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Book of 12 - Antalis

12 graphistes venant de 12 pays et cultures différents, dans une collection de 12 carnets qui, tous ensemble, forment le Book of 12 !

«Le papier délivre une expérience émotionnelle que le digital ne communique pas…» ; «Si l’on choisit le mauvais papier, la magie n’opère pas…» ; «le choix du papier est aussi important que le choix d’une police ou d’une couleur…» Ce ne sont que quelques exemples des réflexions et observations de 12 graphistes contemporains venant de 12 pays et cultures différents et qui considèrent tous que le papier fait partie intégrante du processus créatif. Ces graphistes ont été interviewés par Véronique Vienne, auteur respectée et spécialisée dans le domaine du graphisme, pour un projet soutenu par Antalis. En plus de partager leurs croyances et préoccupations concernant le rôle du papier de nos jours dans une époque de plus en plus digitale, ils ont également fournit un exemple de leur travail dans une collection de 12 carnets qui, tous ensemble, forment le « Book of 12. »

Pour ce projet, Véronique Vienne est allée à la rencontre de 12 femmes et hommes designers graphiques de 12 pays différents (Liban, Corée, Brésil, Suisse, USA, Finlande…). Des designers aux parcours très différents (affichistes, directeurs d’agence de publicité, artistes, typographes…) qui représentent les multiples courants du design graphique d’aujourd’hui. Qu’ils soient des stars ou se voient plutôt comme des artisans, qu’ils soient des artistes au service de leur art ou des publicitaires au service du business, ils ont tous un point commun : une personnalité affirmée et une vision très pointue et personnelle de leur métier et de la façon de l’exercer. Elle nous emmène dans leur univers, leur atelier, leur bureau, à Manhattan ou au fond d’une cour d’immeuble près de Montmartre, au milieu des livres, des papiers, des affiches ou de leurs projets numériques. Nous découvrons leurs derniers projets comme Milton Glaser qui essaye de dessiner le numérique sur papier ou Park Kum-jun qui dissimule la forme d’une grenouille dans un graphisme post-moderne qui semble tout droit tiré d’un schéma électronique. Autant de rencontres, de styles, d’approches toutes différentes et toutes passionnantes…

Le projet « Book of 12 » a été inspiré par de questions simples : pour les designers d’aujourd’hui, le choix du papier est-il toujours un acte créatif ? Ce choix contribue-t-il à l’impact d’un message, d’une idée ou d’un concept ? Pour répondre à ces questions, Véronique Vienne a interviewé 12 graphistes provenant d’institutions culturelles, ainsi que des experts de la marque et des Directeurs d’agences de publicité. Leurs réponses sont à la fois instructives et enrichissantes :

Hans Wolbers / Pays-Bas est directeur artistique et fondateur d’une des principales agences de design aux Pays-Bas, connue pour son talent à créer et développer des publications rédactionnelles futées et tendance : «Je choisis le papier de la manière suivante : dans le cadre du concept initial.» Et peut-être étonnamment, il confirme que «les gens qui utilisent le plus le papier dans notre entreprise sont les designers web… Ils ont besoin du papier pour les aider à réfléchir. C’est tellement plus rapide que les outils numériques.»

Reza Abedini / Iran créé des affiches, des couvertures de livres, et des annonces pour promouvoir des évènements principalement dans le monde arabe, mais aussi aux Pays-Bas, en France, en Irlande, en Grèce, ou en Angleterre: «Quand une idée commence à se former dans ma tête, le papier se manifeste en même temps… Je considère le type du papier, sa couleur, son poids, et son grain comme un élément essentiel de chaque projet… Ce n’est pas seulement une surface sur laquelle on imprime un motif.»

Michael Batory / Pologne conçoit des concepts surréalistes et visuellement saisissants pour les affiches : «Si l’on choisit le mauvais papier, la magie n’opère pas… Je sais à quel point les résultats peuvent être différents selon la nature de la surface sur laquelle on imprime.»

Catherine Zask / France est une graphiste, conceptrice d’affiches et écrivaine amoureuse du papier : «La sensation agréable que l’on ressent lorsque l’on manipule le papier s’associe au message imprimé dessus.» … «Je n’ai pas de papier préféré – le choix final dépend du design, de la personnalité du client, et de son message.»

Elaine Ramos / Brésil est graphiste ainsi que Directrice artistique chez Cosac Naify, la principale maison d’édition consacrée aux arts visuels au Brésil : «la texture du papier est un élément essentiel pour partager un message, une idée, un concept avec les lecteurs… Le papier déterminera la souplesse d’un livre – c’est un choix critique.»

Leonardo Sonnoli / Italie se concentre principalement sur l’identité visuelle des institutions publiques et des entreprises privées : «On a davantage l’impression de pouvoir s’approprier un message quand il est imprimé sur du papier… Afin d’obtenir les meilleurs résultats, la qualité du papier est presque toujours aussi importante que la qualité du design.»

Eike König / Allemagne est spécialisée dans le développement de langages visuels pour les marques, petites ou grandes, et dans la création d’identités visuelles pour les institutions culturelles : «Décider d’utiliser un papier spécifique est aussi important que choisir une police ou une couleur.» Egalement, « Alors que travailler devant son ordinateur encourage l’isolement, travailler avec le papier suscite la participation et la socialisation.»

Milton Glaser / États-Unis est probablement le graphiste le plus célèbre aux États-Unis. Il est très connu grâce à son logo I ♥ NY et son affiche de Bob Dylan de 1967 : «Quand il s’agit du papier, les gens associent l’authenticité avec la tactilité.» Il regrette que les designers ne dessinent plus aussi souvent leurs idées sur du papier mais recherchent plutôt des images toutes faites. «Selon moi, c’est la rencontre la plus extraordinaire : la surface brute du papier, qui accepte la trace d’un style d’écriture. Pour un graphiste il s’agit d’un engagement fondamental.»

Park Kum-Jun / Corée du Sud est le fondateur primé de sa propre agence de design qui créée des catalogues, affiches d’expositions, calendriers, couvertures de magazines, et installations conceptuelles : «Le papier insuffle de l’émotion dans le contenu et la forme, donc je sélectionne le papier pendant la phase de préparation. Parfois, une idée ou un projet entier survient et se
développe grâce à un type de papier spécifique… Mon travail sur le papier se dévoile doucement, une découverte à la fois.»

Flavia Cocchi / Suisse se concentre sur la typographie. Elle est amoureuse de la matière imprimée et le papier est sa passion : «Je suis au paradis quand les consultants papier viennent me montrer leurs derniers designs.» Elle commence toujours un projet par le choix du papier : «C’est ce qui déclenche ma créativité.»

Kaija Korpijaakko / Finlande a occupé plusieurs postes auparavant en tant que Directeur artistique de magazines, et travaille aujourd’hui en tant qu’artiste avec le papier puisque c’est son support préféré : «L’ultime récompense, c’est que le papier est de meilleure qualité, plus épais et plus brillant.» «Le papier existera toujours – il sera juste perçu de manière différente. Au lieu d’être considéré comme une surface sur laquelle on imprime du texte et des images, il sera ‘reconsidéré’ comme moyen créatif – un matériau qui inspire les artistes et designers.»

Daniel Eatock / Angleterre a commencé sa carrière en tant que graphiste, mais est aujourd’hui un artiste établi, exposant ses œuvres dans le monde entier : «Le papier a six faces: le recto, le verso et quatre bords… Une feuille blanche a un potentiel infini – on peut faire tant de choses avec : on peut l’utiliser pour écrire, dessiner, peindre, la plier, la couper etc…»

Les entretiens ont été retranscrits dans leur intégralité dans des carnets individuels, chacun mettant en valeur une des œuvres des artistes, avec un design, un papier et une technique d’impression unique pour donner vie aux œuvres. Book of 12 sur le site web dédié : www.bo12.com. Book of 12, une autre manière créative d’aborder le papier d’une façon douce et délicate, en harmonie avec son temps.

Antalis BO12 : making of

  • Mine de rien il travaille un peu tous les jours. Mine de rien il ne dort pas mais il cause !

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