l’Asiathèque en 2017, la fiction plus que jamais !

Asiathèque

L’Asiathèque  présente : Le Magicien sur la passerelle, de Wu Ming-yi, auteur parfois qualifié de « Murakami taïwanais », Taipei, Histoires au coin de la rue, qui offre une immersion inédite dans la capitale taïwanaise et Lettres d’Ogura le troisième titre de la collection « Liminaires ».

Spécialiste des cultures et des langues du monde, la maison d’édition l’Asiathèque, fondée en 1973, se lance, sous l’impulsion de son directeur Philippe Thiollier, dans la fiction. Après avoir exploré depuis deux ans les littératures contemporaines aussi inven­tives que modernes de Taïwan et de Corée, l’Asiathèque placera son année 2017 sous le signe du Japon. Ainsi sont annoncés plusieurs ouvrages dans la collection « Taiwan Fiction » :

Sorti le 4 janvier 2017 : Lettres d’Ogura, Hubert Delahaye, Collection « Liminaires »

Grand spécialiste de sinologie au sein du Collège de France, Hubert Delahaye a été attaché à la chaire d’Histoire sociale et intellectuelle de la Chine de Jacques Gernet puis aux Instituts d’Extrême-Orient en tant que maître de conférences. Le Japon, par sa proximité avec la Chine et ses nombreuses différences, l’a tout naturellement attiré et il nous livre ici un récit personnel où se conjuguent littérature et anthropologie et qui ne manquera pas de charmer les amoureux du pays du soleil levant et de son art de vivre. Hubert Delahaye nous emmène à Ogura, petit village niché au creux d’un vallon au pied de montagnes des environs de Kyōto où il a régulièrement séjourné, et qui cultive l’art de bien vivre et de bien vieillir, propre au Japon.

A Ogura, quelques soient les mutations qui bouleversent notre monde, le temps paraît suspendu. L’auteur emprunte le regard et la voix d’une de ses habitantes, une vieille dame à la bienveillance et à la sagesse confondantes, pour nous livrer, à travers des lettres, d’authentiques peintures impressionnistes d’un Japon intime. Dans une nature débordante de quiétude au sein de laquelle hommes et bêtes coexistent dans une délicate harmonie, s’égrainent des réflexions sur les rapports entre générations, le respect des traditions religieuses, l’entraide sociale, l’abandon des campagnes, mais aussi la mémoire d’un passé douloureux, le chamboulement climatique où les fissures dans les liens familiaux, autant d’enjeux pour la société japonaise contemporaine.

La vieille dame semble nous dire: « Je suis née, donc je suis là, et qu’importe le fracas du monde, il fait bon vivre, vieillir et même mourir à Ogura.» Après Taiwan avec Une tablette aux ancêtres, de Stéphane Corcuf en 2015 et la Corée avec Halabeoji, de Martine Prost en 2016, la collection « Liminaires », dont la voca­tion est de témoigner d’un ailleurs géographique et culturel au travers de textes littéraires, consacre son troisième titre au Japon dont Hubert Delahaye se fait un touchant porte-parole.

Le 15 février 2017 : Le Magicien sur la passerelle Wu Ming-yi Recueil de nouvelles traduites du chinois (Taiwan) par Gwennaël Gafric Collection « Taiwan Fiction »

Wu Ming-yi, l’un des écrivains taïwanais majeurs de sa génération et parfois même qualifié de « Murakami taïwanais », nous livre dans son dernier livre une évocation attachante de la vie quotidienne de la population cosmopolite du grand marché de Taipei composée de Taïwanais de souche, d’aborigènes et de communautés venues de Chine au lendemain de la mainmise du Kuomintang sur le territoire taïwanais.

L’auteur, professeur de lettres à l’université nationale de Dong Hwa et connu pour ses engagements écologistes, est à l’origine de plusieurs œuvres littéraires, parmi lesquelles des recueils de nouvelles et des romans dont deux ont été publiés en français: les Lignes de navigation du sommeil (You Feng, 2013) et l’Homme aux yeux à facettes (Stock, 2014) qui a reçu le prix Fiction 2014, attribué lors du Salon international du Livre insulaire d’Ouessant.

Sur la passerelle reliant le bâtiment « Ai » (Amour) et le bâtiment « Hsin » (Confiance) du grand marché de Chunghua, à Taipei, un magicien exerce son art dans ce monde de petits métiers dont le narrateur, qui tient un stand de semelles en face de l’illusionniste et qui est fasciné par ses tours, dont certains dépassent la mystification habile du prestidigitateur et semblent mener à de mystérieux mondes parallèles. Une fois adulte et n’ayant jamais pu oublier le prestidigitateur, il tente de retrouver des personnes ayant eu des contacts avec lui. S’ensuit une mosaïque de récits, drôles et poignants, où le marché devient le royaume de l’aventure et du fantastique et où se révèlent les rêves et les angoisses existentielles des jeunes Taïwanais de la capitale.

Le 8 mars 2017 : TAIPEI, Histoires au coin de la rue, une anthologie de nouvelles traduites du chinois. Collection « Taiwan Fiction »

Grâce au regard d’auteurs majeurs de la scène littéraire taïwanaise contemporaine, la ville de Taipei est ici décrite de diverses manières, aussi originales les unes que les autres : Ainsi, entre autres, dans « Le petit bassin de Taipei » de Jane Jian, Taipei est la ville où l’on se perd mais où l’on finit coûte que coûte par se faire sa place. Le chef de file de la « littérature urbaine » à Taiwan quant à lui nous plonge dans le Taipei nocturne avec ses ruelles sombres et ses bandes de voyous dans « La rue Longch’uan ». La violence et la discrimination dont peuvent être victimes les populations minoritaires dans la capitale sont traitées par Walis Nokan, auteur aborigène Atayal, dans «Ça cette pluie du chagrin ». Les thèmes tels la jeunesse, la solitude et la nostalgie que l’on peut ressentir dans les grandes métropoles, mais aussi les petites escapades littéraires et gourmandes dans les restaurants et les marchés de nuit de Taipei et son architecture, ses couleurs, ses saveurs et ses parfums sont également abordés par les autres nouvelles de cet opus qui offre une immer­sion inédite dans la capitale taïwanaise.

Le site de l’Asiathèque : Cliquez-ici

Poche: 128 pages
Editeur : Asiatheque
Collection : Liminaires
Langue : Français
ISBN-10: 236057082X
ISBN-13: 978-2360570829

Editeur : Asiatheque
Collection : L’ASIATHEQUE-MA
Langue : Français
ISBN-10: 2360570811
ISBN-13: 978-2360570812

Editeur : Asiatheque
Collection : L’ASIATHEQUE-MA
ISBN-10: 2360570854
ISBN-13: 978-2360570850
  • Mine de rien il travaille un peu tous les jours. Mine de rien il ne dort pas mais il cause !

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