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Le Carreau du Temple fête grandiosement, son ouverture !

Salif-Keita - Photo DR

Situé à quelques mètres de la mairie du IIIè arrondissement, Le Carreau du Temple est un marché couvert construit en 1863. Depuis lors, le Carreau du Temple a vécu plusieurs vies avant de tomber en désuétude. Les Templiers y avaient élu domicile au Moyen-âge, puis les fripiers après la seconde guerre mondiale, et c’est grâce à la population de son quartier qui l’a fait inscrire sur la liste des monuments historiques qu’il a échappé à la destruction, prévue pour 1982.

Malgré tout, il était demeuré fermé…….Le revoici, tout beau, tout neuf ; restauré à grands frais, il renaît de ses cendres pour devenir un ensemble culturel polyvalent qui a pour objectif de faire vibrer les parisiens en associant l’événementiel et le sport !

Le lieu est superbe, surplombé de cette originale verrière de huit mètres de long, et outre l’immense halle, le Carreau du Temple propose un auditorium de 250 places, un studio pour les ars martiaux et les disciplines de relaxation et naturellement, un bar avec terrasse ; bref, un petit paradis au cœur de Paris.

C’est dans Le Haut Marais qu’il faudra désormais se trouver pour se cultiver ! Les 25,26 et 27 avril : ne ratez pas l’inauguration. C’est « le Corps sous toutes ses coutures » qui y sera à l’honneur avec, pour l’illustrer, des concerts, du cirque du théâtre et de la danse.

Le vendredi 25 avril 

MUSIQUE

SALIF KEITA & MÉLISSA LAVEAUX

Salif Keita, ambassadeur de la musique malienne, et Mélissa Laveaux en première partie, ouvriront les festivités. Salif Keïta est à lui seul une revanche sur la vie. Souffrant d’albinisme, il est originaire du Mali où les albinos sont considérés comme possédant des pouvoirs maléfiques ; voulant devenir chanteur il scandalise sa famille qui le rejète car il est issu d’une lignée de princes et la musique est réservée à la caste des griots. Salif s’enfuit à Bamako. Nous sommes en 1968, il intègre le groupe de Tidjani Koné, saxophoniste, et obtient de francs succès en interprétant les airs traditionnels revisités à la sauce moderne. 1973, c’est l’année de son départ avec le groupe Ambassadeurs pour Abidjan en Côte d’Ivoire où il sortira son premier album ; il y dédie le morceau intitulé « Mandjou » au président guinéen Sékou Touré et au peuple mandingue ce qui non seulement bouleverse la riche tradition dont il est issu mais donne aussi à l’Afrique de l’Ouest son premier véritable tube.

« Mon espoir est avec toi

Le temps de pleurer n’est pas encore venu

Qu’Allah récompense Mandjou avec de l’or

Tout le monde croit en toi

Mandjou, la vérité est source de fierté »

Primpin et Tounkan sont les deux disques qu’il enregistre aux Etats-Unis en 1980. Les années qui suivirent le hissèrent au statut de vedette : Installé en France où il connaît un vif succès, il réalise un album avec Manu Dibango au profit de l’Ethiopie où sévit la famine et enregistre un autre, Soro, chanté en malinké qui le sacrera star internationale.

Ensuite, c’est le festival des Francofolies à La Rochelle en 1987, un concert à Londres pour les 70 ans de Nelson Mandela, puis se succèderont de nouveaux albums dédiés aux problèmes que rencontrent les maliens en France, aux enfants albinos pour lesquels il crée une association, à son père qui vient de disparaître….Parallèlement, Salif ouvre un studio d’enregistrement à Bamako pour aider les jeunes musiciens, puis un club couplé à un studio d’enregistrement , « Moffou », du nom de la flûte utilisée par les enfants bergers. De succès en succès, il est distingué en 2004 à Johannesburg aux Kora Awards pour l’ensemble de sa carrière, puis aux Victoires de la musique dans la catégorie « Album des musiques du monde de l’année ».

Chanteur universel, homme de paix et de tolérance, il a été nommé Ambassadeur de la Paix en 2010, le Carreau du Temple ne pouvait rêver mieux pour sa soirée d’inauguration que de se laisser enchanter par le nouvel album de ce chanteur à la voix d’or qu’est Salif Keita.

« Je suis un noir, ma peau est blanche et moi j’aime bien ça, c’est la différence. Je suis un blanc, mon sang est noir, moi j’adore ça, c’est la différence qui est jolie », chante-t-il

La première partie de ce concert sera assurée par la jeune artiste Mélissa Laveaux.

Mélissa, c’est à la fois une révolution et une révélation. Née à Montréal en 1985 de parents haïtiens, compositrice et chanteuse, elle puise les influences de sa musique dans ses racines : les ballades créoles, le trop-hop et la samba brésilienne. Diplômée de l’université d’Ottawa, en 2007, elle fut lauréate de la Bourse Musicien offerte par la Fondation Lagardère. Après une auto-production Camphor & Copper en 2006, elle participera à plusieurs festivals importants dont le Festival international de Jazz de Montréal 2007, puis d’autres en France (Festival du bout du monde 2008, Printemps de Bourges 2009, Sakifo Musik Festival 2009). Puis le 3 novembre 2008, Mélissa sort son premier album « Camphor et Copper », 12 titres aux accents métissés influencés par la folk, la nu-soul et la world music.

Album empli d’émotion et de poésie, des textes intimes et percutants . Elle change ensuite d’univers avec un album plus sombre et sensuel, empreint de pop orchestrale. Entre 2008 et 2011, elle a régulièrement tourné en Europe, au Canada et au Japon. Elle se produit en formation rock, avec guitare électrique (Gautier Vizioz), guitare basse (Élise Blanchard), claviers (Nicolas Liesnard) et batterie (Anne Paceo). En 2013, son single Triggers relate un amour lesbien qui finit mal. C’est donc une artiste plein de talent et d’avenir qui fera résonner, sous la verrière du Carreau, sa musique aux accents langoureux et chaloupés .

C’est durant ce week-end d’inauguration que L’ONJ dévoilera une série de morceaux originaux interprétés par la Compagnie Hendrick Van Der Zee de Guy Alloucherie qui mêleront théatre, danse et vidéo, ainsi qu’une expérience sensorielle inédite avec une écoute musicale dans le noir de la pièce « 48 notes » au studio de Flore.

Dans le cadre du week-end d’ouverture, « le Corps sous toutes ses coutures », trois spectacles autour des arts du cirque : Opus Corpus, Papiers Découpés et Se Voir se produiront le 25 avril à partir de 16h, et le 26 avril venez vous initier en famille aux arts du cirque avec les ateliers découvertes.

Le programme sur les 3 jours 

Jazz

  • « Le corps du spectateur », expérience : écoute de jazz dans le noir par l’ONJ
  • « Carte blanche à l’Orchestre National de Jazz, Olivier Benoît »

Musique du Monde

  • Mélissa Laveaux : première partie du grand concert d’ouverture 25 avril
  • Salif Keita : grand concert d’ouverture 25 avril

Danse contemporaine

  • « Toi et moi » Compagnie Chatha
  • « Let it me be » Compagnie Herman Diephuis

Cirque

  • « Opus Corpus » de Chloé Moglia, rhizome-trapèze
  • « Papiers découpés » Jean-Baptiste André, association W, acrobatie et vidéo
  • « Se voir » Jean-Baptiste André, acrobatie et vidéo
  • « Eclats de corps », performances

Voguing

  • « The Face of Cleopatra », danse et travestissement dans une ambiance survoltée

Arts Martiaux

  • Démonstration d’Arts Martiaux par Lingxia Zhou
  • Démonstration de Haidong Gumdo, association Paris 3 Haidong Gumdo.
  • Démonstration de Wushu

Design Mode

  • « Corrections » par l’école Duperré
  • Exposition Mobilier design SMARIN

Rencontre

  • « Portrait du Carreau du Temple », Compagnie Heindrick van der Zee- HVDZ (Guy Alloucherie)

Spectacle/Répétition

  • Rencontres professionnelles, accompagnement des jeunes créateurs en Europe

Stages

  • « Aux corps prochains » répétition publique par Denis Guénoun et Stanislas Roquette
  • Acrobatie avec la compagnie Kadravesky
  • Sophrologie par Lingxia Zhou

Le Carreau du Temple

  • 4 rue Eugène Spuller
  • 75003, Paris

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