee Ungno (1904-1989) est l’un des peintres asiatiques les plus importants du XXe siècle, à la croisée des chemins entre l’Extrême-Orient et l’Europe, le passé et le présent.

Tout à la fois peintre, sculpteur, graveur, dessinateur et calligraphe abstrait, Lee Ungno a traversé le XXème siècle, naissant à Hong Chun en Corée en 1904, et mourant à Paris à l’aube des années 90, mais sa carrière ayant été initialement coréenne, il est considéré dans son pays comme l’un des principaux peintres coréens d‘autant plus qu’il est l’initiateur au cours des années 50, de l’art coréen contemporain, abandonnant l’art traditionnel pour des formes résolument modernes et abstraites mais inspirées de la calligraphie de l’Extrême-Orient ainsi que des lavis de paysages des artistes chinois du XIe au XIIIe siècles. Lee Ungno utilisa ainsi souvent l’encre de Chine sur papier et n’hésita pas également à utiliser des techniques originales, comme des collages de coton sur papier.

L’exploration des relations entre La calligraphie et l’abstraction dans les années 1970 sont unies par des liens dans lesquels Lee Ungno trouva les racines du thème emblématique de son œuvre : les Foules, symbole même de la démocratie naissante en Corée du Sud.

Fondateur de l’Institut de Peinture GO AM, à Séoul, il y enseigna les techniques traditionnelles de son art le Sumi-é et dirigea les études de peinture orientale à l’Université de Hong-Ik. Arrivé à Paris en 1956, il y enseigna la peinture à l’encre qui devait inspirer toute une génération d’artistes et fréquenta les grands noms de l’époque parmi lesquels Hartung, Soulages ou bien encore Zao Wou-ki. A partir de 1959, date à laquelle il s’installa définitivement à Paris, il participa à de nombreuses expositions collectives à Paris, Salon Comparaisons, la FIAC, et à l’étranger tel le Ier Salon international des galeries pilotes au Musée cantonal des beaux-arts de Lausanne et la Biennale de São Paulo, et multiplia ses expositions personnelles parmi lesquelles le Musée municipal de Bonn, à Cologne et Francfort-sur-le-Main, à Washington, à New York et Copenhague, au Musée des arts décoratifs de Paris et au musée Cernuschi où il fit une démonstration calligraphique en 1978 et de nouveau en 1988 et 1989 et qui avait accueilli dès 1971 l’académie de peinture orientale fondée par l’artiste et qui possède dans ses collections plus d’une centaine d’œuvres réalisées entre 1954 et 1989.

Une sélection de 76 d’entre elles, enrichie de cinq prêts, constitue l’introduction idéale à une œuvre foisonnante et à l’énergie communicative. Pour s’amuser avant ou après la visite, un site internet dédié accessible en français, anglais et coréen offre aux visiteurs et internautes la possibilité de créer leurs propres « foules » à la manière de Lee Ungno  : www.expoungno.paris.fr

Informations pratiques :

  • Mine de rien il travaille un peu tous les jours. Mine de rien il ne dort pas mais il cause !

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