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L’artiste américaine Regina Bogat est à la Galerie Zürcher

Regina Bogat - The Phoenix and the Mountain #4, 1980, acrylic, wood on canvas, 32 x 45 in

Regina Bogat : La série The Phoenix and the Mountain représente la métaphore d’un mouvement perpétuel réitérant certaines de ses œuvres des années 1960.

« Nous avons eu la chance de rencontrer à New York par le plus grand des hasards l’artiste Regina Bogat. Elle entra un jour à la galerie en compagnie d’un jeune artiste que nous exposions alors Paul DeMuro. Soudain elle avisa sur un rayonnage l’édition américaine de mon livre sur Georges Braque publié chez Rizzoli. « Mais je l’ai dans ma bibliothèque ! me dit-elle, j’adore Braque » et nous voilà partis à échanger sur Braque pour notre plus grand plaisir. » Bernard Zürcher

La Galerie Zürcher a le plaisir de révéler en plusieurs étapes depuis l’automne 2013, l’œuvre de Regina Bogat, artiste américaine née en 1928 à Brooklyn (NY). Amie proche de Eva Hesse comme de Mark Rothko, elle épousa en 1963 le meilleur ami de celui-ci le peintre Alfred Jensen qui disparut en 1981.

Cette re-découverte commença par une exposition personnelle de ses œuvres (peintures, sculptures, objets) encore trop peu connues, car l’époque n’était pas propice à la reconnaissance des artistes femmes. Regina Bogat raconte comment, dans les années 1960-70, malgré les efforts de son ami Mark Rothko qui s’efforçait de l’aider en la présentant aux meilleures galeries, celles-ci étaient peu attentives. La discrimination régnait et laissait peu d’espoirs. Cette première exposition à la galerie en 2013 était assortie d’un catalogue : Regina Bogat, The New York Years 1960-70, Zürcher Gallery, New York. Elle s’est poursuivie en 2015 par une présentation personnelle d’œuvres de cette période à la foire Frieze New York (Spotlight section sur un choix d’Adriano Pedrosa, directeur du Musée de Sao Paulo).

Cette même année, Regina Bogat fut invitée par le Museum of Contemporary Art de San Diego tandis qu’une nouvelle exposition personnelle à la Zürcher Gallery de New York permit de découvrir un ensemble de peintures datées de 1980 : The Phoenix and the Mountain. Celles-ci furent inspirées à l’artiste après la découverte en 1977 au cours d’un voyage au Pérou avec son mari des fameux géoglyphes ou « lignes de Nazca ». A cette époque Regina Bogat et Alfred Jensen étaient aussi plongés dans l’étude de la philosophie du Tao et du premier bouddhisme tibétain qui accrurent leur intérêt pour les montagnes sacrées de Chine et les pèlerinages qui s’y déroulent. La série The Phoenix and the Mountain représente la métaphore d’un mouvement perpétuel réitérant certaines de ses œuvres des années 1960. Des baguettes de bois appliquées sur la toile cadrent un point de vue sur la montagne à l’arrière plan. On mesure la distance à parcourir, le voyage à effectuer. Plus on avance dans la série, plus la fenêtre s’agrandit pour finalement disparaître. Des peintures faisant partie de cet ensemble sont présentées ici pour la première fois à Paris. Elles ont pour l’artiste une signification particulière : elles furent en effet réalisées alors que son mari dont elle accompagnait les recherches, souffrait d’une grave maladie qui lui fut fatale. Regina Bogat poursuivit ses travaux avec courage jusqu’à aujourd’hui comme en témoignent ici plusieurs peintures récentes (2013 – 2015) pour la plupart encore inédites.

« Dans cette exposition nous avons présenté deux époques du travail de Regina: The Phoenix and the Mountain (1980) : une série de peintures inspirées par la découverte des géoglyphes de Nazca au Pérou. Les couleurs évoquent les tissus maya du Guatemala, pays de naissance d’Alfred Jensen. Les baguettes de bois délimitent une « porte » vers l’au-delà dans un « rite de passage » en direction de la « montagne » qui peut être lue également comme une voie conduisant vers l’infini. Enfin une série de peintures récentes (2014-2015) Hommage à Palmyre, l’oasis du désert de Syrie au nord-est de Damas. Palmyre abrite les ruines monumentales d’une grande ville qui fut l’un des plus importants foyers culturels du monde antique aux Ier et IIe siècles. Regina Bogat a voulu signifier avec émotion que l’incendie de la « Venise des Sables » lors des récents conflits n’est pas parvenu à effacer sa grandeur jusqu’au fond de la nuit. » Bernard Zürcher

Photo : Regina Bogat  – The Phoenix and the Mountain #4, 1980, acrylic, wood on canvas, 32 x 45 in

Informations pratiques :

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