« L’écriture dessinée » Rodin, Duchamp, Dotremont chez Balzac

Ecriture Dessinée

C’est à une exposition aussi originale que surprenante que nous convie la Maison de Balzac. « L’écriture dessinée » nous entraîne dans une exploration inédite des expériences plastiques autour de l’écriture initiées par Balzac.

Après avoir fondé le Surréalisme révolutionnaire de Belgique en 1947, Christian Dotremont ouvre la voie du mouvement CoBrA (1948-1951) – acronyme des villes Copenhague-Bruxelles-Amsterdam –, au sein duquel sont réunis des artistes du nord de l’Europe et milite pour la spontanéité.

L’exposition présente donc d’un côté Dotremont et ses amis de CoBrA (Alechinsky, Pol Bury, Luc de Heusch, Asger Jorn, Reinhoud), ses contemporains (Duchamp, Hergé, Michaux) ou ceux qui l’ont précédé (Cocteau, Picasso), et de l’autre, Balzac et son monde. … près de 100 peintures, gravures, sculptures ou dessins de ces grands artistes du 19è et 20è siècle sont groupées et illustrent ce parcours ludique et poétique.

Parce qu’elle est révélatrice du psychisme humain, l’écriture et sa spontanéité sont au cœur de la réflexion philosophique du CoBrA et donc de cette exposition. L’écrit provenant de l’imagination et de la pensée artistique que traduisent la main et ses gestes est au cœur de l’œuvre de Balzac, ses manuscrits en étant les dignes témoins, et cette exposition nous en révèle l’écho non seulement auprès de ses contemporains à travers les pages hallucinantes de Théophile Bra, les dessins fantastiques de Victor Hugo et les gravures humoristiques de Grandville, mais aussi un siècle plus tard où elles retentissent avec le mouvement CoBrA dont les piliers sont Christian Dotremont et Asger Jorn, un écrivains et un peintre, que leur questionnement sur l’art a naturellement conduits à La Comédie humaine.

Célèbre robe de chambre de Balzac statufiée par Rodin, logogrammes de Christian Dotremont, portraits de Balzac par Picasso, Cocteau ou Giacometti, eaux-fortes de Pierre Alechinsky illustrant Le Traité des excitants modernes de Balzac et autres hiéroglyphes de la pensée ponctuent l’exposition et mettent en relief l’empreinte profonde, fécondante et toute en nuances, de la pensée d’un grand écrivain.

Une très belle exposition, très appréciable par sa manière inédite d’appréhender Balzac et les artistes qu’il a inspirés.

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  • Mine de rien il travaille un peu tous les jours. Mine de rien il ne dort pas mais il cause !

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